SDP : Journal du traitement (VI)

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arc en ciel 2

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« Après la tempête vient l’éclaircie. »

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Le trimestre vient de se terminer et voici pour moi le moment venu de partager mon journal du traitement proprioceptif de Marc. Rappelez-vous, lors de mon dernier billet sur le sujet, nous étions entrés dans une zone de turbulence et tout devenait à nouveau difficile pour lui. Nous attendions un rendez-vous avec son médecin pour faire un point sur ses difficultés et sur son traitement. Voici donc la suite des aventures de notre « Tidys » et son SDP :

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Journal du traitement : Janvier 2016 / Avril 2016

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Note : Vous pouvez lire l’intégralité de ce journal dans la catégorie : Journal du traitement. S’agissant d’un journal personnel, il est évident qu’il n’est pas libre de droit et qu’il ne peut être copié sur aucun autre site. Merci.



Dyslexie et nouvelles approches thérapeutiques

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Voici une émission suisse très intéressante, consacrée à la dyslexie, qui aborde les nouvelles approches thérapeutiques parmi lesquelles la rééducation des saccades oculaires avec le port de lunettes à prismes. On y voit sans doute possible le travail d’un ophtalmoposturologue :)   . De la minute 20’30 à 25′ (Clic sur l’image) :

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Dyslexie et prismes

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A noter que le Dictionnaire visio-sémantique de Martine  Jiménez, dont il est question dans le reportage, est disponible sur le site GRe 10 et son « petit frère » GRe10mj (clic sur les images) :

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Orthographe illustrée dans Images mentales allumer

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écolier

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Archives pour la catégorie SDP/dysproprioception

Effet Mc Gurk / Dyslexie / Proprioception

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effet mac gurck

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effet mc glurk

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L’effet Mc Gurk, vous connaissez ?

C’est une illusion, non pas d’optique, mais auditive. Elle montre à quel point notre cerveau se sert non seulement de ce qu’il entend, mais également de ce qu’il voit pour construire une perception auditive. Et dans le cas des mots prononcés, ce que l’on voit c’est la bouche de la personne qui prononce ces mots.

Or si une personne dit «ba», mais que l’on remplace l’image vidéo de sa bouche par une où il dit «ga», l’image impose à notre cerveau le son «da» et ce, même si l’audio (qui dit «ba») n’a pas changé. Mieux: le seul fait de détourner le regard et de ne plus regarder la bouche nous fait à nouveau entendre le son «ba»!  (Attention, vous ne percevrez pas l’effet Mc Gurk si vous souffrez d’une dysperception proprioceptive  ;) )

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Au cours de la vidéo ci-dessous, le professeur Lawrence Rosenblum, qui a beaucoup étudié le phénomène, produit le même son “BA” dans une séquence vidéo correspondant au bon mouvement de sa bouche (lèvre jointe qui se décolle rapidement), alors que ce même son semblera être “FA” avec une séquence visuelle du mouvement de sa bouche correspondant au son “FA” (lèvre inférieure qui passe sous les dents supérieure), alors qu’en réalité c’est toujours le son « BA » . L’illusion est si puissante, que même si notre cerveau sait que c’est une illusion, nous ne pourrons toujours pas entendre la vérité, sauf si nous fermons nos yeux…
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Le plus étonnant est sans doute que des enfants qui ne parlent pas encore soient sensibles à cet effet. Une publication de 1997 montre par exemple l’effet McGurk chez des enfants de 5 mois seulement (Rosenblum, L.D. ; Schmuckler, M.A. ; Johnson, J.A.(1997) The Mc Gurk effect in infants. Perceptions & Psychophysics, 59(3), 347-357).
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L’effet McGurk (McGurk et MacDonald, 1976), est un phénomène illusoire perceptif qui montre une interférence entre l’audition et la vision lors de la perception de la parole. Cet effet suggère une multimodalité de la perception de la parole. L’effet McGurk  se produit lorsque la vision et l’audition fournissent des signaux de parole discordants. Deux types de phénomènes découlent de cette perception erronée : la fusion et la combinaison (vous pourrez en lire plus sur Wikipédia).
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EFFET Mc GURK ET DYSLEXIE

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Un effet McGurk classique consiste à entendre la syllabe /ta/ alors que le locuteur a prononcé /ga/ mais que l’auditeur le voit en train de prononcer /pa/. Cet effet, très robuste chez le sujet normal, a été retrouvé altéré chez le sujet dyslexique, suggérant un déficit de l’intégration multisensorielle. En effet, les dyslexiques, au lieu de l’illusion perceptive normale, ont tendance à prononcer le son perçu visuellement sur le visage du locuteur (Hayes et coll., 2003)*

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L’ effet McGurk a été étudié chez des adultes dyslexiques et normo-lecteurs (9 adultes gardant des  séquelles de dyslexie et 10 adultes normo-lecteurs (K. Giraud, M. Habib, C. Liégeois-Chauvel, 2004)**. Cette étude a montré que dans des conditions incongruentes, il y a moins de combinaisons ou de fusions chez les dyslexiques. Cette étude conclut à un déficit d’intégration intermodale chez le dyslexique.

