Un petit miracle !

Un petit miracle ! dans Dys

Il semblerait bien qu’il ne faille jamais désespérer et que tout finisse par arriver ! Comme vous le savez, je me désespère depuis longtemps de ne jamais entendre le mot PROPRIOCEPTION dans la bouche, ou sous la plume, de ceux qui nous sont présentés comme les spécialistes des toubles Dys. Comme s’il s’agissait d’un gros mot, le sens dont il ne faut pas prononcer le nom, tel Voldemort dans la saga Harry Potter. Par exemple, en 2017, le Dr Pouhet mettait en ligne un petit document « Le cerveau de l’apprenant », dans lequel figurait aux pages 28 et 30, des schémas expliquant la relation entre organes des sens et réponse motrice, sans que ne soit citée la proprioception :

A l’époque, j’avais été très surprise de voir qu’on pouvait encore parler du lien entre sensorialité et motricité sans citer la proprioception dans les sens impliqués, alors qu’il existait des centaines de publications internationales prouvant le rôle de la proprioception dans les apprentissages moteurs et dans la correction des erreurs motrices.

Mais il semblerait que ce temps soit révolu, le mot proprioception apparaissant enfin et à plusieurs reprises dans le dernier livre du Dr Michèle Mazeau. : « Troubles visuo-spatiaux, leur impact sur les apprentissages ». Alleluia !

Le Dr Michèle Mazeau a toujours parfaitement décrit les troubles visio-spatiaux et leurs conséquences, mais je trouvais regrettable qu’elle n’évoque pas le rôle de la proprioception dans ceux-ci. Il semblerait que cette époque soit derrière nous et c’est tant mieux ! Dans son livre édité chez Tom Pousse et dont vous pouvez lire un extrait sur le site de son éditeur, on trouve même un schéma à la page 9, où apparait le rôle de la proprioception (« dans chaque articulation ») et du système vestibulaire (« oreille interne ») dans l’analyse de l’espace :

 SDP/dysproprioception dans Neurovision

Il manque encore dans ce livre, pour que mon bonheur soit total, le rôle de la proprioception oculaire dans la localisation spatiale visuelle. En effet, la proprioception oculaire permet au cerveau de connaître la position des globes oculaires dans leur orbite et de les diriger efficacement en direction de leurs stimuli. La proprioception oculaire à en effet un rôle majeur dans l’analyse visio-spatiale. Mais cela viendra. Il ne fait pour moi aucun doute qu’à terme tout le monde en vienne à prendre en compte l’importance de ce sens si particulier, sans lequel la vie telle que nous la connaissons serait impossible. Le Dr Quercia était juste beaucoup trop en avance sur son temps !

Crédit : Image par Gerd Altmann de Pixabay 



La dysfonction proprioceptive (pour les nuls !)

Je vous propose une deuxième vidéo s’intitulant : « Quand la proprioception dysfonctionne ». Avant de la visionner, je vous conseille vivement d’avoir regardé la précédente, consacrée à la proprioception.

Vous pourrez y découvrir les trois grandes fonctions touchées par la dysfonction proprioceptive, comment l’examen proprioceptif les met en évidence, quels sont les signes cliniques induits par cette dysfonction, et comprendre par vous-même comment ils peuvent s’organiser de manière à aboutir à un diagnostic de dyslexie, dyspraxie ou TDA/H. Et enfin, comment on peut intervenir pour améliorer la proprioception du sujet dysproprioceptif.

La dysfonction proprioceptive (pour les nuls !) dans Dys




La proprioception pour les (très) nuls

 

Version Youtube, version courte de ma vidéo explicative sur la proprioception :

 

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La proprioception, notre sixième sens

La proprioception, notre sixième sens

La proprioception, notre sixième sens dans Proprioception
Un sens qui permet de situer le corps dans l’espace.
Pixabay

Fabrice Sarlegna, Aix-Marseille Université (AMU)

 proprioception dans Proprioception

Cet article est publié dans le cadre de la Fête de la science 2020 (du 2 au 12 octobre en métropole et du 6 au 16 novembre en outre-mer et à l’international) et dont The Conversation France est partenaire. Cette nouvelle édition aura pour thème : « Planète Nature ? ».

Retrouvez tous les débats et les événements de votre région sur le site Fetedelascience.fr.


La vision. L’audition. L’odorat. Le goût. Le toucher. La proprioception. La proprioception ? Combien connaissent ce sens qui a pourtant été bien étudié dès le XIXe siècle, notamment par Claude Bernard, qui a donné son nom à une université lyonnaise, et l’anglais Charles Sherrington, qui a obtenu le Prix Nobel de physiologie/médecine en 1932. Alors qu’est-ce que la proprioception ? Que permet-elle de ressentir ?

