Proprioception et Troubles des Apprentissages

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Proprioception et Troubles des Apprentissages dans Dys 2_skater

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Nous connaissons tous nos cinq sens: l’ouïe, l’odorat, le toucher, la vision et le goût. Or, il en existe un autre que nous utilisons constamment, il nous est si naturel que nous n’avons même pas conscience de son existence : la proprioception.

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I. Qu’est-ce que la proprioception ?

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La proprioception est notre capacité à nous percevoir nous-même sans avoir recours à la vision. C’est le sens qui  permet de renseigner notre cerveau sur la position de nos différents segments corporels entre eux, de connaître à tout moment la position de notre corps dans l’espace environnant et qui lui montre comment se mouvoir. Elle se compare à un GPS qui s’appuie sur un système de référence  nommé schéma corporel, (représentation que chacun se fait de son propre corps, sa forme, son volume). Elle nous indique, à chaque instant, la position exacte de notre corps en trois dimensions.

Elle fonctionne avec des millions de petits capteurs sensoriels situés dans tous nos muscles (notamment les muscles oculomoteurs), dans la peau (notamment celle de la plante des pieds qui est très riche en capteurs de pression de différents types), les tendons, les ligaments et les articulations (notamment ceux de l’appareil manducateur). Ils adressent en permanence des signaux qui transitent par nos nerfs sensitifs vers notre moelle épinière, puis vers le cervelet et le cerveau qui les analyse et, selon les besoins de la situation, réagit en contractant ou en relâchant certains muscles.

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In-utéro, le fœtus est contenu en flexion dans l’utérus maternel, ce qui lui permet d’éprouver sa musculature, sa sensation profonde ligamentaire et tendineuse, ce qu’on appelle la proprioception, au cours de mouvements vifs d’extension et d’enroulement.

La proprioception joue ensuite un rôle majeur dans l’élaboration du schéma corporel qui  se construit durant l’enfance. Celui-ci est constamment mis à jour en fonction de ce que nous faisons et de ce que nous subissons, comme une blessure, un changement de poids, une poussée de croissance à l’adolescence, etc. En effet, la proprioception fait appel à la plasticité du cerveau, sa capacité d’adaptation aux changements.  

Chez le bébé, l’apprentissage moteur nécessite, au départ, le secours de la vue pour organiser les mouvements et les contrôler ;  puis au fur et à mesure que l’apprentissage progresse ceux-ci vont passer dans l’automatisme. Tous ces mouvements automatiques se construisent petit à petit, l’enfant n’a plus besoin de la vue pour bouger, il se base sur ses habitudes motrices, ses automatismes inscrits : « l’automatisme, c’est le proprioceptif ». (Pr Jacques Paillard, CNRS)

La proprioception est donc à l’origine des qualités de coordination et d’adresse. Ces deux qualités fondent les habiletés motrices. Une bonne proprioception nous est indispensable pour le maintien de nos postures, lors de nos déplacements, ainsi que pour assurer la coordination de nos mouvements. Elle nous permet d’écrire lisiblement, de marcher en ligne droite, de danser en suivant le rythme de la musique, d’être performant lors d’une activité physique, de jouer d’un instrument de musique, etc.

 

Enfin, la proprioception joue un rôle fondamental dans la façon dont notre cerveau gère les informations venant de nos autres sens. Le Pr JP Roll (CNRS) considère la proprioception comme « le  sens premier, celui qui donne du sens aux autres sens » :

 

 « Comment pourrions-nous localiser une cible visuelle dans l’espace sans que le système nerveux soit précisément informé du lieu où se trouve le corps et notamment l’œil ? »  

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En effet, la proprioception ne fonctionne pas indépendamment, mais en connexion avec les autres organes des sens et influence fortement leur travail en donnant constamment au cerveau l’indication de leur place respective dans le corps (par exemple, les muscles oculomoteurs renseignent le cerveau sur la position des globes oculaires dans leur orbite). La proprioception permet de localiser les informations visuelles et auditives et joue ainsi un rôle important dans la manière dont le cerveau va traiter ces informations.

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capteur oculaire

Le capteur oculaire

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II. Dysproprioception et troubles des apprentissages

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Quand ce sens dysfonctionne, pour des raisons encore inconnues, sauf dans le cas du Syndrome d’Ehlers Danlos, on trouve des atteintes, à des degrés divers, dans trois domaines où intervient la proprioception :

-des troubles posturaux : quand la proprioception est mal réglée, le tonus musculaire est asymétrique et progressivement la posture  se  dégrade. L’enfant se tient de travers alors que sa proprioception lui fait croire qu’il est droit, ceci engendre des tensions musculaires douloureuses et une attitude scoliotique. Ce sont d’ailleurs ces anomalies de la posture qui ont amené le Dr Henrique Martins de Cunhà, médecin portugais, à décrire le « syndrome de déficience posturale » dans les années 80.

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attitude scoliotique

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-des troubles de la localisation spatiale : à l’origine de maladresses, de sensations vertigineuses, de difficultés pour attraper un objet du premier coup, d’une sensation d’inconfort dans la foule, du mal des transports, etc.