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L’effet McGurk a été étudié chez un groupe de dyslexiques âgés de dix ans et chez deux groupes de normo lecteurs. Pour les stimuli audio-visuels non congruents, les dyslexiques présentent moins d’effet McGurk que les normo lecteurs de même âge mais ne se différencient pas des sujets normo lecteurs de même âge de lecture. L’ensemble des résultats plaide en faveur d’un retard dans la trajectoire développementale des dyslexiques (Mireille Bastien-Toniazzo, Aurélie Stroumza and Christian Cavé,2009)***.

 

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LES FONDEMENTS DE LA THÉORIE PROPRIOCEPTIVE ****
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Dès la naissance, les informations provenant des différents organes des sens tels que la vue, l’ouïe et le toucher doivent être organisées de façon synchrone pour être cohérentes avec les données de l’environnement immédiat, ce qui permet au cerveau d’élaborer des fonctions de haut niveau, dites exécutives, telles que l’attention et la mémoire.
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Comme le démontrent les expérimentations ci-dessus, les possibilités de conflits sensoriels existent dès le plus jeune âge, puisque nos sens sont faillibles et peuvent présenter des biais perceptifs importants qui dépendent de multiples facteurs, en particulier d’un trouble de la proprioception.

Chez l’enfant souffrant de troubles d’apprentissage, notamment de dyslexie, une incohérence entre les différents canaux d’informations sensorielles résulterait du nombre trop important d’erreurs causées par un trouble de la proprioception. Dès lors, ces nombreux biais perceptifs affecteraient le traitement de ces informations, leur automatisation par le cerveau et l’élaboration des fonctions de haut niveau comme la mémoire et l’attention.
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LE RÔLE  DE LA PROPRIOCEPTION DANS L’ ÉLABORATION DU LANGAGE*****
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Des études récentes montrent que pour apprendre à parler, il doit y avoir un synchronisme entre les informations sensorielles perçues par nos différents organes des sens. Ainsi, la relation entre les sons entendus (audition), les mouvements vus sur les lèvres (vision) et la sensation interne des mouvements de la langue et des lèvres (kinesthésie) doit être parfaitement cohérente pour que le cerveau puisse interpréter le langage. Si la dysproprioception (malfonctionnement de la perception de son propre corps) survient très tôt dans le développement de l’enfant, elle risque d’entraver le bon déroulement des séquences posturo-motrices et d’engendrer de nombreux conflits sensoriels, mettant ainsi en péril plusieurs apprentissages, comme c’est le cas pour celui du langage.
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Dans la vidéo suivante, le Dr Quercia explique l’importance d’avoir des informations sensorielles congruentes pour obtenir une réponse optimale des neurones et quel peut être le rôle de la proprioception dans la genèse des troubles phonologiques du dyslexique (particulièrement de la minute 2’25 à 4’40  et 6’50 à 8’50) :
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Sources : 

* = http://www.ipubli.inserm.fr/bitstream/handle/10608/110/?sequence=28   (p 470)

** = http://www.resodys.org/IMG/pdf/blri13mhabib.pdf (diapos 6 à 11)

*** = Audio-Visual Perception and Integration in Developmental Dyslexia: An Exploratory Study Using the McGurk Effect (Current Psychology Letters, Mireille Bastien-Toniazzo, Aurélie Stroumza and Christian Cavé, Vol. 25, Issue 3, 2009 )

****AÉPQ (Guylaine Bédard, Joël Lemaire, Vol 52, N°1/hiver 2014) : « Mieux comprendre la dyslexie »

*****Postura : Traitement de la dysphasie et du retard de langage chez l’enfant 

 

Note 1 : Lire  aussi pour plus de détails sur l’effet Mc Gurk  l’ article  « Les illusions McGurk dans la parole : 25 ans de recherches«  (C.Colin, M.Radeau; L’ année psychologique, Année 2003 Volume 103 Numéro 3 pp. 497-542).

Note 2 : Lire aussi « Comment traiter la dyslexie: le traitement proprioceptif » de Joël Lemaire pour plus de détails sur l’effet Mc Glurk et sur le rapport entre dyslexie et  proprioception.

