Neurosciences : portrait d’un cerveau qui apprend

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Je vous proprose d’écouter cette émission très intéressante de France Culture, où une neuroscientifique et un professeur s’accordent sur les meilleures façons de faire fonctionner notre cerveau. Comme un muscle, l’organe peut se travailler, une partie de celui-ci pouvant prendre plus ou moins de place selon sa sollicitation.

Cette conférence a été enregistrée en octobre 2017 avec :

Pascale Gisquet-Verrier, neurobiologiste de l’Institut de neuroscience de l’Universite Paris-Saclay

Eric Gaspar, professeur de lycée et créateur de Neurosup

Pour accéder à cette émission, clic sur l’image ci-dessous :

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France culture

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En tout début d’émission, Pascale Gisquet-Verrier nous explique que notre vie consiste avant tout à traiter des signaux qui proviennent de nos organes des sens. Notre cerveau traite en permanence des stimuli qui lui parviennent à travers les organes sensoriels et il réagit en fonction du type de signaux qu’il reçoit et des informations qu’il a déjà stockées en mémoire. Elle explique aussi que le cerveau est un organe multitâche très performant, qui effectue énormément de tâches en automatique. Celles-ci sont fondamentales pour subvenir à nos besoins essentiels et nous permettre de nous dégager l’esprit pour nous consacrer à des activités cognitives de niveaux plus élevés. Il y a un très gros décalage entre l’immense majorité des tâches automatiques et la faible partie d’entre-elles qui est dévolue à la cognition.

NdA : Du coup on comprend pourquoi le cerveau ne peut plus être totalement occupé par les tâches cognitives de haut niveau quand il ne peut pas automatiser certaines tâches, car il ne peut se fier au retour de ses organes sensoriels et notamment de la proprioception ;) .

Dans la deuxième partie de l’émission Eric Gaspar nous parle de la plasticité cérébrale qui est la découverte majeure des neurosciences ces vingt dernières années (son intervention rejoint l‘émission de France Inter partagée récemment). Le cerveau est un très bon gestionnaire qui créé des connexions en permanence sous l’effet de l’apprentissage, mais qui supprime aussi celles qui ne sont plus utiles. C’est pourquoi il faut de l’entraînement pour renforcer les connexions. Les chauffeurs de taxi londoniens et les musiciens ont un cerveau différent des personnes « tout venant », mais dès qu’ils cessent leur activité, les zones dévolues à ses activités sont réattribuées à d’autres choses et leur cerveau perd sa spécificité. En conclusion, le cerveau est extrêmement plastique et se réorganise en permanence.

NdA : Face à ces découvertes, je n’arrive vraiment pas à comprendre que persistent encore les théories figées des origines des troubles dys : « c’est telle zone qui dysfonctionne ». Sauf s’il y a des lésions, mais là c’est une autre problématique …

Bref, selon l’hypothèse d’une origine proprioceptive de certains troubles dys, si on corrige une dysproprioception grâce à un traitement proprioceptif, la plasticité cérébrale permettra au cerveau de se réorganiser :) .



Neurosciences : comment pensent les anticonformistes ?

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Neurosciences : comment pensent les anticonformistes ? dans Le coin du chercheur

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J’ai trouvé très intéressant cet article de « The conversation » qui traite de la difficulté d’être un précurseur dans le monde des sciences (petit clin d’œil aux chercheurs qui travaillent sur le lien entre dysproprioception et troubles des apprentissages ;) )

 

 

Que se passe-t-il dans le cerveau d’un homme qui choisit de s’affranchir de l’opinion commune ? Les neurosciences s’intéressent depuis de nombreuses années aux personnalités anticonformistes. L’enjeu est important, car ces individus permettent de faire évoluer la société et avancer la science.

Parmi les chercheurs, ils sont peu nombreux à remettre en cause les dogmes et à prendre le risque d’être attaqués, voire marginalisés par leurs pairs. L’histoire est riche, pourtant, de ces scientifiques qui, comme Albert Einstein ou Marie Curie, sont sortis des clous et ont révolutionné leur discipline.

La sélection naturelle semble privilégier le conformisme chez les individus. En même temps, l’évolution préserve une minorité aux idées hors normes, dont la créativité pourrait bien conditionner, ni plus ni moins, la survie de l’espèce. [...]