-des anomalies perceptives (aboutissant à des troubles cognitifs) : Les informations provenant des différents organes des sens tels que la vue, l’ouïe et la proprioception doivent être organisées de façon synchrone et être cohérentes avec les données de l’environnement immédiat, pour permettre au cerveau de les traiter correctement et de fonctionner au maximum de ses capacités. Sinon, il est perpétuellement en état de vigilance, de « stress », pour vérifier les informations et assurer la survie : ne pas tomber, ne pas se cogner, etc. Un exemple simple pour décrire cet état est celui du lecteur assis près d’une fenêtre dans un train à l’arrêt. Le train est immobile, les pieds, l’oreille interne, les muscles et les yeux envoient l’information que le corps ne bouge pas, le lecteur peut se concentrer sur son livre. Soudain, le train sur la voie d’à côté se met lentement en mouvement ; la vision périphérique du voyageur (système magnocellulaire sensible aux variations de mouvements = système proprioceptif) a capté le mouvement de manière inconsciente et envoie ce signal au cerveau, alors que les pieds, les muscles et l’oreille interne continuent d’envoyer le signal de l’immobilité du corps. Le cerveau ne comprend plus la situation et  le lecteur va se sentir obligé de quitter son livre pour vérifier la véracité de ces informations. Quand  il a compris la situation, il va beaucoup mieux et peut reprendre le fil de son histoire. Le cerveau d’un enfant souffrant d’un dysfonctionnement proprioceptif est dans cet état de vigilance, en permanence. Chez cet enfant, un nombre trop important d’erreurs causées par un trouble de la proprioception serait à l’origine d’une incohérence entre les différentes informations sensorielles. Dès lors, ces nombreux biais perceptifs affecteraient le traitement de ces informations et seraient responsable de l’apparition de troubles développementaux de l’attention visuelle et d’anomalies de la conscience phonologique.

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Selon le Dr Quercia (Ophtalmologiste, chercheur associé INSERM ), qui étudie l’impact d’une dysfonction de ce sens sur les apprentissages :

«  les informations auditives et visuelles sont mal utilisées par le cerveau et aboutissent à des troubles des apprentissages de type dyslexique ou dyspraxique, mais peut-être aussi de type dysphasique. La mauvaise localisation proprioceptive (de la main et des doigts), le mauvais contrôle de la motricité fine et la mauvaise localisation visuelle du tracé aboutissent à une dysgraphie.[...] La proprioception oculaire est portée par le nerf trijumeau qui véhicule aussi les informations provenant de la langue et des muqueuses de la bouche. Ainsi, lorsque la proprioception oculaire est anormale, le patient pourra avoir des signes particuliers au niveau de la bouche : malocclusion (le plus souvent les incisives supérieures en avant) avec mâchoire trop étroite, déglutition infantile, respiration buccale… Le plus ennuyeux est la présence d’hypopnées nocturnes liées en grande partie à un trouble du tonus de la langue et des muscles du pharynx. L’enfant a des nuits agitées, il est alors constamment fatigué et les enseignants constatent des troubles de la concentration. Au trouble dys va s’ajouter un trouble de Déficit de l’Attention (TDA) avec parfois Hyperactivité (TDAH)».

En Effet, il est beaucoup plus facile pour le cerveau de maintenir le corps en équilibre, dans le mouvement. Le cerveau doit savoir où est le corps en permanence et s’il ne peut pas localiser les différentes parties du corps quand l’enfant est au repos, alors celui-ci devra activement déplacer ses muscles pour que l’esprit se “sente connecté” avec le corps.

 

L’hypothèse de l’origine proprioceptive de certains troubles des apprentissages s’inscrit donc parfaitement dans la « constellation » des dys décrite par Michel Habib (Neurologue), même si la relation entre proprioception et troubles « dys » est encore fortement niée par le monde médical.

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Syndrome+hyperkin%C3%A9tique%2F+Syndrome+h%C3%A9misph.+droit proprioception dans SED

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III. Traiter la dysproprioception

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(Note : Le traitement  proprioceptif des troubles des apprentissages est une thérapie émergente, en cours de validation scientifique.)

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maddox-poxtural-300x219 SDP/dysproprioception dans TDA/H

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En modifiant expérimentalement la proprioception par l’utilisation de vibrations à haute fréquence et faible amplitude, on a pu mettre en évidence l’existence de véritables chaînes proprioceptives agissant ensembles pour donner une information spatiale ou modifier la posture. Ces chaînes proprioceptives partent des yeux et vont jusqu’aux pieds, le traitement proprioceptif vise à rétablir un fonctionnement harmonieux de cette chaîne proprioceptive.

Pour mettre en évidence une dysproprioception, le médecin posturologue  réalise un bilan proprioceptif qui doit montrer des atteintes dans les trois domaines où intervient la proprioception. Son travail consiste ensuite en une longue « reprogrammation » de ce sens,  en s’appuyant sur la plasticité cérébrale et en agissant sur différents capteurs à l’aide de leurres sensoriels, de manière à donner au cerveau de nouvelles et bonnes informations proprioceptives.

Il agit pour cela :

- sur les capteurs des muscles oculaires pour une remise en tension de ces muscles par le port permanent de prismes dans des lunettes. Ceux-ci dévient très légèrement la lumière arrivant sur la rétine et modifient la perception de l’espace visuel, notamment en périphérie. Ils provoquent immédiatement une modification posturale en agissant principalement sur la partie supérieure des chaînes proprioceptives.

- sur les capteurs de la plante des pieds, en modifiant la sensibilité plantaire par le port permanent de semelles proprioceptives (ou posturale). En changeant la perception du sol, elles aident à ré-équilibrer le travail des muscles engagés dans la régulation de la posture. Elles agissent essentiellement sur la partie basse des chaînes proprioceptives.

-sur le capteur manducateur qui donne des informations essentielles à la régulation posturale, à l’aide de micro épaisseurs posées sur les dents (ALPH), si l’examen montre une interférence entre les informations proprioceptives oculaires et les informations de la bouche. Les « ALPH » améliorent l’occlusion dentaire et restaurent une sensibilité normale de la bouche.

- et demande de pratiquer des exercices musculaires spécifiques  journaliers, ainsi que le maintien de certaines postures, afin d’harmoniser la fonction des chaînes musculaires et de modifier en profondeur les informations proprioceptives erronées.