La proprioception est le sens décrivant notre capacité à localiser chacune de nos parties du corps : elle permet de ressentir notre propre corps. Où est votre pied droit ? Comment est positionné votre bras gauche ? Pourriez-vous dessiner votre corps dans sa configuration actuelle ? Si vous fermez les yeux, vous pourrez répondre à ces mêmes questions, grâce à l’intégration par le système nerveux central des signaux qu’il reçoit sur l’étirement des muscles, des tendons, de la peau. La proprioception nous confère donc l’avantage de percevoir notre corps constamment et précisément, même dans l’obscurité et quand nous sommes en mouvement.

Pouvoir se représenter son corps, de façon implicite ou explicite, est essentiel à notre quotidien. En effet, la proprioception est comparable à un GPS, nous donnant des signaux de localisation à chaque instant. Sans cela, si on ne sait pas où l’on est, comment se diriger vers un endroit ? Le sens proprioceptif permet au cerveau de déterminer, pour tous nos segments corporels, leur position, leur vitesse et leur direction. Ce sens va ainsi nous aider à guider nos mouvements de façon à ce qu’ils atteignent l’objectif fixé, et pas seulement lorsque nous ne voyons pas.

Un exemple marquant du rôle fonctionnel de la proprioception est celui de patients, rares, qui ont perdu le sens proprioceptif à la suite d’une neuropathie, une pathologie du système nerveux. Dans ce cas précis, c’est le système nerveux périphérique qui est lésé. Si l’on fait une analogie entre notre corps et notre logement, c’est comme si les câbles électriques ne fonctionnaient plus. Si l’on regarde un schéma électrique de chacun de ces systèmes, c’est comme si « le générateur » (la pile ou le cerveau) et « l’effecteur » (l’ampoule ou le muscle) fonctionnait correctement, mais l’élément conducteur (le fil électrique ou le nerf) est lésé pour ce qui concerne la partie « bouclant la boucle », c’est-à-dire le retour d’information proprioceptif sur l’état du système (partie bleue) sur le schéma de droite.


Author provided

Chez les patients atteints de neuropathie sensitive, l’envoi d’information du cerveau vers le muscle (la commande motrice) reste possible. Pourtant, lorsque la lésion apparaît, les patients sont paralysés, incapables de faire un mouvement pendant des jours et des jours. La raison ? Les patients ne sentent pas leur corps. Lorsqu’un neurologue demande à un de ces patients s’il peut bouger sa jambe, le patient répond : « Oui Docteur, dès que je la retrouve ». C’est ce que décrit Oliver Sacks, qui décrit ses rencontres avec des patients extraordinaires dans son livre L’Homme qui prenait sa femme pour un chapeau (1985, Éditions du Seuil). D’une de ses rencontres sera tourné le poignant film L’éveil (1990), avec Robin Williams et Robert de Niro, qui joue le rôle du patient Léonard. Sacks soulignera l’importance de la proprioception dans son chapitre « La femme désincarnée ».

Christina est une jeune femme de 27 ans déclarant ne plus sentir son corps, être désincarnée. Les neurologues n’ont jamais vu ça. Elle a perdu la proprioception. Lorsqu’un « coup de marteau » ou un vibrateur est appliqué sur son tendon rotulien, aucun mouvement réflexe… Les conséquences sur ses mouvements volontaires sont aussi graves. Christina a des difficultés pour se tenir debout et a besoin de constamment regarder ses pieds. Même en observant avec attention ses mains, elle peut difficilement les utiliser pour ses actions quotidiennes, manquant l’objet visé comme si elle avait perdu le contrôle du geste.

Sacks découvrira que Christina n’est pas un cas unique, que de nombreuses personnes ont été atteintes de neuropathies similaires du fait d’une cure trop importante de vitamine B6. Mais ce n’est pas le cas de Ginette, ou encore de Ian, dont le parcours est raconté dans un reportage de la BBC (The Man Who Lost His Body) et dans les livres de Jonathan Cole, Pride and a Daily Marathon et Losing Touch : A Man Without His Body.

Ginette et Ian ont perdu la proprioception vraisemblablement suite à une réaction auto-immune. Il est difficile de comprendre leur déficit sensoriel, car on ne peut simuler une perte de proprioception comme on peut simuler une perte visuelle en se bandant les yeux, ou une perte auditive en se bouchant les oreilles. Ceci contribue au fait que la proprioception soit un sens mal connu. De plus la proprioception est un sens contribuant de façon automatique, inconsciente, au contrôle de nos mouvements.

Mais ce rôle fondamental est clair lorsque l’on observe la motricité de ces patients. Ce n’est qu’après des mois d’entraînement que les patients sortent de leur paralysie et parviennent à bouger la tête, puis le tronc, les bras, et peu à peu à retrouver une certaine coordination d’ensemble afin de se redresser, de maintenir une posture assise. Mais se tenir debout et marcher reste souvent une fonction trop périlleuse du fait du risque de chute : la majorité des patients sont amenés à utiliser un fauteuil roulant. Saisir des objets peut être ré appris, mais la dextérité manuelle reste limitée. Peler quelques pommes de terre peut prendre une heure pour Ginette, qui a pourtant pu s’habituer à sa perte proprioceptive datant de 40 ans en arrière.

Sans proprioception, saisir de petits objets est difficile. Lorsqu’un test clinique doit être réalisé pour évaluer la dextérité manuelle, mettre de petits objets dans de petits réceptacles prend près d’un quart d’heure pour une patiente, alors qu’une personne normale ne met guère plus d’une minute.


Signatures d’une patiente dépourvue de proprioception (Ginette). En haut, avec les yeux ouverts (donc avec retour visuel d’information), la signature est (très bien) réalisée. En dessous, avec les yeux fermés, on aperçoit le début de la signature : la patiente n’a pas senti que son bras montait, qu’elle n’écrivait plus sur le papier après le début de la signature, et a écrit la suite de son prénom « en l’air ».
Author provided

Sans proprioception, réussir un mouvement et répéter cette performance est quasi-impossible, même avec la vision qui ne permet donc pas de compenser complètement la perte de proprioception pour assurer un contrôle moteur normal. Ceci dit, la vision a un rôle indispensable : Ginette peut écrire ou boire lorsqu’elle voit ses mains, comme on peut le voir dans le récent documentaire Notre véritable 6e sens. Sans vision, le bras part à la dérive, apparemment sans contrôle.

Si l’on demande à une personne atteinte d’un déficit proprioceptif majeur de maintenir un verre au niveau de l’épaule, comme sur les photos ci-dessous, on observe qu’avec les yeux ouverts, le verre est bien maintenu (photo de gauche). Sur la photo de droite, la patiente a fermé les yeux et n’a pas senti la descente de son bras ainsi que la rotation de son poignet.


Gina avec une tasse de café.
Author provided

Vous pourriez vous dire « Heureusement que les déficits proprioceptifs ne me concernent pas. »… mais cette pensée est erronée… Lorsqu’une personne vieillit, des déficits visuels apparaissent. Des déficits auditifs également. Des déficits proprioceptifs aussi. Lorsqu’une personne vieillit, un ophtalmologiste quantifie précisément les déficits visuels, et un opticien prépare des lunettes correctrices. Si des déficits auditifs sont détectés, un audioprothésiste vient à notre aide avec un appareil auditif.

Mais aujourd’hui, en 2020, soit plus de 2 000 ans après qu’Aristote identifia 5 sens, le sens proprioceptif reste méconnu. De ce fait, il n’y a pas de protocole ni de spécialiste clairement identifié pour quantifier l’acuité proprioceptive, détecter un éventuel déficit proprioceptif puis évaluer l’évolution de la rééducation.

Considérant l’importance fonctionnelle de la proprioception, qui est un sens majeur pour le maintien de l’équilibre et la coordination de nos mouvements les plus élémentaires, il est nécessaire de développer les échanges entre chercheurs, kinésithérapeutes, psychomotriciens, éducateurs sportifs et responsables du système de santé. L’enjeu est de taille puisque les déficits proprioceptifs expliquent en partie les difficultés observées dans le quotidien des personnes âgées, ou obèses, ayant eu un Accident Vasculaire Cérébral, souffrant de sclérose en plaques ou de la maladie de Parkinson… D’ici à ce qu’une véritable chaîne de travail soit constituée, mieux vaut maintenir, ou améliorer, votre proprioception avec de l’activité physique adaptée à votre profil !The Conversation

Fabrice Sarlegna, Chercheur CNRS à l’Institut des Sciences du Mouvement, Aix-Marseille Université (AMU)

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

La proprioception (pour les nuls !)

capteur

Alors voilà, j’ai décidé de me lancer dans la formation en vidéo sur la dysfonction proprioceptive. Et il y en a besoin, quand je constate le degré de connaissance de la population sur le sujet !

1er chapitre : La Proprioception (pour les nuls !)

Clic sur l’image !

La proprioception (pour les nuls !) dans Proprioception

Les Interviews de Sensoridys

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vidéo 2

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Afin d’aider les familles à soutenir leurs enfants durant le traitement proprioceptif, je me suis rendue à Beaune pour interviewer le Dr Patrick Quercia (Chercheur associé – Unité INSERM U1093 Cognition Action et Plasticité Sensorimotrice) .

Je lui ai soumis un certain nombre de questions que se posent les enfants et il a accepté d’y répondre.