Note 3 : Comme pour les enfants dys, l’effet Mc Glurk est réduit pour les enfants autistes (diapo 17 et 18 de la conférence : « Comment les enfants avec autisme perçoivent-ils le monde ? » )

 

Insuffisance de convergence et entrée posturale

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Insuffisance convergence image

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Dès l’entrée de Marc en petite section de maternelle, sa maîtresse nous avait signalé qu’il se tenait trop près de sa feuille quand il écrivait et nous avait recommandé de consulter un ophtalmologiste. Celui-ci avait vu Marc et conclut qu’il avait une acuité visuelle parfaite.

En moyenne section de maternelle, l’orthoptiste de la PMI nous avait signalé un défaut de convergence des yeux chez notre fils. Notre ophtalmo nous avait alors envoyé  chez une orthoptiste qui avait confirmé un défaut de convergence lié à l’œil droit  avec une amplitude de fusion qui restait suffisante,  elle avait estimé que Marc était encore trop jeune pour une rééducation. J’avais alors demandé à notre ophtalmo ce que pouvait entraîner un défaut de convergence des yeux, il m’avait répondu que Marc pourrait éventuellement fatiguer à l’école, qu’on verrait plus tard. Du coup, ce problème de convergence m’était apparu assez anodin et je l’avais complètement oublié. Malheureusement, notre ophtalmo oublia de nous envoyer recontrôler ce point plus tard, après une visite de contrôle effectuée au début de CP, avant que Marc ne s’enlise dans les difficultés scolaires…

Au troisième trimestre de CE1, les résultats de Marc s’effondrent. Il se plaint de maux de tête, a souvent les yeux rouges, son écriture est devenue complètement illisible. Les résultats aux évaluations nationales sont catastrophiques, notamment en mathématiques.

Dès la rentrée de CE2, la maîtresse s’alarme des difficultés de Marc en classe, mais aussi au niveau psychomoteur (il se cogne dans les portes, tombe facilement, semble chercher son équilibre lorsqu’il court).  Je pense alors à ce problème de convergence détecté petit, que j’avais oublié n’en ayant pas compris les possibles implications. Je cherche sur Internet quelles peuvent en être les conséquences et je découvre alors une liste de symptômes qui correspondent exactement aux difficultés de Marc, concernant plus globalement les troubles neurovisuels.

Je revois donc notre ophtalmo et l’orthoptiste précédemment consultée qui lui trouve un défaut majeur de la convergence des yeux avec diplopie, des troubles de la poursuite oculaire et des saccades. Elle débute une rééducation et s’interroge dès ce moment sur un possible SDP (syndrome de dysfonctionnement proprioceptif). Quand la rééducation de la convergence est terminée, l’équipe de Pluradys qui suit maintenant Marc nous envoie consulter une autre orthoptiste spécialisée en neurovision. Malheureusement, Marc ne progresse pas comme prévu dans les rééducations et nous devons même arrêter neurovision et ergothérapie (où il travaillait sur ses troubles visio-spatiaux) car la convergence des yeux n’a même pas tenu 6 mois et Marc fatigue trop vite . Nous retournons donc voir la première orthoptiste pour retravailler la convergence des yeux et celle-ci nous parle à nouveau d’un SDP probable chez Marc. Quand la convergence des yeux est à nouveau de bonne qualité, nous reprenons la rééducation en neurovision et, dans le même temps, l’équipe de Pluradys nous recommande aussi de faire réaliser à Marc un bilan proprioceptif. La suite, vous la connaissez, nous rencontrons le Dr Quercia qui diagnostique un SDP et nous commençons un traitement proprioceptif que je relate sur ce blog.

 

Pourquoi revenir sur cet épisode ? Car au fil de mes recherche sur le Net, j’ai découvert un diaporama fort intéressant sur le site Orthoptie.net dont le sujet porte sur : « Insuffisance de convergence et entrée posturale ». Il s’agit d’une étude portant sur un nombre restreint d’enfants, le nom de la personne qui l’a réalisée n’apparaît pas et il manque la page concernant la bibliographie, mais je  trouve ce diaporama vraiment intéressant et là encore, l’hypothèse proprioceptive cadre parfaitement avec les résultats de cette étude dont voici la conclusion :

 

La dimension des échantillons (12 enfants) réduit la portée de cette étude. Il n’en demeure pas moins vrai que l’on a noté un lien entre une modification posturale et l’insuffisance de convergence. Le but ici n’est pas de l’expliquer. Cette étude permet une nouvelle fois d’interpeller ma profession et nos prescripteurs sur l’ intérêt de s’informer sur le Syndrome de Déficience Posturale.
Nous savons que l’insuffisance de convergence fait partie des symptômes visuels du SDP (1) .
Dés lors, on peut se poser la question : le traitement des troubles des vergences relève-t-il uniquement du ressort de l’orthoptie « classique »?
Il est décrit également que tous les enfants dyslexiques présentent un SDP. (7)
De la même façon, proposons aux enfants dyslexiques qui présentent des signes d’insuffisance des vergences une rééducation orthoptique ciblée avec en tête l’existence d’entrées posturales pouvant perturber (ou améliorer) nos résultats. Établissons un dialogue entre thérapeutes qui ont pour but la régulation posturale.
C’ est en partageant nos observations cliniques et en recoupant nos travaux que nous ferons valider l’idée d’un parcours nécessairement pluridisciplinaire.