Cette rééducation proprioceptive n’est pas une baguette magique qui va résoudre tous les problèmes immédiatement, surtout si le dysfonctionnement est important. C’est une reprogrammation longue qui va prendre plusieurs années et demander beaucoup de vigilance, car la proprioception est un sens sensible à d’infimes variations (et la croissance des enfants va la mettre à rude épreuve). S’appuyant sur la plasticité cérébrale, cette rééducation impose un respect strict et permanent des différents éléments du traitement. En effet, dès lors que l’un d’eux n’est plus observé,  les informations erronées données par les capteurs proprioceptifs correspondants vont entraîner une régression rapide, la plasticité du cerveau jouant alors contre le patient.

En parallèle du traitement proprioceptif, il faudra continuer les autres rééducations : orthophonie, orthoptie, ergothérapie, etc. Ces rééducations s’avèreront plus efficaces, car elles vont maintenant s’appuyer sur un terrain sensoriel de bonne qualité.  Les progrès de l’enfant dépendront de l’intensité du trouble proprioceptif initial, de son origine, de ses capacités de compensations, de l’importance des retards accumulés, etc.

S’agissant d’une rééducation globale du sens proprioceptif, celle-ci va non seulement agir sur les symptômes cognitifs, mais aussi sur tous les symptômes physiques induits par une dysproprioception. Ceux-ci vont petit à petit s’améliorer et disparaître : maux de tête, de dos, de ventre, mal des transports, douleurs musculaires, maladresse, énurésie, encoprésie, etc. (selon les symptômes que présentait l’enfant).

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IV. Conclusion

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Contrairement aux cinq autres sens connus depuis Aristote, c’est seulement à la fin du XIXème siècle que Charles Sherrington (Prix Nobel de médecine en 1932) aborde le concept de Proprioception.  Aujourd’hui, la médecine continue globalement d’ignorer ce sens particulier, alors que tout le monde gagnerait à mieux le connaître puisqu’il semble être à la base des autres sens. Les travaux de recherche sur la proprioception sont encore très récents et les dysfonctionnements du sens proprioceptif encore bien mal connus. Malheureusement, le nombre de chercheurs intéressés par le sujet reste ridiculement faible, quand on l’oppose à l’importance que semble revêtir la proprioception dans le développement psychomoteur et cognitif de l’enfant. Pourtant, le rôle d’un chercheur n’est-il pas de poser son esprit là où nul autre ne l’a posé avant lui ?

Pour ma part, ayant passé de longues heures à lire et visionner des documents pour essayer de mieux comprendre ce sens et ses dysfonctions, je reste étonnée de la crispation qui perdure autour de ce sujet et du rejet que rencontre l’hypothèse de l’origine proprioceptive de certains troubles des apprentissages. Après le tout psychologique, le tout neuropsychologique domine, rejetant violemment  cette autre hypothèse. Pourtant, le cerveau se nourrit de ses perceptions et tous les acteurs du monde des dys s’accordent sur ce point : avant de poser un diagnostic de dys, il faut éliminer un trouble sensoriel :  faire contrôler la vue et l’audition. Personne ne doute du fait qu’un enfant qui voit, ou entend mal, aura du mal à rentrer dans les apprentissages scolaires. Alors, pourquoi une dysfonction de la proprioception n’aurait-elle pas, elle aussi, un impact sur ceux-ci ? Comment un enfant peut-il correctement diriger son regard et automatiser le « geste » de ses yeux si son cerveau n’est pas correctement renseigné sur la position spatiale de ses globes oculaires ? Comment automatiser le geste d’écriture quand le cerveau ne localise pas correctement la position de la main et des doigts ?

Je persiste à ne pas comprendre pourquoi les médecins de Physique et Réadaptation ne s’interrogent pas plus sur le rôle de la proprioception dans la dyspraxie, alors que certains médecins de cette spécialité, les Pr Hamonet et Jaussaud  ont fait le lien entre désordres moteurs du Syndrome d’Ehlers Danlos (SED) et dysproprioception. Le premier considère d’ailleurs comme acquis le lien entre SED et troubles cognitifs (dyslexie, dyspraxie, dysgraphie, troubles attentionnels, etc.), 68% des patients SED présentant aussi ces pathologies.

Je persiste à ne pas comprendre le manque de curiosité intellectuelle du monde de la recherche médicale, ce rejet d’autorité d’une nouvelle approche conceptuelle en médecine : l’histoire, parfois contemporaine, ne lui a-t’elle rien appris ?

Des études récentes commencent à démontrer le lien entre certains TDA/H et des problèmes de sommeil, rejoignant ainsi les constats du Dr Quercia. Combien d’années faudra t’il encore pour que le monde médical se penche de plus près sur la bouche de ces enfants et les dysfonctionnements proprioceptifs de l’appareil manducateur,  leur évitant ainsi, parfois, des traitements médicamenteux lourds ?

En conclusion, si votre enfant présente des troubles des apprentissages, demandez-vous si ses dys sont isolés ou s’ils ne sont qu’un symptôme parmi d’autres. Regardez bien votre enfant, observez sa posture, sa mâchoire, la position de sa langue, son sommeil. Et si vous le retrouvez dans les descriptions données ci-dessus, alors posez-vous la question d’un dysfonctionnement proprioceptif chez lui. Plus il sera pris en charge tôt et plus votre enfant aura un développement physique et cognitif harmonieux.

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Note : Cet article est loin d’être exhaustif, le sujet étant tellement vaste et je vous invite à l’ approfondir en découvrant les liens ci-dessous et notamment les travaux du Pr Alain Berthoz, Professeur au collège de France,  sur le couple perception/action, que je n’ai pas développé pour  rendre cet article accessible au plus grand nombre.

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Sources :

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Proprioception: The Sense Within /The Scientist

La proprioception, un 6e sens qui pourrait vous être fort utile, Denis Fortier (Physiothérapeute)

Découvrez le 6e sens qui vous rend meilleur dans (presque) tout! , Denis Fortier (Physiothérapeute)

Livre : « Le bébé en mouvement », Lucie Meunier(Psychomotricienne)

Rôle de la proprioception dans le contrôle moteur (Intervention du Pr Jacques Paillard, CNRS)

Système proprioceptif et proprioception (Regis Thouvarecq, Professeur des universités)

Schéma corporel : une approche neurosensorielle, ( : directeur de recherche au C.N.R.S.)