Pour commencer, il a répondu à quatre questions générales sur la proprioception :

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  1. Qu’est-ce que la proprioception ? https://vimeo.com/426778900
  2. A quoi sert la proprioception ? https://vimeo.com/426778595
  3. Comment peut-on agir sur la proprioception ? https://vimeo.com/426778744
  4. Que ce passe-t-il lors que la proprioception dysfonctionne ? https://vimeo.com/426779168

 

Ensuite, il a répondu à un certain nombre de questions portant sur le traitement proprioceptif :

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1.       A quoi servent les prismes ? Pourquoi dois-je les porter en dehors de l’école, alors que je ne vois pas différemment avec et sans mes lunettes ? https://vimeo.com/426904462

 

2.       A quoi servent les semelles ? En vacances, à la maison, l’été quand il fait chaud, puis-je marcher pied-nu et sinon pourquoi ? https://vimeo.com/426904652

 

3.       Quel est le lien entre les semelles et les lunettes ? https://vimeo.com/426904781

 

4.       A quoi servent le pupitre et le repose-pieds à l’école ? https://vimeo.com/426904885

 

5.       Pourquoi faire les exercices respiratoires et puis-je les faire les yeux fermés ? A quoi sert la position pour s’endormir ? Quels sont les conséquences si je ne les fais pas ?   https://vimeo.com/426905081

 

6.       Pourquoi certains enfants ont-ils des alphs et d’autres non ? Est-ce que tous les enfants doivent avoir des prismes et faire les exercices respiratoires ? https://vimeo.com/426905429

 

7.       Pourquoi, au cours du traitement, y-a-t’il des périodes avec plus ou moins de progrès ? https://vimeo.com/426905545

 

8.       Combien de temps dure le traitement ? Quand sait-on que le traitement va prendre fin ?  https://vimeo.com/426905657

 

Enfin, il a répondu à quelques questions portant sur la dysfonction proprioceptive :

1.       Pourquoi mon dos est-il de travers ?

2.       Pourquoi avons-nous ce problème de dysproprioception ? Où sommes-nous mal programmés ?

3.       Quel est le lien entre ma dysproprioception et l’écriture et la lecture ?

4.       Pourquoi ai-je du mal à prendre conscience de mon corps ?

5.       Pourquoi est-ce que j’ai du mal à me repérer dans l’espace ?

6.       Pourquoi certains jours tout va bien et, d’autres jours, je me sens moins bien et les choses deviennent plus compliquées ?

7.       Pourquoi, avant le traitement, c’était difficile pour moi d’avoir des relations avec les autres ?

8.       Pourquoi ai-je du mal à me situer dans le temps ?

9.       Pourquoi ai-je aussi des difficultés en dehors de l’école : fatigue, énervement, difficulté à supporter le bruit, la foule ?

10.   Comment expliquer aux autres la raison pour laquelle j’ai un traitement ?

11.   Est-ce que j’aurai toujours des difficultés ? 
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La réponse à chaque question a fait l’objet d’une petite vidéo. Sensoridys met à la disposition du public trois vidéos, l’une sur les prismes, l’autre expliquant la relation entre  dysproprioception et lecture/écriture, où l’on peut observer l’effet des prismes grâce à une mesure de eye tracking, et la dernière expliquant l’intérêt des exercices respiratoires.

Les autres vidéos seront mises à disposition des seuls adhérents de Sensoridys, à jour de leur cotisation. Ils recevront par mail un lien et un mot de passe pour y accéder.

Image de prévisualisation YouTube Image de prévisualisation YouTube Image de prévisualisation YouTube

 

Notre véritable 6°sens

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Capture d’écran du reportage « Notre 6° sens » . Modélisation de la proprioception.

Je vous recommande vivement de visionner ce reportage d’Arte consacré à la proprioception. Même s’il n’aborde pas le rôle de la proprioception dans la localisation spatiale visuelle et sensorielle, ni les chaînes proprioceptives, ni son lien avec les troubles des apprentissages,  il balaie déjà plusieurs grands domaines de recherche : rôle et importance de la proprioception (via une patiente qui en est privée), illusions perceptives, construction du schéma corporel, importance de la gravité, isochronie entre la réalisation réelle et imaginée d’un mouvement, etc.

Bref, un petit bijou !

Le reportage sera diffusé le samedi 9 mai à 22:30

Il est visible en avant première sur le site de Cerveau et Psycho :

Avant-première : Notre véritable 6e sens, un documentaire Arte

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Présentation sur le site d’ ARTE :
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Une passionnante exploration de notre sixième sens, la proprioception, étrangement méconnue et cependant indispensable à notre équilibre et à la coordination de nos mouvements.

