Impact d’une dysproprioception sur les apprentissages scolaires

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Impact d'une dysproprioception sur les apprentissages scolaires dans Dys 2_skater

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C’est la rentrée et, comme tous les ans, nous avons face à nous une nouvelle équipe pédagogique, les informations du PAI (devenu PAP), suivront ou ne suivront pas. Les professeurs n’en comprendront pas toujours l’intérêt, ni les raisons ; il faudra les rencontrer, tenter d’expliquer, au risque bien souvent de passer pour des parents surprotecteurs (ou des emmerdeurs ;) ).

On peut trouver de plus en plus facilement, sur le Net, des documents à fournir aux professeurs pour expliquer la dyslexie, la dyspraxie, le TDAH, etc. Mais, évidemment, rien sur la dysproprioception.

J’ai donc décidé de m’atteler à cette tâche en ce qui concerne les difficultés de Marc. J’ai souhaité partir du trouble proprioceptif de base, expliquer son impact sur le cerveau, ses conséquences sur les apprentissages et les mettre en rapport avec les adaptations pédagogiques préconisées pour Marc. J’ai tenté de réaliser un document qui soit à la fois le plus proche de sa réalité médico-scolaire, mais aussi facilement compréhensible par une personne n’ayant jamais entendu parler de proprioception. Du coup je suis forcément réductrice, le sujet est tellement vaste  et je ne me vois pas aborder les interférences entre l’appareil manducateur et les yeux ou encore entre la vision et l’audition… Je n’y aborde pas,  non plus, le deuxième « effet Kys cool » du SDP ,  à savoir son impact sur la posture ou sur la santé en générale :( , il y a déjà bien à faire avec les difficultés scolaires !

En conclusion, je partage avec vous mes fichiers Pdf et WORD, afin qu’ils puissent servir à d’autres enfants. Il faudra bien évidemment adapter ce courrier aux difficultés et aménagements propres à chacun.

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Fichier PDF :  Lettre rentrée (Marc)

Fichier WORD (à compléter) : Lettre rentrée

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Note 1 : Par « chance », mon loulou a développé les symptômes les plus facilement attribuables à un dysfonctionnement proprioceptif : troubles neurovisuels et sensorimoteurs. Chez lui, les troubles perceptifs auditifs sont les moins marqués et je ne les ai pas évoqués dans mon document. Néanmoins, on peut comprendre que si le cerveau a besoin de localiser correctement la source de l’information visuelle pour la traiter correctement, il en est de même pour l’information auditive.  S’il n’arrive pas à traiter de manière adéquate l’information auditive et si, de plus, l’information perceptive visuelle est défaillante, on imagine bien qu’il va être difficile à l’enfant d’associer graphènes et phonèmes et d’entrer dans la lecture …

Enfin, ce qui me paraît primordial de comprendre en premier lieu avec la proprioception, c’est que le cerveau ne peut fonctionner au maximum de ses capacités que si les informations venant de ses sens, et notamment de la proprioception, se recoupent. Sinon, le cerveau sera perpétuellement en état de vigilance, de « stress », pour vérifier les informations et assurer la survie : ne pas tomber, ne pas se cogner, etc…

L’exemple, le plus simple, pour décrire cet état est celui du lecteur assis près d’une fenêtre dans un train à l’arrêt. Le train est à l’arrêt ; les pieds, l’oreille interne et les yeux envoient l’information que le corps ne bouge pas, le lecteur peut se concentrer sur son livre. Tout à coup, le train sur la voie d’à côté se met lentement en mouvement ; la vision périphérique du voyageur (information proprioceptive) a capté le mouvement de manière inconsciente et envoie ce signal au cerveau, alors que les pieds et l’oreille interne continuent d’envoyer le signal de l’immobilité du corps. Le cerveau ne comprend plus la situation et  le lecteur va se sentir obligé de quitter son livre pour vérifier la véracité de ses informations.

Et bien, le cerveau d’un enfant souffrant d’un dysfonctionnement proprioceptif sera dans cet état de vigilance, en permanence. Dans ces conditions, comment le cerveau peut-il se concentrer sur des choses aussi dérisoires et aussi peu utiles à la survie que ce qu’essaie d’enseigner le professeur ?

Note 2 : image issue du site dysproprioception.



La proprioception, un sixième sens trop souvent négligé

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proprioception indispensable à l'équilibre

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Toujours dans l’optique de mieux comprendre ce qu’est la proprioception, je vous invite à écouter sur Ici Radio-Canada l’intervention de Denis Fortier, physiothérapeute (équivalent de masseur-kinésithérapeute en France), le samedi 9 mai 2015 (émission passionnante !). Cliquez sur l’image ci-dessous et attendez quelques instants le démarrage de son intervention (qui commence à 15h 48 et dure 8 minutes 40)

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Santé  La proprioception

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Vous pouvez aussi visiter la page de la rubrique santé de Ici Radio Canada sur ce sujet :  La proprioception, un sixième sens trop souvent négligé

Enfin, je vous invite vivement  à lire sur le blog de Denis Fortier, l’ article : La proprioception, un 6e sens qui pourrait vous être fort utile

Extrait :