« Influence de la proprioception cranio-faciale sur le Controle postural et la stabilisation du regard » (Thèse de Doctorat, Neurosciences : Pierre GANGLOFF)

« Etude des liens entre systèmes visuel et proprioceptif »( Thèse de Doctorat, Neurosciences :Pascale TOUZALIN-CHRETIEN)

Le proprioception, un sens premier ? Pr Jean Pierre Roll (CNRS)

Ehlers-Danlos, une errance médicale jusqu’à l’absurde. Pr Hamonet, médecin spécialiste de Médecine Physique et de Réadaptation

Entretien avec Alain Berthoz, (professeur au Collège de France)

Le cerveau et le mouvement : le sixième sens , Alain Berthoz (professeur au Collège de France)

Oculus Rift : jouer ou vomir, il faut choisir ? (L’OBS avec Rue 89)

Pour mieux comprendre la dyslexie (p23/26), Joëlle Lemaire (Ostéopathe spécialisé en thérapie neurodéveloppementale)

Document patients, Dr Patrick Quercia  (ophtalmologiste, Chercheur associé – Unité INSERM U1093)

Constellation des dys et ses rapports avec l’efficience intellectuelle, Michel Habib (Neurologue)

Pourquoi l’ophtalmologiste est concerné par la posturologie ? Dr Patrick Quercia (ophtalmologiste, Chercheur associé – Unité INSERM U1093)

Dysproprioception (Site du Dr Quercia)

Commentaires sur la cinquième proposition de classification du syndrome d’Ehlers-Danlos par les généticiens (Pr Claude Hamonet, Médecine Physique et de Réadaptation)

La proprioception et le SED (Pr Roland Jaussaud, Médecine Physique et Réadaptation)

Ehlers-Danlos Syndrome (EDS) a Diagnostic Trap for the Neurologist, an  Iatrogenic Risk for the Patient (Pr Claude Hamonet, Médecine Physique et Réadaptation)

Les enfants avec un TDAH dorment moins bien que les autres enfants

Hyperactivité : et si c’était une apnée du sommeil ?

HYPERACTIVITÉ (TDAH) : Est-ce principalement une forme de trouble du sommeil ? (ECNP Congress for Applied and Translational Neuroscience)



Proprioception et dysgraphie/dysorthographie

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images soleil

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Une proprioception de qualité nous est indispensable  pour assurer la coordination de nos mouvements et  nous permettre d’écrire lisiblement. Elle a aussi un rôle indispensable pour assurer une bonne localisation visuelle dans l’espace.

La semaine dernière, mon fils dysproprioceptif, mais traité depuis un peu plus de trois ans, m’a annoncé que sa professeur de français lui avait fait écrire une dictée à la main. Sur le moment, je me suis dit qu’il allait falloir se déplacer. Cependant, le résultat s’est avéré assez surprenant et intéressant, mais il ne va pas falloir qu’il écrive uniquement à la main maintenant… Dans un premier temps, les élèves ont recopié un texte au brouillon, dans lequel il leur a été demandé de rayer les mots qu’ils connaissaient. On peut remarquer que Marc n’a fait qu’une faute de copie (le groupe nominal quelques fois), que l’écriture est correcte et bien sur les lignes, sauf la date, alors qu’il n’a pas fait plus d’efforts que ça car c’était un brouillon. Les traits sont aussi correctement tracés :

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brouillon dictée

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On peut en conclure que la prise d’information visuelle est maintenant de bonne qualité et que la copie n’est plus contreproductive comme auparavant (ce qui confirme les résultats du bilan orthophonique fait un an après le début du traitement proprioceptif, où Marc était revenu dans la norme en ce qui concerne l’orthographe lexicale, mais pas grammaticale). Puis, la professeur de français  leur a dicté le texte :

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Dictée

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Marc était déçu par son 15/20 en dictée alors que « les autres ont tous eu 19/20″. Je lui ai fait remarquer que, moi, je trouve le résultat vraiment bluffant et qu’il a un peu tendance à oublier d’où il revient ;)   !  (et ses professeurs aussi quelquefois…  :( )

L’écriture est toujours correcte, bien sur les lignes, un trait un peu moins bien tracé. Et les fautes d’orthographe son rares (toujours ces homophones grammaticaux contre lesquels nous nous battons depuis si longtemps). Ce résultat est assez épatant. On voit que Marc a progressé, mais de là à en conclure que Marc peut écrire en permanence à la main et n’est plus dysorthographique, il y a encore du chemin…  Surtout quand on considère son orthographe en écriture spontanée sur l’ordinateur (sans correcteur d’orthographe) :

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 extrait histoire

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Cela dit, je note quand même une amélioration, si on se réfère à ce texte écrit l’année dernière en période de décompensation*. J’étais d’ailleurs déjà intervenue pour lui faire réduire la longueur de ses phrases avec de la ponctuation (c’était un résumé, les deux premières lignes sont une copie du livre, le reste du texte est de Marc) :

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Frêne

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Lundi de la semaine dernière, ils ont eu un nouveau contrôle de français que sa professeur lui a encore demandé d’écrire à la main. Elle a rendu ce devoir de français, Marc a eu 13/20 et ne s’est pas si mal débrouillé. J’en suis presque à me demander s’il n’écrit pas avec moins de fautes d’orthographe à la main, maintenant ; alors qu’il a tendance à taper très vite et à ne pas se relire … (Je sais, certains vont me huer en me lisant …) L’écriture est moins jolie sans les lignes et par manque de place, mais ça n’est pas si mal. Marc me dit qu’il a plus de mal à écrire correctement sans lignes :

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controle de français

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Je remarque aussi que Marc écrit de plus en plus souvent à la main sur les documents photocopiés et utilise moins sa souris scanner, ce qui est surement le signe d’une écriture moins douloureuse, car jusque-là, Marc évitait l’écriture manuelle chaque fois qu’il le pouvait. Malgré tout, je vais devoir veiller à ce que Marc ne s’épuise pas  trop à écrire. :(

Je trouve ces résultats très encourageants, mais je sais qu’il faut « raison garder ». L’expérience nous a déjà montré par deux fois une amélioration de la qualité de l’écriture l’année dernière, suivie d’une dégradation rapide de celle-ci en période de décompensation* :

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écriture déréglé003

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Néanmoins, j’observe des améliorations de plus en plus fréquentes et  durables, alors j’ai l’espoir que, comme pour d’autres progrès de Marc, elles finissent par s’installer durablement. :) Qui vivra, verra !