Le sixième sens n’a cessé de nourrir les fantasmes. En réalité, nous en possédons effectivement un, mystérieux et enfoui au plus profond de nous-mêmes : la proprioception. Indispensable à notre équilibre, à notre orientation dans l’espace et à la coordination de nos mouvements, pour marcher, courir ou sauter, mais aussi pour écrire ou boutonner sa chemise, ce sens méconnu est aujourd’hui exploré par la science. Si elle n’a pas d’organe dédié, comme les yeux pour la vue ou les oreilles pour l’ouïe, la proprioception résulte du traitement par le cerveau de messages nerveux, portés par des milliers de capteurs au cœur de nos muscles. Sans ce sens, comme Ginette qui en est privée, il est impossible de marcher sans avoir à regarder ses pieds, car le cerveau ne sait tout simplement pas où ils sont dans l’espace. [...] Au sein de l’université d’Aix-Marseille, un laboratoire de neurosciences s’emploie à comprendre son mécanisme tandis que l’Institut des sciences du mouvement (ISM) l’étudie auprès de Ginette, l’une des cinq personnes dans le monde à avoir perdu sa sensibilité proprioceptive, à la suite d’une maladie auto-immune. La recherche dans ce domaine nous mène aussi chez les champions de la proprioception, les pilotes de la patrouille de France, qui travaillent ce sens pour effectuer des chorégraphies parmi les plus périlleuses au monde.

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Voir sur le site d’ARTE (Clic sur l’image) :

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Approche proprioceptive des troubles des apprentissages chez l’enfant (Conférence)

 

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Habitants de Lyon ou de la région lyonnaise, le Dr Quercia (Ophtalmologiste, Chercheur Associé à l’INSERM) va présenter une Conférence centrée sur le Traitement proprioceptif dans les troubles DYS, le 23 janvier à Lyon.

J’y serai moi-aussi présente pour vous faire une petite présentation de Sensoridys et de notre correspondante locale Emilie Mialon.

Les bénéfices de cette manifestation seront reversés à Sensoridys.

Venez donc nombreux et faites suivre ce message !

Voir aussi : https://www.posturologie-formation.com/traitement-proprioceptif-dys

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Pour vous inscrire directement et facilement sur le site de CE2, organisateur de la conférence, cliquez sur le bouton (et attendre quelques secondes pour que le formulaire apparaisse): 

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formulaire d'inscription

 

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 Approche proprioceptive des troubles des apprentissages chez l'enfant (Conférence) dans Dys dr-qn

Proprioception et Schéma Corporel

Comprendre comment intervient la proprioception dans l’élaboration du schéma corporel permet de comprendre son importance dans le contrôle et la coordination des mouvements (et donc quel peut être son rôle dans des pathologies comme la dyspraxie). Mais, comprendre comment la proprioception modifie les cartes corporelles dans notre cerveau permet aussi de comprendre le mode d’action du traitement proprioceptif. En effet, son objectif est de reprogrammer correctement ces cartes en envoyant au cerveau de nouvelles informations, justes, cohérentes, sur une longue période  (c’est pourquoi le traitement dure plusieurs années et demande de respecter strictement le traitement par le port permanent des stimulations proprioceptives : prismes, semelles,etc.).

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homonculus

Ce petit bonhomme tout déformé, est la production en trois dimensions de « l’Homonculus Moteur », qui reflète la représentation des différentes parties du corps sur l’aire motrice primaire.

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La proprioception est le sens qui nous permet de nous percevoir nous-même, sans avoir recours à la vision, elle donne au cerveau la capacité de détecter la position et les mouvements des différentes parties de notre corps dans l’espace. Elle participe à l’élaboration de cartes corticales de notre corps. Grace à la proprioception, nous savons exactement où se trouve notre main, lorsque nous la déplaçons, même si nos yeux sont fermés. Tout mouvement coordonné dépend de la proprioception. Lorsque la proprioception est compromise, par exemple à cause d’une maladie neurologique ou de l’ivresse, des activités apparemment simples comme marcher ou se tenir debout peuvent devenir incroyablement difficiles. Une proprioception optimale est également essentielle pour se sentir bien dans son corps et ne pas souffrir, en effet des problèmes de proprioception peuvent être une source majeure de douleur.

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  •  Le cerveau cartographie le corps

cortex-sparietal

La proprioception est un sens qui a la particularité de s’appuyer sur la plasticité cérébrale, la capacité qu’a le cerveau de réorganiser ses circuits neuronaux en fonction de ses ressources et des tâches qu’il doit accomplir. Elle  participe à la construction, dans notre cerveau, de cartes des différentes parties de notre corps. L’ensemble de ces cartes, constituant une image mentale de notre corps, est appelé schéma corporel.

Comprendre la proprioception, c’est donc comprendre son rôle dans l’élaboration de ces cartes corticales. Ces cartes corporelles sont des parties du cerveau organisées de manière à représenter les différentes parties du corps, tout comme les lignes sur une carte représentent les routes. Chaque partie du corps a une carte dans une zone distincte du cerveau, dont le but est de pouvoir la bouger (cortex moteur) et de la ressentir (cortex sensoriel ou somatosensoriel). Nous avons donc nos véritables mains et des mains virtuelles dans le cerveau – des parties du cerveau qui représentent la taille, la forme et la position des mains. Si le cerveau sait via cette carte où se trouve la main, il va pouvoir commander aux bons muscles de lever le pouce. Cela ne sera pas possible si le cerveau ne sait pas précisément où est localisé le pouce.

cortex

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Cette cartographie reproduit à petite échelle l’anatomie du corps humain,  mais elle est déformée :  selon la sensibilité avec laquelle le cerveau détecte la partie du corps dans un cas (cortex sensoriel ou somatosensoriel), selon la complexité des mouvements réalisés par cette partie du corps dans l’autre cas (cortex moteur) .