Bien entendu, nous connaissons tous l’existence de nos cinq sens: l’ouïe, l’odorat, le toucher, la vision et le goût. Or, il en existe un autre que nous utilisons constamment: la proprioception. Celui qui pourrait être qualifié de 6e sens demeure trop souvent méconnu malgré le fait qu’il nous permette d’améliorer plusieurs aspects de nos mouvements [...]La proprioception nous est indispensable, notamment lors des déplacements ainsi que pour assurer la coordination de nos mouvements. Elle se compare à un GPS  qui nous permet de percevoir à chaque instant la position exacte de notre corps en 3 dimensions. Une bonne proprioception nous permet d’écrire lisiblement, de marcher en ligne droite, de danser en suivant le rythme de la musique et de bien performer lors d’une activité physique. [...] Pour arriver à représenter en temps réel la position de notre corps en trois dimensions comme un GPS pourrait le faire, la proprioception a recours à un système de référence, comme Google exploite ses cartes routières. Celle de la proprioception se nomme le schéma corporel et constitue une représentation mentale du corps humain. Le schéma corporel est élaboré durant l’enfance et il est constamment mis à jour en fonction de ce que nous faisons et de ce que nous subissons comme une blessure, un changement de poids, une poussée de croissance à l’adolescence, etc. Or, il arrive que le schéma corporel soit biaisé, comme s’il devenait moins fidèle à la réalité et perdait en précision. [...]

Extrait de son intervention radio :

La proprioception fait appel à la plasticité du cerveau, sa capacité d’adaptation aux changements. En ce sens, la proprioception est un sens supérieur dans la hiérarchie.

 

Note : photo de présentation issue de la page de Ici Radio Canada

Note : Cette rubrique m’a permis de mieux comprendre un des éléments du traitement proprioceptif dont je ne saisissais pas vraiment l’importance et l’intérêt : le maintien des postures. En effet, la proprioception faisant appel à la plasticité cérébrale, maintenir de bonnes postures peut permettre de se constituer une meilleure « carte en 3D de son corps » soit un bien meilleur schéma corporel.




Archives pour la catégorie SDP/dysproprioception

A la recherche du sixième sens

A la différence des cinq sens « classiques », qui ont pour fonction de sonder notre environnement, le sixième sens se tourne vers l’intérieur du corps. Comme l’explique cette vidéo proposée par CNRS Le Journal, la proprioception, sens de l’équilibre, de la position et de l’adresse, joue un rôle fondamental dans tous nos mouvements. Les recherches faites dans ce domaine peuvent aider les personnes souffrant de troubles de la posture et de la motricité.
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http://www.dailymotion.com/video/x3yftxg

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Note : Si la proprioception a un tel impact sur le lancer de sportifs de haut niveau, on peut  imaginer  l’impact d’une dysfonction de ce sens sur un geste aussi précis que l’écriture. Et c’est ainsi que la mauvaise localisation proprioceptive de la main et des doigts, le mauvais contrôle de la motricité fine et la mauvaise localisation visuelle du tracé aboutissent à une dysgraphie :

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CM2 sans adaptation

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Proprioception, SED et SDP

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Proprioception, SED et SDP dans Dys logo_Ehlers-Danlos_mini

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SED

Quel est ce nouvel acronyme vous demandez-vous ?

SED = Syndrome d’Ehlers Danlos

Pourquoi l’évoquer sur ce blog dont l’objet est maintenant le SDP (Syndrome de Dysfonctionnement Proprioceptif ou de Déficience Posturale) ?

Il y a quelques temps, j’ai été contactée par une personne qui est atteinte d’un SED, ainsi que ses enfants aussi diagnostiqués Dys.  Elle me demandait pourquoi je n’abordais pas le sujet du Syndrome d’Ehlers Danlos sur mon blog alors que, d’après elle, des spécialistes du SED estiment que 70% des enfants dyslexiques souffriraient en fait d’un SED. Je lui ai répondu que je n’avais jamais entendu parlé de ce syndrome et que je n’abordais sur mon blog que de ce dont était atteint mon fils car je connaissais le sujet.

J’avoue que cette correspondante a piqué ma curiosité. Dans une étude, le Dr Quercia avait rapporté que 100% des enfants dyslexiques qu’il avait examinés présentaient un dysfonctionnement proprioceptif, alors quelle pouvait être cette autre pathologie qui, d’après cette personne, était aussi responsable de troubles dys ?

Je suis donc allée explorer le site du Pr Hamonet  (grand spécialiste français de cette pathologie) et le très intéressant site du GERSED (Groupe d’ Etude et de Recherche sur le Syndrome d’Ehlers Danlos). Je reconnais avoir été assez troublée par ma visite sur ces sites tant j’avais l’impression d’y retrouver toutes les caractéristiques du SDP, que ce soit dans la liste des symptômes ou  dans l’importance de la prévalence de la pathologie dans les fratries étudiées (et aussi sûrement car j’y retrouvais une foule de petits maux familiaux). La symptomatologie du SED semblait juste plus riche, plus large et l’expression des symptômes beaucoup plus sévère que dans le SDP, pouvant aller jusqu’à obliger les personnes atteintes à vivre en fauteuil roulant.