Voilà, comme je le dis toujours, le traitement proprioceptif n’est pas une baguette magique, c’est un traitement long, exigeant qui demande beaucoup d’efforts et de vigilance. Cependant, un pas après l’autre, l’enfant progresse ! :)

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Note * : Quand le cerveau reçoit de mauvaises informations proprioceptives, il arrive pendant un temps à compenser. Puis, à un moment, il  atteint un seuil et n’y arrive plus.  A ce moment là,  « tout part en vrille », le cerveau décompense.

Note 2 : Je recommande de s’adresser à des ophtalmologues/médecins ayant appris à « régler » de manière très précise la proprioception pour corriger les troubles perceptifs lié à la dysproprioception. Le traitement proprioceptif des troubles dys  (TDP) n’est pas à proprement parler de la posturologie, comme l’explique le Dr Quercia, chercheur associé à l’INSERM, qui porte la recherche sur le sujet depuis 15 ans :

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Différence entre posturologie et proprioception

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Pour avoir la proposition de traitement optimal, je recommande donc de se tourner  vers des professionnels qui ont été formés aux dernières techniques de prise en charge des troubles perceptifs de la proprioception en ayant suivi le DU du PATA  (Clic sur l’image) :

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DU PATA

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Vous pouvez avoir une idée de ces techniques en visionnant cette vidéo, où le Dr Quercia a présenté à l’ Université de Dijon le résultat de sa dernière étude (décembre 2016) :

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  • Dr Patrick QUERCIA – Interférences auditivo-visuelles et neuro-plasticité de l’enfant dyslexique

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Ophtalmologiste, chercheur associé INSERM U1093 – Cognition Action et Plasticité Sensorimotrice et co-directeur du Diplôme Universitaire Perception Action et Troubles des Apprentissages, il explore depuis 2002 les relations entre proprioception et dyslexie de développement au travers de la plasticité sensorimotrice.

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Image de prévisualisation YouTube

 

 

 




A la recherche du sixième sens

A la différence des cinq sens « classiques », qui ont pour fonction de sonder notre environnement, le sixième sens se tourne vers l’intérieur du corps. Comme l’explique cette vidéo proposée par CNRS Le Journal, la proprioception, sens de l’équilibre, de la position et de l’adresse, joue un rôle fondamental dans tous nos mouvements. Les recherches faites dans ce domaine peuvent aider les personnes souffrant de troubles de la posture et de la motricité.
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http://www.dailymotion.com/video/x3yftxg

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Note : Si la proprioception a un tel impact sur le lancer de sportifs de haut niveau, on peut  imaginer  l’impact d’une dysfonction de ce sens sur un geste aussi précis que l’écriture. Et c’est ainsi que la mauvaise localisation proprioceptive de la main et des doigts, le mauvais contrôle de la motricité fine et la mauvaise localisation visuelle du tracé aboutissent à une dysgraphie :

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CM2 sans adaptation

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Souris Iriscan

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Souris Iriscan dans Collège 5°

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Jusqu’à présent, j’ai partagé avec vous mes adaptations pédagogiques, mais j’ai assez peu parlé de ce qui est aujourd’hui le principal moyen de compensation de mon fils : le passage à l’ordinateur. Il est vrai que mon loulou a maîtrisé celui-ci assez vite et que les outils mis en place par son ergothérapeute (ruban CABERGO, Géogébra) lui ont permis d’être rapidement autonome au collège, quand ses professeurs pensent à adapter. Mais il arrive que ceux-ci n’aient pas de support autre qu’un support papier, parfois d’assez mauvaise qualité visuelle. Jusqu’à présent, mon fils devait faire avec. Aujourd’hui, j’ai découvert dans un groupe de discussion la souris scanner Iriscan Mouse  Executive 2 qui est à ce niveau une petite merveille et qui permet à mon fils d’adapter lui-même tout document donné en classe (Cliquer sur l’image). Il devient ainsi complètement autonome et indépendant de ses professeurs  :) :

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iris_mouse_executive_2_c1406174000625A_210022512 dys dans Dys

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En plus de l’utilisation de cette souris Scanner, il faut installer le logiciel gratuit PDF-XChange Viewer qui permet d’écrire sur un document au format Pdf. Deux choix s’offrent à nous :

  • soit on scanne le document et on travaille sur le format Pdf en utilisant l’outil « machine à écrire » du logiciel PDF-X change Viewer (les deux premiers exemples ci-dessous).
  • soit on convertit le document scanné en fichier texte et on l’utilise sous WORD, l’écueil étant qu’il peut y avoir de nombreuses coquilles laissées par le logiciel de reconnaissance de texte, à utiliser plutôt à la maison (troisième exemple ci-dessous).

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chateau fort

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mots croisés

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digestion

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Et pour vous aider à y voir plus clair,  voici un tutoriel « Ecrire dans un fichier PDF avec PDF XChange Viewer » et deux vidéos sur l’ « IRIScan Mouse (Souris-Scanner) – Numérisez en un glissement de souris! » :

Image de prévisualisation YouTube

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Voir aussi larticle d’Aurorenono .