 

 

Voici le diaporama en question (Clic sur l’image) :

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Insuffisance convergence

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Note 1 : La photographie du petit garçon présentant un problème de convergence provient du « dossier SDP en images » d’un numéro des Cahiers d’Ophtalmologie : .

Note 2 : Nous avons vu deux orthoptistes différentes car la première ne faisait que de l’orthoptie « classique » et la deuxième que de la « neurovision ».

 

Naissance d’un groupe de parole sur le SDP et le traitement proprioceptif

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Naissance d'un groupe de parole sur le SDP et le traitement proprioceptif dans SDP/dysproprioception groupe-facebook

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Comme annoncé précédemment, je vais franchir un nouveau cap en créant un groupe de discussion privé sur Facebook, ouvert aux parents d’enfants qui suivent un traitement proprioceptif, afin d’échanger autour de ce sujet qui me passionne. Ce traitement émergent, ayant à ce titre ses limites, est long et exigeant. Il demande énormément de vigilance et toute négligence se paie rapidement car le SDP ne manque pas de nous rappeler à l’ordre. Nous pouvons observer des progrès fulgurants, puis un détail nous échappe (lunettes mal réglées, semelles devenues trop petites, chaussures inadaptées, dent qui tombe, etc.) et les troubles reviennent (le fameux effet papillon du SDP).

C’est pourquoi j’ai créé ce groupe, afin d’inviter ceux qui ont entrepris cette rééducation (ou qui désirent l’entreprendre) à échanger sur les progrès, mais aussi les erreurs et régressions de leurs enfants, afin que nous puissions nous soutenir mutuellement dans la durée. Ensemble, nous serons plus forts !

Pour plus d’intimité, ce groupe restera en mode « fermé » (Tout le monde peut trouver le groupe et en voir les membres. Seuls les membres peuvent voir les publications). Je demanderai à toute personne désirant adhérer au groupe, de répondre aux trois petites questions qui leur seront posées dans le formulaire d’inscription de facebook.  Les échanges devront évidemment se faire dans le respect de chacun.  (Clic sur l’image).

 

 

groupe facebook

 

Vision, regulation posturale et double tâche chez les enfants dyslexiques

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vision double tâche

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Voici un diaporama très intéressant  qui fait un point sur l’état de la recherche concernant :  « Vision, régulation posturale et double tâche chez les enfants dyslexiques » par Maria Pia Bucci (Chargée de recherche, UMR1141, INSERM Paris Diderot Hôpital Robert Debré) . On peut noter que l’hypothèse proprioceptive s’inscrit sans aucun problème dans ce tableau …

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Voir aussi cet article sur les travaux de M.P. Bucci : Nouvelle étude : problèmes de mouvements oculaires chez les enfants dyslexiques

 

 

 

SDP : Journal du traitement (V)

 

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calme tempête

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Après le calme, la tempête …

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Le trimestre vient de se terminer et voici pour moi le moment venu de partager mon journal du traitement proprioceptif de Marc. Rappelez-vous, lors de mon dernier billet sur le sujet, je vous avais annoncé que nous avions enfin trouvé le rythme de croisière du traitement et traversé une année toute en progrès au cours de laquelle Marc n’avait pas rencontré l’épuisement habituel. Naïvement, je pensais que nous avions gagné la partie et avions terrassé notre vieil ennemi. Mais c’était oublier la virulence et la sournoiserie du SDP qui sait profiter de la moindre défaillance et s’insinuer dans la plus petite faille. Nous avons encore  pu vérifier, à nos dépends, l’importance d’un réglage parfait de tous les capteurs (yeux, pieds, bouche) pour que le traitement fonctionne …

Mais je vous laisse en juger (en jaune les dégradations dans les trois domaines touchés par la dysproprioception et en bleu les améliorations) :

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Journal du traitement :  Sept 2015/ Dec 2015

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J

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Note 1 : Je rappelle que Marc dispose d’une dictée à trous et son orthographe n’est pas évaluée autrement. En dehors de ça, il fait exactement les mêmes contrôles que les autres.

Note 2 : