Un petit miracle !

Un petit miracle ! dans Dys

Il semblerait bien qu’il ne faille jamais désespérer et que tout finisse par arriver ! Comme vous le savez, je me désespère depuis longtemps de ne jamais entendre le mot PROPRIOCEPTION dans la bouche, ou sous la plume, de ceux qui nous sont présentés comme les spécialistes des toubles Dys. Comme s’il s’agissait d’un gros mot, le sens dont il ne faut pas prononcer le nom, tel Voldemort dans la saga Harry Potter. Par exemple, en 2017, le Dr Pouhet mettait en ligne un petit document « Le cerveau de l’apprenant », dans lequel figurait aux pages 28 et 30, des schémas expliquant la relation entre organes des sens et réponse motrice, sans que ne soit citée la proprioception :

A l’époque, j’avais été très surprise de voir qu’on pouvait encore parler du lien entre sensorialité et motricité sans citer la proprioception dans les sens impliqués, alors qu’il existait des centaines de publications internationales prouvant le rôle de la proprioception dans les apprentissages moteurs et dans la correction des erreurs motrices.

Mais il semblerait que ce temps soit révolu, le mot proprioception apparaissant enfin et à plusieurs reprises dans le dernier livre du Dr Michèle Mazeau. : « Troubles visuo-spatiaux, leur impact sur les apprentissages ». Alleluia !

Le Dr Michèle Mazeau a toujours parfaitement décrit les troubles visio-spatiaux et leurs conséquences, mais je trouvais regrettable qu’elle n’évoque pas le rôle de la proprioception dans ceux-ci. Il semblerait que cette époque soit derrière nous et c’est tant mieux ! Dans son livre édité chez Tom Pousse et dont vous pouvez lire un extrait sur le site de son éditeur, on trouve même un schéma à la page 9, où apparait le rôle de la proprioception (« dans chaque articulation ») et du système vestibulaire (« oreille interne ») dans l’analyse de l’espace :

 SDP/dysproprioception dans Neurovision

Il manque encore dans ce livre, pour que mon bonheur soit total, le rôle de la proprioception oculaire dans la localisation spatiale visuelle. En effet, la proprioception oculaire permet au cerveau de connaître la position des globes oculaires dans leur orbite et de les diriger efficacement en direction de leurs stimuli. La proprioception oculaire à en effet un rôle majeur dans l’analyse visio-spatiale. Mais cela viendra. Il ne fait pour moi aucun doute qu’à terme tout le monde en vienne à prendre en compte l’importance de ce sens si particulier, sans lequel la vie telle que nous la connaissons serait impossible. Le Dr Quercia était juste beaucoup trop en avance sur son temps !

Crédit : Image par Gerd Altmann de Pixabay 



La dysfonction proprioceptive (pour les nuls !)

Je vous propose une deuxième vidéo s’intitulant : « Quand la proprioception dysfonctionne ». Avant de la visionner, je vous conseille vivement d’avoir regardé la précédente, consacrée à la proprioception.

Vous pourrez y découvrir les trois grandes fonctions touchées par la dysfonction proprioceptive, comment l’examen proprioceptif les met en évidence, quels sont les signes cliniques induits par cette dysfonction, et comprendre par vous-même comment ils peuvent s’organiser de manière à aboutir à un diagnostic de dyslexie, dyspraxie ou TDA/H. Et enfin, comment on peut intervenir pour améliorer la proprioception du sujet dysproprioceptif.

La dysfonction proprioceptive (pour les nuls !) dans Dys




Les progrès de Théa

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Une fois n’est pas coutume, je vais partager ici le témoignage de la maman de Théa, qui peut faire penser que le traitement proprioceptif a un « caractère magique ». Alors qu’il s’agit simplement de médecine et de sciences :

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Ma fille Théa est âgée de 8 ans. Elle a présenté des problèmes d’apprentissage dès l’entrée en CP : elle refusait de lire, se tenait avachie en classe et disait toujours être fatiguée, ce que je prenais pour une excuse.

Premier contact avec une orthophoniste qui m’a conseillé un bilan orthoptique.  Il ne s’en est suivi que 10 séances d’orthoptie, car ma fille manquait d’attention et la rééducation était, pour le coup, inefficace.

Elle m’a conseillé une pédiatre sur Dôle qui, lorsqu’ elle a vu ma fille m’a dit : elle a peut-être un problème ORL, afin de pouvoir écarter une éventuelle apnée du sommeil. Puis elle m’a parlé du réseau Pluradys.

Après le premier entretien, j’ai eu très peur : préconisation d’un bilan psychomoteur, neuropsychologique, et de voir un neuropédiatre car mon enfant était très hypotonique. Il en est ressorti des troubles visuo-spatiaux et du raisonnement, avec un manque d’attention.

Nous avons pratiqué une IRM cérébrale et médullaire : ras.

Consultation en génétique pour recherche de myopathie : ras aussi.

Pour finir, nous avons eu un rendez-vous avec le Dr Q*** début juillet de cette année : diagnostic de Syndrome de Dysfonction Proprioceptive.

Il lui a posé des Alph.  D’emblée ma fille découpait sur les lignes.  Deux semaines après, elle a eu les prismes et mi-août les semelles.

Aujourd’hui, le changement est « miraculeux ». Entrée en CE2 avec réserve, elle progresse a vue d’œil. Elle avait développé une dyspraxie visuo spatiale, une dysgraphie et une dyscalculie. Le changement est considérable.

Notre psychomotricienne revient de 3 semaines de vacances, elle a aussi trouvé un grand changement et une belle progression dans son travail. Elle a refait une reproduction de figure déjà réalisée en janvier, alors qu’elle n’avait aucun traitement, elle avait environ 4 ans de retard et cette semaine plus rien à voir !!!

évolution figure

Pour évaluer son attention, elle lui a aussi fait le test du coup fusil de la batterie TEA-ch, elle est passée de 4 % en janvier à 18 % aujourd’hui hui (soit d’inférieur à la norme, à limite à la norme).

Je peux aussi dire que le traitement prismes, semelles, exercices respiratoires et position d’endormissement joue aussi un rôle sur la qualité de son sommeil. Théa est beaucoup moins fatiguée (malgré sa dyspraxie) et son hypotonie n’est plus massive (ce qui avait inquiété tous les professionnels). Avant, lorsque Théa me disait « je suis fatiguée », elle rajoutait toujours « j’ ai mal au dos ». Chose qu’elle ne dit plus aujourd’hui. Et même quand il s agit de faire ses devoirs, elle les fait maintenant bien volontiers sans pleurer, sans batailler ni même négocier, voire marchander. Elle est pleine d’énergie et a pris une confiance énorme en elle car c’est la principale actrice de ce résultat. Nous revoyons le Dr Q*** en octobre pour faire le point à trois mois de traitement.

Ci-joint, des photos montrant l’évolution de sa posture entre janvier et septembre :

posture

 

Enfin, voici des photos montrant l’évolution de l’écriture de Théa après 5 mois de traitement proprioceptif complet :

 

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Théa1

théa2

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Note : image d’entête par Image parGerd Altmann de Pixabay 

Manuels numériques pour enfants aux besoins spécifiques

Note : Je remonte l’article pour la rentrée .

Nous, parents d’enfants à « besoins spécifiques », sommes nombreux à bien connaître « le plaisir » de passer nos soirées à adapter les manuels de nos enfants pour leur en rendre la lecture plus facile ou leurs exercices plus accessibles.

Il fut un temps où nous retapions des pages ou des exercices du livre de l’école. L’année dernière, nous avons découvert le logiciel de reconnaissance ABBY Fine Reader qui est vite devenu indispensable pour nous . Plus de texte à retaper, il n’y avait plus qu’à scanner et adapter (et là, c’est mon mari qui s’y collait) !

Cette année, mon fils va avoir un ordinateur au collège et sur les conseils de son ergo qui m’avait suggéré de contacter les éditeurs de ses manuels, j’ai envoyé un mail à l’éditeur de son Woorbook d’anglais pour voir s’il en existe une version numérique. Malheureusement non ; par contre cet éditeur m’a informé que nous, parents « d’enfants à besoins spécifiques », mais aussi maintenant les autres parents, pouvons avoir accès à leurs manuels en version numérique  par le biais du site de KNE  (le Kiosque Numérique de l’Education)  pour certains éditeurs, pour un coût d’environ 7,50 € à l’année  (Clic) :

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KNE

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Les éditions Bordas proposent aussi ce service sur leur site, pour les livres de leur collection,  pour 5€ annuel (Clic) :

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 manuel numérique Bordas

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J’ai déjà commandé et reçu plusieurs manuels de mon fils. Ainsi, il les a sur son ordinateur et peut facilement agrandir les textes pour les lire ou travailler dessus. Il fait des captures d’écran des énoncés, du coup il n’a pas besoin de les recopier. De plus, ça lui évite de porter ses manuels scolaires sur le dos, alors qu’il a déjà le poids de son ordinateur dans son sac. Enfin, je trouve que c’est vraiment très pratique pour l’anglais, car il peut écouter sa leçon autant de fois qu’il le veut.

Je partage cette information au cas où ça puisse être utile à d’autres parents !

 

 

Trouble de la perception visuelle et auditive/Autisme

Comme vous avez pu le constater en suivant ce blog, je m’intéresse aux troubles dys, au « Haut Potentiel », mais aussi aux troubles autistiques. D’une part parce que j’ai deux connaissances qui ont un enfant avec des troubles autistiques dont un asperger, d’autre part parce que je soupçonne fortement certains membres de ma famille d’avoir des traits autistiques.

Et j’ai découvert cette vidéo que je trouve très intéressante du Dr Monica Zilbovicius, psychiatre et directrice de recherche a l’INSERM, qui expose les différentes avancées de la recherche fondamentale en matière de neurologie de l’autisme. Elle montre comment un dysfonctionnement de la stratégie visuelle et de la perception de la voix humaine peut être à l’origine d’un trouble des interactions sociales. C’est vraiment passionnant :

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http://www.dailymotion.com/video/x15mrsc

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Du coup, son analyse m’interpelle vis à vis des troubles dys (la fameuse constellation des dys). En effet, il y a de plus en plus d’études qui démontrent qu’il y a dans les troubles dys un dysfonctionnement de la perception visuelle et / ou de la perception auditive. Je trouve tout ça  vraiment troublant (d’autant plus qu’il y a  dans mon entourage dys, HP et sans doute asperger …).

Parent : face à l’enfant paresseux

« Tu ne fais aucun effort ! »

« Concentre-toi ! »

« Quand tu veux, tu peux ! »

Ces petites phrases, nous les avons tous dites à nos enfants avant de savoir, avant de comprendre l’origine de leurs difficultés. ..

Pourtant, un enfant paresseux, ça n’existe pas! nous dit Jeanne Siaud Facchin, psychologue praticienne, spécialiste des troubles des apprentissages scolaires. C’est une stratégie de l’enfant pour pallier à sa peur de l’échec! Interview de Trixie de Geffrier  (Clic sur l’image):

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Parent : face à l'enfant paresseux  dans Emissions TV, radio, presse,livres enfant-paresseux-300x177

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