Traitement proprioceptif et écriture

Lorsque mon fils a commencé sa rééducation proprioceptive, un de mes grands espoirs avait été qu’elle l’aide à améliorer la qualité de son écriture, comme l’ indiquait le Dr Quercia dans une enquête réalisée auprès de 185 de ses patients et où 75% d’entre eux avaient constaté une amélioration de l’écriture de leur enfant après 12 mois de rééducation (clic pour lire le texte):

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graphique écriture

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Amélioration écriture

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Pour rappel, quand mon fils a commencé cette rééducation, ses cahiers ressemblaient à ça :

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CM2 sans adaptation

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C’est en voyant l’ampleur de sa dysgraphie, dans ses cahiers, que la médecin scolaire avait décidé du passage à l’ordinateur pour Marc, même si les bilans effectués en ergothérapie par celui-ci ne révélaient pas une dysgraphie de cette importance car il réussissait à beaucoup compenser sur le temps du bilan, dans le calme. Elle  s’était écrié « une dysgraphie pareille, mais qu’est-ce qu’on attend pour le passer sur ordinateur ? ». Nous avons débuté la rééducation proprioceptive et force m’a été de constater que les progrès ne sont pas venus dans l’année qui a suivi. L’enseignant de Marc, tellement dépassé par cette dysgraphie, ne corrigeait même plus ses cahiers du jour, c’est moi qui le faisais… Un an plus tard, pour son entrée au collège, Marc avait appris à taper en clavier caché et était tout à fait opérationnel pour ce niveau. Le gain apporté par l’ordinateur était indéniable comme je l’expliquais dans cet article : Passer à l’ordinateur.

Dans ce billet, j’expliquais aussi que lorsque Marc devait écrire quelques fois à la main, par exemple quand son ordinateur était déchargé, cette dysgraphie était toujours très présente même si Marc fatiguait moins en tapant à l’ordinateur le reste du temps :

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Ecriture 6° (avec fautes)

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Du coup, j’avais renoncé à mes espoirs de voir l’écriture de Marc s’améliorer. Après-tout, il s’en sortait bien avec son ordinateur et il progressait par ailleurs, c’était le principal ! Et puis aujourd’hui, deux ans après le début du traitement, il me donne son contrôle de Maths à signer et là je découvre la correction des erreurs, écrite à la main dans une écriture assez soignée et bien à l’horizontal. Du coup, je lui demande si c’est un de ses camarades qui a pris la correction et là, à ma grande surprise, il me répond que non, que c’est lui qui a écrit. Alors là, les bras m’en tombent, je n’en reviens toujours pas et du coup je partage (Cliquez sur l’image) :

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2volution écriture

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Voilà, comme chaque fois que je constate un nouveau petit progrès de mon fils avec ce traitement, je vais rester prudente et croiser les doigts en espérant qu’il perdure …(d’autant plus que je doute que son écriture soit fonctionnelle sur une journée entière d’école, mais le progrès est déjà remarquable !)

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Note : Ce contrôle que vous pouvez voir ici est par ailleurs riche d’enseignements. Marc couvait une rhino et n’avait « pas dormi » deux jours de suite, il était donc très fatigué ce matin là. On voit bien la dégradation de la tâche au fil du temps, Marc réussi les 4 premiers exercices sans difficulté et échoue aux deux derniers : il a épuisé toutes ses ressources et n’y arrive plus. On peut aussi remarquer sa difficulté à restituer une définition par cœur (il oublie de mettre ensemble multiplication et division et oublie d’écrire l’étape addition + soustraction) alors qu’il l’a parfaitement comprise …

 

 

 

Passer à l’ordinateur …

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Marc frappe ordi 2 (blog)

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Quand passer à l’ordinateur pour un dys ?

Voici une question qui ne fait pas l’unanimité et qui soulève bien d’autres questions quand on y est confronté. L’écriture permettrait d’apprendre, serait un premier travail vers la mémorisation, etc. Alors, ne plus écrire, est-ce bon pour l’enfant ?

Face à un enfant dysgraphique, on espère dans un premier temps que les rééducations lui permettront d’accomplir ce geste qui nous paraît somme toute si banal. Et puis le temps passe, il faut se rendre à l’évidence, même si l’écriture s’améliore un peu elle reste fatigante, non rentable pour l’enfant au niveau scolaire. Dans notre cas c’est le médecin scolaire, en découvrant les cahiers de Marc, qui a pris la décision du passage à l’ordinateur. Il ne fallait plus perdre de temps et former Marc à la frappe en clavier caché pour lui permettre d’être autonome au collège. Moment difficile où il faut renoncer à l’élève « normal », stylo à la main, pour admettre la réalité du handicap. Et puis, une foule de questions se posent : Comment ça va se passer ? Comment les profs vont-ils le prendre ? Comment gérer les contrôles ? Arrivera-t’il à suivre le rythme ? Comment vont le percevoir les autres enfants ? etc., etc.

Mais il fallait avancer et se lancer dans l’aventure. Cependant, notre fils ayant d’importantes capacités de compensation, il masquait en partie ses difficultés pendant les bilans paramédicaux qui se passent dans le calme et durant un temps relativement court. Le passage au clavier a donc été décidé dans le cadre du PAI sans pouvoir avoir recours à aucune aide de la MDPH (et pourtant, la médecin scolaire qui a jugé que face à  « l’ampleur de la dysgraphie de Marc » il fallait impérativement passer au clavier, est aussi une médecin référente de la MDPH). Nous avons dû fournir l’ordinateur portable et financer les séances d’ergothérapie. Autant vous dire qu’aider son enfant dys n’est donc pas à la portée de toutes les bourses …