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carte corticale

Image issue du site « Le cerveau à tous les niveaux » 

Les parties du corps communiquent avec leurs homologues virtuels de la manière suivante : il existe des millions de capteurs sensoriels microscopiques (dont les propriocepteurs), appelés mécano récepteurs, situés dans tout le corps et principalement nos muscles. Lorsqu’ils sont stimulés par une force mécanique, un mouvement, ils envoient un signal grâce au système nerveux en direction de la partie du cerveau consacrée à la détection de cette partie du corps. Le cerveau assemble tous ces signaux provenant d’innombrables sources différentes et détermine exactement où chaque partie du corps se trouve et ce qu’elle fait. Le cerveau crée ainsi de nombreuses cartes du corps qu’il utilise pour décider ce qui va se passer et comment se mouvoir.

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  • Réaliser correctement un mouvement nécessite de bonnes cartes corporelles

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Parce que le cerveau utilise ses cartes pour prendre des décisions sur la manière de nous déplacer, il est évident que plus ses cartes sont détaillées et plus précis sera le mouvement. En revanche, si les cartes sont floues, la bonne exécution des mouvements sera plus  difficile.

Les parties du corps qui ont des exigences de mouvements plus importantes ont les cartes (surfaces corticales) les plus grandes. Par exemple, il y a plus de neurones et de muscles qui sont associés au pouce qu’aux orteils. La main est capable de mouvements et de sensations extrêmement complexes et différenciés et le cerveau consacre une grande surface à la détecter et à la contrôler. En revanche, le cerveau consacre très peu d’espace à la cartographie de zones du corps qui n’ont pas beaucoup de capacité de mouvement ou de sensation, telles que le milieu du dos ou le coude (Si vous dessiniez le corps humain avec chaque partie du corps correspondant à la taille de son équivalent virtuel dans le cerveau, cela ressemblerait à la figure en tête d’article appelée Homonculus).

Les cartes s’agrandissent sous l’effet de l’entrainement ou de la sollicitation,  preuve qu’elles sont essentielles à la coordination des mouvements.  Par exemple, la partie du cerveau qui détecte et contrôle les doigts d’un musicien est beaucoup plus grande que celle d’une personne qui utilise moins ses mains.

Dans la vidéo suivante, vous trouverez une explication et une démonstration de cette plasticité cérébrale et de la capacité qu’a le cerveau à se réorganiser sous l’effet de l’entraînement :

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  • Les cartes sont construites grâce au mouvement

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Les cartes sont constamment mises à jour en fonction de la manière dont nous sollicitons les parties de notre corps. Mais pour apporter des modifications permanentes ou à long terme aux cartes, il faut appliquer des demandes cohérentes à cette carte sur une longue période  (Nda : c’est le principe du traitement proprioceptif) , comme chez le musicien qui a des cartes de ses doigts plus importantes du fait de son entraînement régulier. Lorsqu’une certaine partie du corps est souvent sollicitée ou qu’un mouvement particulier est répété de manière coordonnée et consciente, il y a de réels changements physiques et observables dans la partie du cerveau qui contrôle cette partie du corps ou ce mouvement. C’est la raison pour laquelle l’entraînement permet de s’améliorer.

A contrario, le manque de mouvement inverse ce processus. Si vous ne réalisez pas un certain mouvement pendant un temps donné, vous perdez la capacité de détecter et de contrôler ce mouvement avec précision. C’est ce qu’on appelle l’amnésie sensorielle motrice. Les cartes corporelles du cerveau deviennent plus floues, moins claires. A titre d’exemple, si vous scotchez trois doigts de manière à ce qu’ils bougent comme une unité pendant plusieurs jours, le cerveau commencera à se représenter les doigts comme une seule unité et non comme trois parties distinctes capables de mouvements individuels.

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  • Des cartes erronées peuvent causer de la douleur

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La précision de nos carte corporelles impacte aussi la manière dont nous nous sentons. Des chercheurs ont découvert qu’ils pouvaient provoquer expérimentalement des douleurs chez des sujets en créant des illusions sensorielles, à l’aide de miroirs ou d’autres astuces perceptuelles. Ces illusions créent  un «déséquilibre moteur-sensoriel», un conflit sensoriel entre les différentes informations représentées par les cartes du cerveau et la vue. Le résultat est souvent douloureux.

Petite vidéo d’une Illusion qui joue sur la contradiction entre proprioception et vision, où la vision prend la pas sur la proprioception et donne l’illusion que la fausse main est bien réelle…(regarder entre 2 min et 3 min).

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Nda : Je suppose que c’est un peu le principe sur lequel jouent les prismes, comme on peut le lire dans cette thèse (p 43) : « Les études des interactions visuoproprioceptives ont souvent mis en évidence l’influence et/ou la dominance de la vision par rapport à la proprioception. Par exemple, chez le sujet sain, nous avons vu que lorsque l’on induit un conflit entre ces deux modalités par le port de lunettes prismatiques déviant latéralement l’ensemble du champ visuel, les références proprioceptives changent pour se conformer aux exigences visuelles (Hay, Pick, & Ikeda, 1965; Mon-Williams, Wann, Jenkinson, & Rushton, 1997, expérience 1)

Sur la base de ces expériences et de bien d’autres, de nombreux experts estiment que des lacunes ou des inexactitudes dans les cartes corporelles peuvent être un facteur contributif important dans de nombreuses affections douloureuses chroniques, et que la résolution de ces problèmes constitue un moyen potentiel de guérir la douleur.

L’un des exemples les plus frappants des problèmes résultant d’une carte confuse est un phénomène appelé « douleur des membres fantômes ». De nombreuses personnes ayant un bras ou une jambe amputés ont des sensations et souvent une douleur atroce dans la partie manquante du corps. En effet, même si le bras n’existe plus, dans le cerveau, le bras virtuel continue de vivre et peut être stimulé par des discussions croisées avec l’activité neuronale proche. Lorsque cela se produit, le cerveau est confus et créé une sensation douloureuse dans le bras manquant incroyablement réaliste et souvent extrêmement douloureuse. Un traitement étonnant pour la douleur du membre fantôme consiste à placer le membre restant devant un miroir de manière à tromper le cerveau en lui faisant croire que le membre manquant est bien vivant :

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  • La douleur détériore les cartes

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Lorsque nous nous blessons, cela altère la  qualité de nos cartes corporelles.  La douleur réduit la capacité du cerveau à traiter les informations proprioceptives provenant d’une articulation blessée, car il est occupé à écouter les signaux de douleur, qui sont bien sûr hautement prioritaires. Les signaux de douleur évincent efficacement les signaux proprioceptifs, rendant le rapport signal sur bruit médiocre. (Ce processus fonctionne également en sens inverse : si une zone est douloureuse, nous pouvons bloquer le traitement des signaux de douleur en frottant la zone et en envoyant des informations sans douleur au cerveau. C’est pourquoi nous nous frottons nous-mêmes lorsque nous avons mal.)

La douleur aura également tendance à réduire le mouvement dans l’articulation blessée, ce qui réduit davantage les informations proprioceptives provenant de l’articulation. La perte d’informations propriocepives peut entraîner une dégradation de la qualité de la carte (amnésie sensorielle motrice). Ainsi, une blessure peut causer un cercle vicieux :  la douleur réduit les mouvements, ce qui réduit la coordination, ce qui réduit encore les mouvements et provoque davantage de douleur, etc. C’est l’une des raisons pour lesquelles une personne peut se fouler à plusieurs reprises la même cheville.

La douleur doit donc être une priorité absolue. Même si la douleur est mineure et ne nous empêche pas de faire ce que nous voulons, elle nous empêche de réaliser notre potentiel, car notre cerveau ne consacre pas toute son attention à nous rendre coordonné : il a d’autres priorités et réorganise nos schémas de mouvement sous le seuil de notre conscience.

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  • Conclusion

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La proprioception joue donc un rôle fondamentale dans l’élaboration de ces cartes corporelles, et par conséquent dans notre contrôle du mouvement, mais aussi dans la prise en charge de la douleur. Bouger et se sentir bien sont autant des événements mentaux que des événements physiques. La santé du corps virtuel dans notre cerveau est donc tout aussi importante que celle de notre corps réels.

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Sources :

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  1. How to Improve Proprioception
  2. Et si la taille de nos membres était proportionnelle à leur fonction ? (Neurocampus), source de l’image de l’homonculus.
  3. Cerveau : découvrez la carte du cortex moteur redessinée  (Sciences et Avenir) :
  4. Le cortex moteur   et Le cortex moteur (Le cerveau à tous les niveaux)
  5. Contrôle central du mouvement (Cours Elisabeth Thomas, Université Bourgogne U 1093)
  6. Le schéma corporel ou comment je perçois mon corps !(Psychomotricité.net)

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Autre vidéo sur la plasticité cérébrale et le cortex moteur :