L’anticonformisme existe à toutes les époques. Parmi les chercheurs d’aujourd’hui, on voit se dessiner des profils dont les idées suscitent des réactions de rejet chez leurs confrères.[...]

L’histoire a retenu des destins hors normes comme celui de Marie Curie, lauréate des prix Nobel de physique et de chimie.[...] Son éloge de l’anticonformisme, cité dans le livre Madame Curie (Da Capo Series in Science), mérite d’être relu aujourd’hui : « Nous ne devrions pas laisser croire que tout progrès scientifique peut être réduit à des mécanismes, des machines, des rouages, quand bien même de tels mécanismes ont eux aussi leur beauté. Je ne crois pas non plus que l’esprit d’aventure risque de disparaître dans notre monde. Si je vois quelque chose de vital autour de moi, c’est précisément cet esprit d’aventure, qui me paraît indéracinable et s’apparente à la curiosité. Sans la curiosité de l’esprit, que serions-nous ? Telle est bien la beauté et la noblesse de la science : désir sans fin de repousser les frontières du savoir, de traquer les secrets de la matière et de la vie sans idée préconçue des conséquences éventuelles. » [...]

Pour en revenir à la communauté scientifique, le caractère anticonformiste ne semble pas apporter aux individus une situation confortable. L’absence de reconnaissance par les pairs peut même mener à l’arrêt des recherches, par manque de financement. L’histoire des sciences montre pourtant l’importance des anticonformistes pour le progrès des connaissances. Qu’en aurait-il été si de grands chercheurs comme Marie Curie ou Albert Einstein n’avaient pas persisté dans leurs travaux ?

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La conclusion de cet article ne manque pas de piquant, quand on sait ce qui se passe dans le monde des neurosciences vis à vis de l’hypothèse de l’origine proprioceptive de certains troubles des apprentissages :D   :

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On peut espérer que les neurosciences nous viennent en aide pour mieux repérer de tels individus et, à terme, stimuler le progrès scientifique.

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Allez, l’espoir fait vivre ! :)

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L’article dans son intégralité :

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crapaud

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Autre passage intéressant de l’article :

 » Les crapauds vivent dans une zone et se reproduisent dans d’autres. Chaque année, de manière grégaire, tous migrent dans le même sens. Lorsque nous construisons de nouvelles routes en travers, ils se font massivement écraser. Sauf que… quelques-uns vont dans l’autre sens, ou trouvent les tunnels que des écologistes font creuser pour eux sous les routes. Parce qu’ils s’aventurent dans des directions non conventionnelles, ces crapauds fous inventent des voies d’avenir et sauvent l’espèce »

J’adore l’image ! Pourquoi ne pas devenir les crapauds fous de l’univers des dys ? 1f603 Neurosciences dans Le coin du chercheur :

« Pour faire le changement, il faut créé des cohortes, c’est à dire réunir des gens passionnés qui ont envie de changer les choses ensembles. La première étape, la plus importante, les mettre ensemble pour qu’ils se coordonnent et se synchronisent. On apprend de nos faiblesses et de nos failles, on prend le temps qu’il faut pour que le groupe entre en résonance. Une fois que c’est fait, avec la diversité et la collaboration, on créé des choses extraordinaires ! ». (Clic sur l’image pour visionner la conférence)

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les crapauds dys

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Derniers commentaires

  • troublesneurovisuels commentaire sur Écrans, sédentarité et jeunes enfants
    "Toutes les recherches et connaissances actuelles sur le couple perception/action laissent entrevoir ..."
  • Isa LISE commentaire sur Écrans, sédentarité et jeunes enfants
    "Un article intéressant qui rejoint certains de mes questionnements. Merci pour les partages...."
  • troublesneurovisuels commentaire sur Mémo anglais 6°
    "Oui, bien sûr. Vous pouvez le présenter sur votre site en mettant un lien vers l'article du blog. :)..."
  • Laure Hauwaert commentaire sur Mémo anglais 6°
    "Bonsoir, Félicitation pour votre travail, votre mémo est très clair et, je pense, très efficace. Ser..."

Articles récents

Plasticité cérébrale

 

Plasticité cérébrale dans Emissions TV, radio, presse,livres 640_cerveau-potion-de-viefr

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Nous l’avons vu à plusieurs reprises, la proprioception fait appel à la plasticité du cerveau, sa capacité d’adaptation aux changements. En ce sens, la proprioception est un sens supérieur dans la hiérarchie. Mais qu’est réellement la plasticité cérébrale ?