Marc a donc été formé à la frappe en clavier caché de janvier à juin l’année dernière, date à laquelle il a pu emmener son ordinateur à l’école. Il a aussi été formé à l’utilisation de Géogébra pour la géométrie,  car il avait  d’importantes difficultés à construire ses figures en géométrie  à cause de ses troubles visio-spatiaux et de motricité fine. Enfin, son ergothérapeute lui a installé et l’a formé sur le ruban de Cabergo 74 qui lui permet de poser facilement ses opérations, écrire des équations mathématiques, insérer des tableaux de numération et conversion, des lignes graduées, etc

Aujourd’hui Marc est au collège, il prend l’intégralité de ses cours sur son ordinateur, frappe aussi vite (et même plus vite) que les autres élèves écrivent. Tout se passe bien avec ses profs qui lui fournissent une clé USB quand il y a un DS et avec les autres élèves qui ne trouvent pas anormal que deux de leurs camarades disposent d’un ordinateur en classe. Même si l’outil informatique ne gomme pas toutes les difficultés de Marc, loin s’en faut, il lui a changé la vie. Il peut maintenant prendre lui-même ses cours (où il est obligé d’être plus actif que lorsqu’on lui fournissait des photocopies), peut apprendre ses leçons sur des supports propres, presque sans fautes d’orthographes,  écrit dans la police de caractère qu’il préfère (Open dyslexic avec un interligne de 1.5) et a gagné une autonomie et une aisance en mathématiques incontestables.

Pour vous donner une idée du gain apporté par l’ordinateur, je vous joins quelques exemples de son travail. Dans un premier temps, voici un cours de SVT pris à la main car sa batterie était déchargée et qu’ il n’avait pas de possibilité de brancher son ordinateur en salle de SVT.  C’était en fin de journée, on voit l’écriture se dégrader très vite et j’ai souligné en rouge les nombreuses fautes d’orthographe  (Cliquez sur l’image pour bien voir):

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Ecriture 6° (avec fautes)

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Et maintenant, voici un cours d’anglais et un cours d’éducation civique pris sur l’ordinateur, je pense que la démonstration de l’utilité de l’ordinateur se passe de commentaire …

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Anglais 6°

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2ducation civique

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Pour rappel, l’élaboration manuelle d’un tableau donnait ça l’année passée :

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CM2 sans adaptation

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Voici maintenant des exercices de numération élaborés avec son ruban mathématiques de Cabergo 74 :

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Math 1 Math 2

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L’année dernière, ce type d’exercice donnait ça :

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math CM2004

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Enfin, voici une construction de géométrie qu’il avait réalisé avec mon aide et avec beaucoup de mal l’an dernier, où l’on voit les nombreux coups de gomme, les traits qui manquent de précision, etc :

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Construction géométrie

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Et voici une figure réalisée sous Géogébra. Là encore, nul besoin de commentaire. …

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Utilisation Géogébra

En conclusion, je peux dire que le passage à l’ordinateur a été pour Marc très positif. Il lui a demandé un effort important.  En effet, il s’est entraîné 15 minutes par jour, tous les jours pendant plusieurs mois, mais aujourd’hui la frappe est automatisée, les logiciels maîtrisés. J‘ajouterai que le passage au clavier, pour être réussi, ne s’improvise pas et demande d’avoir recours à un ergothérapeute. Il demande aussi une grande motivation de l’enfant et un soutien actif de ses parents. Dans notre cas, Marc avait l’écriture tellement en horreur, « ça lui faisait mal d’écrire », qu’il s’est lancé à fond dans l’aventure et nous étions là pour le remotiver les jours où  « il n’avait pas envie », « était fatigué ». Mais le résultat est là !

Pour compléter ce sujet, je vous invite à lire ce très bon article du Dr Pouhet et un autre article du site Dysmoi :

En *

Quand faut-il passer à l’ordinateur en cas de dysgraphie ? (Dr Pouhet)

Dyspraxie : Dysgraphie et passage au clavier

Exercices de copie sur ordinateur

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Mon loulou a fini l’année scolaire complètement épuisé avec un état général dégradé : il tombait souvent, se cognait régulièrement, bégayait, ne semblait plus percevoir correctement l’emplacement de sa bouche et buvait en plaçant son verre sur le côté de celle-ci, avait développé un eczéma , régressé à l’école, etc. Sur les conseils de ses médecins nous l’avons donc laissé récupérer complètement durant le mois de juillet sans faire aucun travail scolaire à la maison. Nous sommes partis en vacances et avons essayé de réintroduire progressivement le sport. Nous avons constaté avec plaisir que Marc n’a plus du tout mal aux talons et peut à nouveau faire du sport, ce qu’il attendait avec impatience (exit la maladie de Sever). Nous avons donc fait beaucoup de vélo durant les vacances. Le grand air, la plage et l’océan lui ont aussi fait beaucoup de bien. Enfin, il a eu le grand plaisir de réaliser avec facilité plusieurs parcours d’un parc d’accrobranche, jusqu’au parcours orange inclus. Il semble donc avoir retrouvé de bonnes perceptions corporelles et spatiales ! Il ne se cogne plus, ne tombe plus, ne bégaye presque plus, boit correctement et n’a plus de problèmes de peau.

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copie ordinateur 2

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De retour à la maison, j’ai vérifié sa lecture qui est à nouveau de bonne qualité. Nous allons donc recommencer en douceur l’entraînement à l’utilisation du clavier afin que Marc soit opérationnel pour sa rentrée en 6°. Pour ce faire, j’ai cherché des exercices de copie sur le Net et j’ai trouvé chez Cenicienta un atelier de copie et de tri de mots très bien fait qui va nous permettre de faire d’une pierre deux coups : travailler la copie sur l’ordinateur et réviser quelques notions de grammaire.