Image de prévisualisation YouTube

Vision, proprioception et lecture

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Pour bien lire, avoir une acuité visuelle parfaite ne suffit pas. Il faut aussi que le cerveau soit capable de coordonner des mouvements oculaires d’une précision extrême et pour cela, il doit être informé de la position exacte de la rétine dans l’espace, grâce à la proprioception. Améliorer la lecture en améliorant la proprioception n’a donc rien à voir avec la magie, cela relève de la science et est juste d’ un acte médical !
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Dans un article précédent, je vous avais expliqué comment nos yeux voient en réalité le monde (net et en couleur sur une très petite zone au centre de l’image, flou et en noir et blanc en s’éloignant du centre, de la fovéa) :
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Capture d’écran de la chaîne E-penser

Pour compenser cette limitation, nous avons aussi vu que nous réalisons en permanence des mouvements rapides de nos yeux, appelés saccades, qui permettent de placer les éléments importants de notre environnement à l’intérieur de cette portion nette du champ visuel. Le reste n’est que construction de notre cerveau qui doit faire preuve d’ingéniosité pour parvenir ensuite à construire l’image que nous percevons : stable, nette et en couleur sur l’intégralité du champ visuel.
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Je vous propose maintenant cette autre image tirée d’une vidéo sur youtube de la chaîne Orthophonie 94, qui montre comment cette zone nette de la fovéa limite la lecture :
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Capture d’écran tirée d’une vidéo Youtube de Orthophonie 94

Pour parvenir à lire, il faut non seulement accommoder pour voir net le point de fixation, mais aussi réaliser des saccades harmonieuses pour amener le regard là où il doit se poser sur les mots pour en assurer un décodage rapide (il faut aussi coordonner nos deux yeux dans une vergence parfaite et être capable de balayer un espace en son entier, dont une feuille A4 de gauche à droite). Ce sont nos six muscles oculomoteurs qui coordonnent ces mouvements d’une précision inouïe :

Image de prévisualisation YouTube

« La lecture est la fonction musculaire qui demande la mise en place des patterns les plus précis. Elle sera au premier plan en cas de perturbation de l’équilibre » .

Dr  P. QUERCIA  (INSERM)

 

Exemple d’enregistrement des mouvements oculaires lors de la lecture  (Un filtre spatio-temporel a été appliqué pour définir les fixations (ronds bleus) et les saccades (traits bleus). Le diamètre des ronds est proportionnel à la durée de fixation. Les fixations sont numérotées dans l’ordre chronologique. Cela fait apparaitre les régressions (exemple encadré).) :

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saccade

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Il est donc primordial pour le cerveau de connaître la position exacte de la rétine dans l’espace pour pouvoir déplacer nos yeux de manière très précise et efficace lors de la lecture. Et cette information est donnée au cerveau par la proprioception, comme nous l’explique le Pr JP ROLL (CNRS ) :
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Les « actions perceptives », qui orientent et guident nos organes des sens vers leur stimulus, influencent profondément le traitement des messages sensoriels : ainsi, le système nerveux central traite-t-il conjointement les informations visuelles et les informations musculaires nécessairement associées à l’action de voir. Comment pourrions-nous localiser une cible visuelle dans l’espace sans que le système nerveux soit précisément informé du lieu où se trouve le corps et, notamment, l’œil?
[...]
La rétine est portée par un ensemble de segments corporels mobiles et emboîtés que sont successivement l’œil, la tête, le tronc et les jambes : les signaux proprioceptifs, issus de toute la chaîne des muscles mobilisant ces segments, « disent » à tout instant au cerveau quelle est l’attitude ou quels sont les mouvements du corps, et lui permettent le calcul de la position absolue de la rétine dans l’espace
On comprend donc qu’une dysfonction proprioceptive aura un impact direct sur la lecture, le cerveau n’étant alors pas correctement informé de la position de la rétine dans l’espace, par les capteurs proprioceptifs des muscles oculomoteurs. Comment le cerveau peut-il coordonner des mouvements d’une précision telle que celle nécessaire à l’acte de lire, s’il n’est pas correctement informé de la position des globes oculaires dans leur orbite ?
Pourtant, alors même que les travaux du Pr Roll prouvent le rôle de la proprioception dans la localisation spatiale visuelle, le Dr Catherine Billard a occulté l’aspect proprioceptif dans son travail de 2013 sur les troubles sensoriels, dont visuels, dans les troubles des apprentissages. (Interprétation du dépistage sensoriel dans les troubles des apprentissages ? Archives de Pédiatrie Volume 20, Issue 1, January 2013, Pages 103–110).
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C’est bien dommage !!! (Surtout pour tous les enfants souffrant d’une dysfonction proprioceptive …)
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Sources :
Dyspraxies (Dr Régine Salvat)
La proprioception, un sens premier ? Résonances Européennes du Rachis – Volume 14 – N° 42 – 2006 – Première publication : Intellectica, 2003, N° 36-37, pp 49-66) (Pr JP. Roll, CNRS)
Oculométrie  Brain and Language Institute
Fermez les yeux  JEAN PIERRE PHILIPPE Kiné du sport, ostéopathe
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Vidéos :
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