Afin de vous familiariser avec ce concept, je vous propose d’abord de visionner une petite vidéo amusante, puis d’écouter une émission de France Inter consacrée à ce sujet.

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  • Dans un premier temps, voici la petite vidéo qui nous montre, au travers d’un exemple concret, comment on peut « recâbler » le cerveau avec de l’entrainement.

 

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L’expérience consiste à faire du vélo avec une bicyclette trafiquée : quand vous tournez le guidon à droite, vous partez à gauche… L’homme a donc dû « désapprendre » à faire du vélo et a mis 8 mois pour réussir à maîtriser ce vélo particulier, son fils uniquement 2 semaines. Quand l’homme a voulu reprendre un vélo normal, il ne savait plus en faire. Il lui a fallu 20 minutes pour retrouver l’ancien « circuit neuronal ».

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Image de prévisualisation YouTube

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  • Dans un second temps, je vous propose d’écouter cette émission de France Inter consacrée à plasticité cérébrale (Clic sur l’image). Les invités qui y interviennent sont :
  • Hervé Chneiweiss Neurologue et neurobiologiste
  • Armelle Rancillac Chargée de recherche INSERM au laboratoire Plasticité du cerveau du CNRS dans l’équipe Réseaux neuronaux du sommeil à l’ESPCI.
  • Philippe Vernier Directeur de l’institut des Neurosciences à Paris Saclay

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tête au carre

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Là encore, Hervé Chneiweiss nous explique que l’aire du cortex cérébral dédié à la main gauche est, chez le violoniste virtuose, d’un tiers supérieure à celle d’un sujet ne jouant pas de violon (jouer d’un instrument de musique étant une activité hautement proprioceptive). A l’inverse, quand le violoniste cesse de jouer, la région supplémentaire sera perdue et réa-louée à d’autres fonctions.

Des sous régions du cerveau s’adaptent sous l’effet de l’apprentissage pour obtenir de meilleures performances.

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Nda : Il a été démontré que la proprioception est un sens qui a la particularité de s’appuyer sur la plasticité cérébrale (par exemple, si un membre reste plâtré trop longtemps, le cerveau finit par l’ « oublier »). L’objectif du traitement proprioceptif est donc, en redonnant au cerveau de nouvelles et bonnes informations proprioceptives, de lui permettre de se réorganiser. Et si on en croit la petite  vidéo, on peut supposer que plus l’enfant est pris en charge tôt et plus efficace sera le traitement …

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Recherche : appel à participation d’enfants dyslexiques

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Inserm bourgogne

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Je relaie cet appel à la participation d’enfants dyslexiques pour une étude sur la dyslexie et la proprioception réalisée par Julie Laprevotte, doctorante du Laboratoire INSERM U1093 de l’ Université de Bourgogne.

Son travail de recherche s’inscrit dans le domaine des neurosciences. Le 1er axe consiste en l’étude des caractéristiques de la proprioception chez l’enfant dyslexique ainsi que de la relation entre les troubles sensori-moteur et cognitifs.

Les enfants auront des exercices moteurs simples à réaliser.

Attention ! Les enfants ne doivent pas avoir un suivi SDP en route.

Pour connaître les détails de cet appel à participation, clic sur l’image :

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2tude julie laprevotte

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Journal du traitement IX

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 dents de scie

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Voici une nouvelle mouture du traitement proprioceptif de Marc. Il progresse, toujours en dents de scie du fait de sa grande sensibilité proprioceptive, mais il progresse ! Notamment physiquement, avec une posture presque irréprochable (et depuis longtemps, fin du bégaiement, de d’encoprésie ;  normalisation des relations avec ses pairs, etc.) :) !

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Journal du traitement (mai 2017/février2018)

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Vous avez dit proprioception ?

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Proprioception skate

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Petit retour aux fondamentaux avant de partager, bientôt, une de mes découvertes récente sur un  rôle de la proprioception que j’ignorais totalement. Plus je découvre ce sens et plus il me fascine…

J’ai trouvé sur le site canadien « Groupe Ergo Ressources…vers l’avenir », un petit article très intéressant sur la proprioception.