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 Ateliers – Copie / Tri de mots  chez Cenicienta

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Je propose donc quotidiennement à Marc un exercice de Cenicienta et je l’accompagne d’une feuille de consignes avec nos codes grammaticaux :

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copie ordinateur cencienata

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Copie ordinateur 3

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Et voici le résultat de l’exercice sur son ordinateur ; il se débrouille très bien, ne fait presque pas de fautes  (cliquez sur l’image pour l’agrandir) :

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copie ordinateur 1

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copie ordinateur

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exercice copie ordi

Je constate que si la nature des mots me semble maintenant assez bien acquise, Marc a toujours du mal à organiser les étapes de recherche pour les fonctions (toujours sa difficulté avec le séquençage). Je vais donc continuer à l’obliger à utiliser nos flèches type Montessori pour l’astreindre à ce raisonnement :

exercice copie grammaire 1*

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exercice copie grammaire*

En parallèle, je laisse à sa disposition son éventail sur la nature des mots :

*photo éventail des natures

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J’ai trouvé chez Bout de Gomme une autre série d’exercices de copie sur le thème de la mythologie.  A voir aussi !  (Cliquez sur l’image) :

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Exercices de copie sur ordinateur dans Ecriture TWpOSMfq7gJeJkDO04EASU6uM94@500x288

 

Cahier d’écriture

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Cahier d'écriture dans Ecriture nwVp5JzObF3heFlSc8cM8o0Aecc@400x302

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Mon fils est dysgraphique car il a appris à écrire alors que les informations fournies par son regard n’étaient pas fiables. Beaucoup de ses lettres sont donc mal-formées, notamment les lettres rondes en cursive qu’il tourne dans le mauvais sens : o, a, d, g. Malheureusement, il est plus difficile de corriger une mauvaise habitude que d’en installer une bonne…

Enfin, il a du mal à retenir le sens d’écriture de toutes les majuscules.

Nous avons déjà mis en place, avec son ergothérapeute, l’écriture sur un lignage spécial à la maison comme en classe, ce qui lui  a déjà fait faire des progrès notables :

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ligne-fil-electique-150x108 dysgraphie dans Trucs et astuces*

 

Je cherchais néanmoins comment améliorer encore son écriture. J’ai donc trouvé sur le Net, le site d’une enseignante qui a développé ce système de lignage en le rendant plus visuel (La classe de Mme Figaro) :

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 écriture

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Elle a mis en ligne des posters des minuscules et majuscules en cursives et une fiche vierge à plastifier pour utiliser avec un feutre effaçable.

J’ai donc imprimé ses posters à raison de quatre par page et je les ai plasitifiés pour les perforer et en faire un cahier sur lequel s’entraîner en repassant au feutre sur les lettres (on peut aussi utiliser des pochettes pastiques dans un classeur). J’ai aussi imprimé la fiche vierge à plastifier où j’ai ajouté la ligne du fil électrique.

Enfin, j’ai imprimé une page avec le sens des lettres minuscules et majuscules, que j’ai emprunté à cet autre enseignant (que j’ai eu l’occasion de rencontrer lors de soirées d’aide aux devoirs) :

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sens-des-minuscules-300x181 lignage couleur

*sens-des-majuscules-300x160

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J’ai perforé et relié tous ces éléments pour en faire un joli cahier d’entrainement à l’écriture qui nous permet de travailler le geste sur un autre support que le papier.  Mon fils est ravi de son cahier  !

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Comme mon fils a aussi du mal avec certains chiffres, j’ai profité de ce cahier pour y insérer quelques pages sur l’écriture des chiffres, tirées du site fiches maternelles.com :

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img_4136-300x200*

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Note 1 : Dys-moi Zazou propose maintenant une autre ardoise d’entrainement pour enfants dys  et des fichiers de graphisme pour les dys (Cliquez sur les images) :

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Elle propose aussi des fiches de pré-écriture pour enfants dys (Cliquez sur les images) :

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Note 2  : Le site « Les cahiers de Juju » propose des ardoises à plastifier pour l’écriture des chiffres des enfants dys : là.

Note 3 : Sanléane propose maintenant un affichage  pour indiquer le sens d’écriture des chiffres sur le lignage ci-dessus (Cliquez sur l’image) :

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Note 4 : Voir aussi le travail de Lutin Bazar autour de la méthode Dumont (Cliquez sur l’image) :

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Note 5 : Pour travailler encore plus en amont sur le gestes de base de l’écriture, Classeur d’école propose 4 carnets des gestes ; à plastifier (super intéressant !) :

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Note 6 : Alice en Ulis propose un cahier d’écriture selon la méthode Dumont (très beau travail !) :

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Note 7 : Paulette trotinette propose une ardoise avec ce lignage pour écrire les chiffres :

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Note 8 : Tibiscuit propose une autre ardoise pour l’écriture des chiffres :

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Note 9 : Récréatisse propose aussi quelques outils pour apprendre à écrire et à copier sur ce lignage, ainsi qu’un atelier d’écriture et de remise en ordre de la phrase, des anticoloriages et des phrases à corriger utilisant le lignage dys (niveau début CE1) :

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Note 10 : On peut travailler en amont sur les chiffres avec de la pâte à modeler, sur une idée de Sapienta :

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Note : Petit personnage issu du site de Mysticlolly.

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Agenda

Du fait de sa dysgraphie, l’écriture est très coûteuse d’un point de vue cognitif pour mon fils et elle se dégrade tout au long de la journée. Comprendre le contenu des devoirs dans son agenda était quelque chose de très compliqué qui nécessitait d’avoir recours en permanence à l’aide du petit copain. Pour le faire gagner en autonomie,  sur les conseils de notre ergothérapeute, j’ai recensé les devoirs sur une semaine, puis j’ai crée un tableau reprenant toutes les catégories de devoirs. Je l’ai ensuite collé sur chaque page de son agenda et mon Loulou n’a plus qu’ à cocher la case correspondant à la matière et à à noter les numéro d’exercices.

Ce simple petit aménagement lui a apporté un confort très apprécié !

 

Agenda dans Ecriture matrice-agenda2-215x300

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