En y regardant de plus près, je me suis dit que cette similitude n’avait finalement rien d’extraordinaire puisque le SED se manifeste entre autres par une dysproprioception sévère, comme l’explique le Pr Hamonet dans cet article  ou dans le compte rendu du 2° colloque international sur les traitements du SED :


« Une maladie diffuse de tous les organes » : Ehlers-Danlos par le professeur Claude Hamonet

Pour commencer, cette maladie doit son nom à deux chercheurs : l’un danois, Edvard Ehlers, l’autre français, Alexandre Danlos. Elle est d’origine génétique et héréditaire, autrement dit, « elle se transmet du parent à l’enfant et si l’un des deux parents l’a, tous les enfants l’auront », détaille Claude Hamonet. Il est difficile de la définir tant ses manifestations sont nombreuses, mais « si l’on cherche une définition générale, c’est une atteinte du tissu conjonctif, c’est-à-dire de l’armature de notre corps : le collagène. Lorsqu’on souffre du syndrome, les tissus sont moins solides, ils ont perdu leurs caractéristiques mécaniques : par exemple, lorsqu’on étire la peau, ils ne se remettent pas en place. C’est une maladie diffuse de tous les organes et un trouble de la proprioception

La proprioception est notre capacité à nous percevoir nous-même, à savoir si l’on a chaud, froid, si notre vessie est pleine ou si notre corps tient en équilibre. Mais chez les personnes atteintes, « il y a un désordre, une anarchie, poursuit le professeur Hamonet. Ces sensations sont déformées car les capteurs qui se trouvent dans les tissus envoient des informations faussées : perceptions trop fortes, trop faibles, absentes ou simplement différentes de chez les autres. » 

 

« Le Professeur Roland Jaussaud, de Nancy, a très largement, avec brio, montré le rôle du déficit proprioceptif dans le SED. Ce terme de proprioception concerne aussi bien sur le sens de la position, du mouvement, des contacts physiques (y compris thermiques), de son propre poids [...] que les sensations venant des organes internes (estomac, vessie) mais aussi les informations venant d’un environnement proche (auditives, visuelles, olfactives, vestibulaires pour positionner le corps par rapport aux trois plans de l’espace, ou encore linguo-bucco-dentaires qui jouent un rôle déterminant dans la posture de la tête et du corps tout entier). [...] Avec le SED, ce concept de proprioception, inventé par Sherrington, prend un sens concret, véritable sixième sens et donne une unicité au tableau clinique d’une maladie qui déroutait les médecins par son polymorphisme symptomatique. Mieux que cela, la mise en évidence d’un mécanisme proprioceptif trace une voie thérapeutique qui a déjà fait ses premières preuves. »

Le Pr R. Jaussaud, qui étudie le rôle de la proprioception dans le SED, fait même un lien direct entre SED et SDP  dans une de ses conférences :

« La sémiologie de la Déficience Posturale est exactement la même que celle du Syndrome d’Ehlers Danlos à savoir : Consécutif à une altération de l’équilibre tonique et postural liée à une atteinte du système de réception, de transmission et de traitement de l’information proprioceptive et visuelle. [...] Tous les SED ont un Syndrome de Déficience Posturale (SDP), il faut donc en rechercher un à chaque diagnostic. L’hyperlaxité en elle-même n’est pas une pathologie mais une qualité de tissu. Les personnes hyperlaxes qui souffrent ont un SDP couplé à leur hyperlaxité. [...] Le Syndrome de Déficience Posturale (commun à tous les patients Ehlers Danlos) est une altération de l’équilibre tonique et postural liée à une atteinte du système de réception, de transmission et de traitement de l’information proprioceptive et visuelle.

Ce que je trouve intéressant, c’est que les patients atteints d’un SED présentent des profils cognitifs hors norme, souvent un haut potentiel intellectuel auquel s’associent des troubles cognitifs (mémoire, attention, orientation), de l’hyperactivité ou des troubles autistiques (notamment un lien avec le syndrome d’Asperger). Au fait, ça ne vous rappelle pas la fameuse constellation des dys de Michel Habib ?

On peut lire dans une déclaration des médecins spécialistes du SED (Le SEDACTION), dans la description de la psychopathologie du SED ou dans celle des fonctions cognitives dans le SED :

« Certains points sont très importants et très mal connus : […]les troubles cognitifs (mémoire, attention,orientation) et certaines manifestations psychopathologiques dans lesquelles, le rôle des perturbations du sens proprioceptif, véritable sixième sens, est impliqué […] Informer largement l’Education nationale des besoins spécifiques des enfants avec une maladie d’Ehlers-Danlos en sachant qu’ils sont souvent « doués » ou «très doués » intellectuellement mais placés en situations de handicaps par des symptômes qui peuvent être combattus par une approche thérapeutique cohérente et intégrée avec l’activité scolaire. »

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« Les problèmes proprioceptifs, cognitifs et moteurs parmi d’autres, favorisent des comportements autistiques et d’hyperactivité. Ces problématiques illustrent le besoin de former également les psychologues et psychiatres à la clinique du SED, afin d’améliorer la précision diagnostique et intégrer les professionnels de la santé mentale à la prise en charge pluridisciplinaire de ces patients. »

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« Les altérations sont très fréquentes et cohabitent avec une intelligence habituellement très vive, corroborée par les scores de QI impressionnants[...] Le sens de l’observation, la rigueur et la logique du raisonnement, la précision du langage, la précocité chez le petit enfant sont d’observation courante. A tel point que ces performances intellectuelles constituent un élément en faveur du diagnostic.