Extrait :

La proprioception fait partie de nos sept sens !Eh oui, nous en avons sept et non pas cinq, et l’un d’entre eux est la proprioception.

La proprioception, c’est la sensation de notre corps dans l’espace. La conscience de l’espace utilisé par notre corps. Sans la proprioception, vous vous sentiriez comme sur la Lune, flottant sans trop savoir ce qui vous fait bouger, où vous allez atterrir ni quels efforts faire pour vous rendre à destination.
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Un exemple : avant d’entrer dans une pièce, vous n’avez pas besoin de mesurer le cadre de porte ni la distance entre vos épaules afin de comparer les deux mesures et finalement conclure que vous pouvez franchir cette ouverture sans vous heurter ! Coopérant avec le sens de la vue, qui capte les dimensions du cadre de porte, la proprioception vous avisera si vous pouvez passer ou non.
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La proprioception est également responsable de la relation entre chaque partie de votre corps : quelle est la distance entre chaque doigt, quelle est la relation entre la main droite et le genou gauche. Grâce à cette information, lorsqu’un moustique nous pique sur la cheville droite, on n’a même pas besoin de réfléchir pour décider du mouvement qui nous débarrassera de cet intrus. À l’aide du sens du toucher, dans l’instant qui suit la piqûre… TAP… on se frappe la cheville ! La seconde suivante, on réalise qu’on vient d’écraser un moustique. Beurk !

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Comment peut-on stimuler la proprioception à la maison ou à l’école ?
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Comment les enfants développent-ils leur système proprioceptif ? C’est simple : en bougeant ! Voilà pourquoi les enfants BOUGENT TOUT LE TEMPS ! Et voilà pourquoi il est primordial de les laisser faire et même de les encourager à bouger !
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En grimpant, soulevant, roulant, marchant, courant, tombant, sautant et à l’aide de plein d’autres mouvements, les enfants apprennent à évaluer l’espace qu’occupe leur corps entier, l’espace dévolu à chaque partie de leur corps, la distance entre ces parties ainsi que les notions de force et de vitesse. Ce faisant, ils entraînent leurs neurones à mesurer les risques de blessure et la plupart du temps… ils s’en tirent bien ! Et si bouger s’apprend, rester tranquille s’apprend tout autant !
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Si stimuler le système proprioceptif est bénéfique pour la grande majorité des enfants, certains ont besoin de plus.  Ils ont besoin d’une intervention professionnelle. Il y en a qui remuent sans arrêt et ne semblent pas capables d’étancher leur soif de bougeotte. D’autres, au contraire, résistent à vos encouragements et vos supplications pour les motiver et les stimuler à s’activer et à bouger. [...]

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L’article dans son intégralité : Vous avez dit proprioception ?

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Note : Finalement, n’est-ce pas ce manque de mouvement, de stimulation proprioceptive, qui est responsable de certains désordres liés à l’usage intensif des écrans ? Comme on peut le lire dans cet article :

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Vous avez dit proprioception ?  dans Emissions TV, radio, presse,livres tenir-stylo-geste-plus-complique-pour-les-enfants_width1024

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L’exposition dès le plus jeune âge aux écrans d’ordinateurs, de tablettes et de smartphones influent directement sur la dextérité des enfants. Les médecins britanniques mettent le doigt sur un problème jusqu’ici insoupçonné : l’excès d’écrans tactiles rend les enfants de moins en moins à l’aise avec les stylos. Le constat de Sally Payne, ergothérapeute en chef de la Fondation Heart of England NHS Trust est inquiétant : « Les enfants n’entrent pas à l’école avec la force et la dextérité qu’ils avaient il y a 10 ans », observe-t-elle au Guardian. « Les enfants qui vont à l’école reçoivent un crayon, mais ils ne sont plus en mesure de le tenir parce qu’ils n’ont pas les compétences fondamentales en mouvement. Saisir et tenir un crayon n’est plus un jeu d’enfant. Ce geste d’apparence anodin est devenu beaucoup moins évident pour les jeunes générations. La préhension est beaucoup moins évidente pour les enfants confrontés à la difficulté de contrôler correctement les muscles des doigts : « Pour pouvoir saisir un crayon et le déplacer, vous devez maîtriser les muscles fins de vos doigts. Les enfants ont besoin de beaucoup d’opportunités pour développer ces compétences« , ajoute l’experte.

 

 

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