Ces capacités de l’intelligence peuvent être entravées par les difficultés cognitives venant gêner les apprentissages scolaires.

C’est le cas de la mémoire de travail avec un oubli à mesure qui oblige, par exemple, de relire la totalité d’un chapitre interrompu, quelques instants pour retrouver le cours du récit.

Les troubles de l’attention sont principalement induits par le foisonnement des idées qui favorise le passage du « coq à l’âne » avec abandon d’une idée pour une autre, ce qui rend les conversations avec l’entourage parfois déconcertantes.[...]

La concentration s’en ressent, surtout dans les périodes de fatigue importante.

L’orientation dans le temps et l’organisation (fonctions prospectives) est laborieuse et fait appel à des supports matériels écrits.

Le sens de l’orientation est habituellement décrit par les patients et leur entourage comme catastrophique.[...]

Sur le plan comportemental, ces particularité cognitives conduisent à un état très actif, voire hyperactif.

L’émotivité est accentuée, du moins dans ses expressions somatiques, [...]« 

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En résumé, le SED c’est, entre autres, un important dysfonctionnement proprioceptif auquel s’associent des particularités et des troubles cognitifs (tiens donc ! ;) ). Mais le SED et le SDP sont-ils deux pathologies totalement  distinctes ? On pourrait le penser si on se réfère à certaines descriptions du SED qui en parlent comme d’ une maladie rare et qui exposent un tableau clinique présentant un handicap sévère. Cependant, certains spécialistes du SED estiment aujourd’hui que c’est une pathologie fréquente, très largement sous diagnostiquée du fait de sa méconnaissance et pour laquelle il existerait de nombreuses formes frustres ou incomplètes. Dans ses dernières interventions, le Pr Hamonet estime à plus d’un million* le nombre de personnes atteintes du SED en France et considère le SED comme un problème de santé publique majeur (Ref : ici ou ) :

Un million. Ce serait le nombre de personnes atteintes du syndrome d’Ehlers-Danlos en France, selon Claude Hamonet, spécialiste de la maladie depuis 18 ans. Un chiffre qui nous amène à penser qu’il ne s’agit pas vraiment d’une maladie rare. « Contrairement à ce qu’on entend, elle est même très fréquente, explique notre professeur. Le vrai problème, c’est de pouvoir l’identifier, car personne ne la connaît et la plupart des médecins n’y pensent même pas… » 

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La prévalence du SDP  dans la population semble cependant beaucoup plus importante que celle du SED si on se réfère à cette étude du Dr Virlet qui a mis en évidence 13  SDP dans une population de 100 enfants tout venant, dont 11 avaient un trouble spécifique des apprentissages (alors qu’il n’y en avait aucun dans les enfants sans SDP).

Finalement, une quantité non négligeable de personnes diagnostiquées SDP est-elle en fait atteinte d’une forme frustre de  SED ? Le dysfonctionnement proprioceptif des autres patients SDP pourrait-il avoir différentes origines encore inconnues ? L’avenir et la recherche permettront sans doute de répondre à ces questions.

Il me semble évident que le rôle de la proprioception et les impacts d’une dysfonction de ce sens sont loin d’avoir livré tous leurs secrets, cette problématique demeure un vaste champ d’exploration pour la recherche. Celle-ci n’en est qu’à ses balbutiements et je gage que les années à venir nous permettront d’en comprendre toujours plus. Pour ma part,  je trouve ce sujet vraiment passionnant et vais continuer à partager sur ce blog mes découvertes le concernant. :)

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Note  : Photographie issue du site du GERSED

Note * : Le Pr Hamonet obtient ce chiffre en constatant que les rares généralistes formés au diagnostic du SED en détectent 5 à 10 dans leur patientèle et en l’extrapolant au nombre de médecins généralistes en France.

Pour aller plus loin  sur le SED :

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Interview du Pr Hamonet :

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En quoi consiste le travail d’un ophtalmologue posturologue ?

Je vais essayer de répondre le plus simplement possible à cette question qui m’a été posée…

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maddox poxtural

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Pour comprendre le travail de l’ophtalmologue posturologue il faut d’abord comprendre comment fonctionne la proprioception.

La proprioception, c’est notre sensibilité profonde, le sens qui nous permet de connaître à tout moment la position de notre corps dans l’espace. C’est notre capacité à nous percevoir nous-même, à savoir si  notre vessie est pleine ou si notre corps tient en équilibre. Il fonctionne avec des millions de petits capteurs sensoriels situés dans tous nos muscles (notamment les muscles oculomoteurs), dans la peau (notamment celle de la plante des pieds qui en est très riche), les tendons et les articulations. La proprioception joue un rôle important dans le maintien de nos postures et l’efficacité de nos mouvements. Elle permet aussi de localiser les informations visuelles et auditives et joue ainsi un rôle important dans la manière dont le cerveau va utiliser ces informations. Quand ce sens dysfonctionne, pour des raisons encore inconnues sauf dans le cas du Syndrome d’Ehlers Danlos, on trouve des atteintes dans trois domaines où intervient la proprioception :

-des troubles posturaux (le sujet croit qu’il est droit alors qu’il est de travers)

-des troubles de la localisation spatiale (qui entraîne des maladresses, des sensations de vertige)

-des troubles perceptifs (notamment visuels et auditifs à l’origine de troubles cognitifs).

Pour mettre en évidence une dysproprioception, le médecin va donc réaliser un bilan proprioceptif qui doit montrer des atteintes dans ces trois domaines. Son travail va ensuite consister en une « reprogrammation » de ce sens en agissant sur différents capteurs de manière à donner au cerveau de bonnes informations proprioceptives.

Il agit pour cela :

- sur les capteurs des muscles oculaires pour une remise en tension de ces muscles par le port de prismes dans des lunettes.

- sur les capteurs de la plante des pieds en modifiant la sensibilité plantaire par le port permanent de semelles proprioceptives (ou posturale). En modifiant la perception du sol, elles aident à ré-équilibrer le travail des muscles engagés dans la régulation de la posture.

-sur le capteur manducateur, dont le rôle est très important pour la posture, à l’aide de micro épaisseurs posées sur les dents (Alph) si l’examen montre une interférence entre les informations proprioceptives oculaires et les informations de la bouche portées par le même nerf, le trijumeau.

- et demande de pratiquer des exercices musculaires spécifiques  journaliers et le maintien de certaines postures afin d’harmoniser la fonction des chaînes musculaires.

Cette rééducation proprioceptive n’est pas une baguette magique qui va résoudre tous les problèmes immédiatement, surtout si le dysfonctionnement est important. C’est une reprogrammation longue qui va prendre plusieurs années et demander beaucoup de vigilance car la proprioception est un sens sensible à d’infimes variations (et la croissance des enfants va le mettre à rude épreuve).

En parallèle, il faudra continuer les autres rééducations : orthophonique, orthoptique si la dysproprioception a provoqué des troubles neurovisuels, etc. Ces rééducations s’avèreront plus efficaces car elles vont maintenant s’appuyer sur un terrain sensoriel de bonne qualité. De plus, les symptômes physiques liés à la dysproprioception vont petit à petit disparaître : maux de tête, de dos, de ventre, douleurs musculaires, maladresse, énurésie, encoprésie, etc. (selon les symptômes que présentait l’enfant).

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Note : La photographie ci-dessus représente le « test de Maddox postural », un des tests du bilan proprioceptif. Il consiste à montrer une lumière punctiforme aux 2 yeux, tout en transformant la lumière en un trait rouge horizontal pour l’un des 2 yeux. Il est fait dans différentes conditions de stimulation des capteurs posturaux (pieds, bouche, muscles spinaux, ..). Normalement le sujet doit voir le trait rouge exactement sur la lumière. Si ce n’est pas le cas, il peut s’agir soit d’une hétérophorie (tendance des 2 yeux à se séparer quand un des 2 yeux voit moins), soit d’un trouble central de la localisation spatiale de l’objet regardé (quand l’hétérophorie verticale est labile et varie en fonction du capteur postural stimulé). Ce test est un élément clinique  important pour apprécier la qualité de la proprioception oculaire et générale et le rôle des capteurs posturaux dans la régulation proprioceptive. Il permet aussi au médecin de contrôler que le bon « réglage » proprioceptif de l’enfant est trouvé, lorsque celui voit le trait rouge sur la lumière quel que soit le capteur stimulé (l’enfant signale alors avec le pouce que la ligne rouge du Maddox est exactement au centre de la lumière). Sources : ici et .

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maddox4

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SDP : Journal du traitement (VI)

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arc en ciel 2

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« Après la tempête vient l’éclaircie. »

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Le trimestre vient de se terminer et voici pour moi le moment venu de partager mon journal du traitement proprioceptif de Marc. Rappelez-vous, lors de mon dernier billet sur le sujet, nous étions entrés dans une zone de turbulence et tout devenait à nouveau difficile pour lui. Nous attendions un rendez-vous avec son médecin pour faire un point sur ses difficultés et sur son traitement. Voici donc la suite des aventures de notre « Tidys » et son SDP :

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Journal du traitement : Janvier 2016 / Avril 2016

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Je partage aussi son bulletin  qui montre une amélioration de sa concentration en classe et  un niveau qui s’est  maintenu. Comme je l’ai analysé dans mon journal ci-dessus, je ne l’évoquerai pas plus longuement ici :

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capture bulletin 5° tri2

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Note : Vous pouvez lire l’intégralité de ce journal dans la catégorie : Journal du traitement. S’agissant d’un journal personnel, il est évident qu’il n’est pas libre de droit et qu’il ne peut être copié sur aucun autre site. Merci.

Dyslexie et nouvelles approches thérapeutiques

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Voici une émission suisse très intéressante, consacrée à la dyslexie, qui aborde les nouvelles approches thérapeutiques parmi lesquelles la rééducation des saccades oculaires avec le port de lunettes à prismes. On y voit sans doute possible le travail d’un ophtalmoposturologue :)   . De la minute 20’30 à 25′ (Clic sur l’image) :

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Dyslexie et prismes

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A noter que le Dictionnaire visio-sémantique de Martine  Jiménez, dont il est question dans le reportage, est disponible sur le site GRe 10 et son « petit frère » GRe10mj (clic sur les images) :

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Orthographe illustrée dans Images mentales allumer

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écolier

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Effet Mc Gurk / Dyslexie / Proprioception

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effet mac gurck

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effet mc glurk

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L’effet Mc Gurk, vous connaissez ? C’est une illusion, non pas d’optique, mais auditive. Elle montre à quel point notre cerveau se sert non seulement de ce qu’il entend, mais également de ce qu’il voit pour construire une perception auditive. Et dans le cas des mots prononcés, ce que l’on voit c’est la bouche de la personne qui prononce ces mots.

Or si une personne dit «ba», mais que l’on remplace l’image vidéo de sa bouche par une où il dit «ga», l’image impose à notre cerveau le son «da» et ce, même si l’audio (qui dit «ba») n’a pas changé. Mieux: le seul fait de détourner le regard et de ne plus regarder la bouche nous fait à nouveau entendre le son «ba»!  (Attention, vous ne percevrez pas l’effet Mc Gurk si vous souffrez d’une dysproprioception ;) )

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Au cours de la vidéo ci-dessous, le professeur Lawrence Rosenblum, qui a beaucoup étudié le phénomène, produit le même son “BA” dans une séquence vidéo correspondant au bon mouvement de sa bouche (lèvre jointe qui se décolle rapidement), alors que ce même son semblera être “FA” avec une séquence visuelle du mouvement de sa bouche correspondant au son “FA” (lèvre inférieure qui passe sous les dents supérieure), alors qu’en réalité c’est toujours le son « BA » . L’illusion est si puissante, que même si notre cerveau sait que c’est une illusion, nous ne pourrons toujours pas entendre la vérité, sauf si nous fermons nos yeux…
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Le plus étonnant est sans doute que des enfants qui ne parlent pas encore soient sensibles à cet effet. Une publication de 1997 montre par exemple l’effet McGurk chez des enfants de 5 mois seulement (Rosenblum, L.D. ; Schmuckler, M.A. ; Johnson, J.A.(1997) The Mc Gurk effect in infants. Perceptions & Psychophysics, 59(3), 347-357).
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L’effet McGurk (McGurk et MacDonald, 1976), est un phénomène illusoire perceptif qui montre une interférence entre l’audition et la vision lors de la perception de la parole. Cet effet suggère une multimodalité de la perception de la parole. L’effet McGurk  se produit lorsque la vision et l’audition fournissent des signaux de parole discordants. Deux types de phénomènes découlent de cette perception erronée : la fusion et la combinaison (vous pourrez en lire plus sur Wikipédia).
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EFFET Mc GURK ET DYSLEXIE

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Un effet McGurk classique consiste à entendre la syllabe /ta/ alors que le locuteur a prononcé /ga/ mais que l’auditeur le voit en train de prononcer /pa/. Cet effet, très robuste chez le sujet normal, a été retrouvé altéré chez le sujet dyslexique, suggérant un déficit de l’intégration multisensorielle. En effet, les dyslexiques, au lieu de l’illusion perceptive normale, ont tendance à prononcer le son perçu visuellement sur le visage du locuteur (Hayes et coll., 2003)*

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L’ effet McGurk a été étudié chez des adultes dyslexiques et normo-lecteurs (9 adultes gardant des  séquelles de dyslexie et 10 adultes normo-lecteurs (K. Giraud, M. Habib, C. Liégeois-Chauvel, 2004)**. Cette étude a montré que dans des conditions incongruentes, il y a moins de combinaisons ou de fusions chez les dyslexiques. Cette étude conclut à un déficit d’intégration intermodale chez le dyslexique.

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L’effet McGurk a été étudié chez un groupe de dyslexiques âgés de dix ans et chez deux groupes de normo lecteurs. Pour les stimulus audio-visuels non congruents, les dyslexiques présentent moins d’effet McGurk que les normo lecteurs de même âge mais ne se différencient pas des sujets normo lecteurs de même âge de lecture. L’ensemble des résultats plaide en faveur d’un retard dans la trajectoire développementale des dyslexiques (Mireille Bastien-Toniazzo, Aurélie Stroumza and Christian Cavé,2009)***.

 

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LES FONDEMENTS DE LA THÉORIE PROPRIOCEPTIVE ****
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Dès la naissance, les informations provenant des différents organes des sens tels que la vue, l’ouïe et le toucher doivent être organisées de façon synchrone pour être cohérentes avec les données de l’environnement immédiat, ce qui permet au cerveau d’élaborer des fonctions de haut niveau, dites exécutives, telles que l’attention et la mémoire.
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Comme le démontrent les expérimentations ci-dessus, les possibilités de conflits sensoriels existent dès le plus jeune âge, puisque nos sens sont faillibles et peuvent présenter des biais perceptifs importants qui dépendent de multiples facteurs, en particulier d’un trouble de la proprioception.

Chez l’enfant souffrant de troubles d’apprentissage, notamment de dyslexie, une incohérence entre les différents canaux d’informations sensorielles résulterait du nombre trop important d’erreurs causées par un trouble de la proprioception. Dès lors, ces nombreux biais perceptifs affecteraient le traitement de ces informations, leur automatisation par le cerveau et l’élaboration des fonctions de haut niveau comme la mémoire et l’attention.
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LE RÔLE  DE LA PROPRIOCEPTION DANS L’ ÉLABORATION DU LANGAGE*****
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Des études récentes montrent que pour apprendre à parler, il doit y avoir un synchronisme entre les informations sensorielles perçues par nos différents organes des sens. Ainsi, la relation entre les sons entendus (audition), les mouvements vus sur les lèvres (vision) et la sensation interne des mouvements de la langue et des lèvres (kinesthésie) doit être parfaitement cohérente pour que le cerveau puisse interpréter le langage. Si la dysproprioception (malfonctionnement de la perception de son propre corps) survient très tôt dans le développement de l’enfant, elle risque d’entraver le bon déroulement des séquences posturo-motrices et d’engendrer de nombreux conflits sensoriels, mettant ainsi en péril plusieurs apprentissages, comme c’est le cas pour celui du langage.
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Dans la vidéo suivante, le Dr Quercia explique l’importance d’avoir des informations sensorielles congruentes pour obtenir une réponse optimale des neurones et quel peut être le rôle de la proprioception dans la genèse des troubles phonologiques du dyslexique (particulièrement de la minute 2’25 à 4’40  et 6’50 à 8’50) :
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Sources : 

* = http://www.ipubli.inserm.fr/bitstream/handle/10608/110/?sequence=28   (p 470)

** = http://www.resodys.org/IMG/pdf/blri13mhabib.pdf (diapos 6 à 11)

*** = Audio-Visual Perception and Integration in Developmental Dyslexia: An Exploratory Study Using the McGurk Effect (Current Psychology Letters, Mireille Bastien-Toniazzo, Aurélie Stroumza and Christian Cavé, Vol. 25, Issue 3, 2009 )

****AÉPQ (Guylaine Bédard, Joël Lemaire, Vol 52, N°1/hiver 2014) : « Mieux comprendre la dyslexie »

*****Postura : Traitement de la dysphasie et du retard de langage chez l’enfant 

 

Note 1 : Lire  aussi pour plus de détails sur l’effet Mc Gurk  l’ article  « Les illusions McGurk dans la parole : 25 ans de recherches«  (C.Colin, M.Radeau; L’ année psychologique, Année 2003 Volume 103 Numéro 3 pp. 497-542).

Note 2 : Lire aussi « Comment traiter la dyslexie: le traitement proprioceptif » de Joël Lemaire pour plus de détails sur l’effet Mc Glurk et sur le rapport entre dyslexie et  proprioception.

Note 3 : Comme pour les enfants dys, l’effet Mc Glurk est réduit pour les enfants autistes (diapo 17 et 18 de la conférence : « Comment les enfants avec autisme perçoivent-ils le monde ? » )

 

Insuffisance de convergence et entrée posturale

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Insuffisance convergence image

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Dès l’entrée de Marc en petite section de maternelle, sa maîtresse nous avait signalé qu’il se tenait trop près de sa feuille quand il écrivait et nous avait recommandé de consulter un ophtalmologiste. Celui-ci avait vu Marc et conclut qu’il avait une acuité visuelle parfaite.

En moyenne section de maternelle, l’orthoptiste de la PMI nous avait signalé un défaut de convergence des yeux chez notre fils. Notre ophtalmo nous avait alors envoyé  chez une orthoptiste qui avait confirmé un défaut de convergence lié à l’œil droit  avec une amplitude de fusion qui restait suffisante,  elle avait estimé que Marc était encore trop jeune pour une rééducation. J’avais alors demandé à notre ophtalmo ce que pouvait entraîner un défaut de convergence des yeux, il m’avait répondu que Marc pourrait éventuellement fatiguer à l’école, qu’on verrait plus tard. Du coup, ce problème de convergence m’était apparu assez anodin et je l’avais complètement oublié. Malheureusement, notre ophtalmo oublia de nous envoyer recontrôler ce point plus tard, après une visite de contrôle effectuée au début de CP, avant que Marc ne s’enlise dans les difficultés scolaires…

Au troisième trimestre de CE1, les résultats de Marc s’effondrent. Il se plaint de maux de tête, a souvent les yeux rouges, son écriture est devenue complètement illisible. Les résultats aux évaluations nationales sont catastrophiques, notamment en mathématiques.

Dès la rentrée de CE2, la maîtresse s’alarme des difficultés de Marc en classe, mais aussi au niveau psychomoteur (il se cogne dans les portes, tombe facilement, semble chercher son équilibre lorsqu’il court).  Je pense alors à ce problème de convergence détecté petit, que j’avais oublié n’en ayant pas compris les possibles implications. Je cherche sur Internet quelles peuvent en être les conséquences et je découvre alors une liste de symptômes qui correspondent exactement aux difficultés de Marc, concernant plus globalement les troubles neurovisuels.

Je revois donc notre ophtalmo et l’orthoptiste précédemment consultée qui lui trouve un défaut majeur de la convergence des yeux avec diplopie, des troubles de la poursuite oculaire et des saccades. Elle débute une rééducation et s’interroge dès ce moment sur un possible SDP (syndrome de dysfonctionnement proprioceptif). Quand la rééducation de la convergence est terminée, l’équipe de Pluradys qui suit maintenant Marc nous envoie consulter une autre orthoptiste spécialisée en neurovision. Malheureusement, Marc ne progresse pas comme prévu dans les rééducations et nous devons même arrêter neurovision et ergothérapie (où il travaillait sur ses troubles visio-spatiaux) car la convergence des yeux n’a même pas tenu 6 mois et Marc fatigue trop vite . Nous retournons donc voir la première orthoptiste pour retravailler la convergence des yeux et celle-ci nous parle à nouveau d’un SDP probable chez Marc. Quand la convergence des yeux est à nouveau de bonne qualité, nous reprenons la rééducation en neurovision et, dans le même temps, l’équipe de Pluradys nous recommande aussi de faire réaliser à Marc un bilan proprioceptif. La suite, vous la connaissez, nous rencontrons le Dr Quercia qui diagnostique un SDP et nous commençons un traitement proprioceptif que je relate sur ce blog.

 

Pourquoi revenir sur cet épisode ? Car au fil de mes recherche sur le Net, j’ai découvert un diaporama fort intéressant sur le site Orthoptie.net dont le sujet porte sur : « Insuffisance de convergence et entrée posturale ». Il s’agit d’une étude portant sur un nombre restreint d’enfants, le nom de la personne qui l’a réalisée n’apparaît pas et il manque la page concernant la bibliographie, mais je  trouve ce diaporama vraiment intéressant et là encore, l’hypothèse proprioceptive cadre parfaitement avec les résultats de cette étude dont voici la conclusion :

 

La dimension des échantillons (12 enfants) réduit la portée de cette étude. Il n’en demeure pas moins vrai que l’on a noté un lien entre une modification posturale et l’insuffisance de convergence. Le but ici n’est pas de l’expliquer. Cette étude permet une nouvelle fois d’interpeller ma profession et nos prescripteurs sur l’ intérêt de s’informer sur le Syndrome de Déficience Posturale.
Nous savons que l’insuffisance de convergence fait partie des symptômes visuels du SDP (1) .
Dés lors, on peut se poser la question : le traitement des troubles des vergences relève-t-il uniquement du ressort de l’orthoptie « classique »?
Il est décrit également que tous les enfants dyslexiques présentent un SDP. (7)
De la même façon, proposons aux enfants dyslexiques qui présentent des signes d’insuffisance des vergences une rééducation orthoptique ciblée avec en tête l’existence d’entrées posturales pouvant perturber (ou améliorer) nos résultats. Établissons un dialogue entre thérapeutes qui ont pour but la régulation posturale.
C’ est en partageant nos observations cliniques et en recoupant nos travaux que nous ferons valider l’idée d’un parcours nécessairement pluridisciplinaire.

 

 

Voici le diaporama en question (Clic sur l’image) :

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Insuffisance convergence

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Note 1 : La photographie du petit garçon présentant un problème de convergence provient du « dossier SDP en images » d’un numéro des Cahiers d’Ophtalmologie : .

Note 2 : Nous avons vu deux orthoptistes différentes car la première ne faisait que de l’orthoptie « classique » et la deuxième que de la « neurovision ».

 

Naissance d’un groupe de parole sur le SDP et le traitement proprioceptif

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Naissance d'un groupe de parole sur le SDP et le traitement proprioceptif dans SDP/dysproprioception groupe-facebook

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Comme annoncé précédemment, je vais franchir un nouveau cap en créant un groupe de discussion privé sur Facebook, ouvert aux parents d’enfants qui suivent un traitement proprioceptif, afin d’échanger autour de ce sujet qui me passionne. Ce traitement émergent, ayant à ce titre ses limites, est long et exigeant. Il demande énormément de vigilance et toute négligence se paie rapidement car le SDP ne manque pas de nous rappeler à l’ordre. Nous pouvons observer des progrès fulgurants, puis un détail nous échappe (lunettes mal réglées, semelles devenues trop petites, chaussures inadaptées, dent qui tombe, etc.) et les troubles reviennent (le fameux effet papillon du SDP). C’est pourquoi j’ai créé ce groupe, afin d’inviter ceux qui ont entrepris cette rééducation (ou qui désirent l’entreprendre) à échanger sur les progrès, mais aussi les erreurs et régressions de leurs enfants, afin que nous puissions nous soutenir mutuellement dans la durée. Ensemble, nous serons plus forts ! Pour plus d’intimité, ce groupe restera en mode « fermé » (Tout le monde peut trouver le groupe et en voir les membres. Seuls les membres peuvent voir les publications). Je demanderai à toute personne désirant adhérer au groupe de se présenter et de décrire rapidement son parcours vis-à-vis du traitement proprioceptif. Les échanges devront évidemment se faire dans le respect de chacun. Merci de m’envoyer un petit message pour m’expliquer rapidement vos motivations. (Clic sur l’image).

 

 

groupe facebook

 

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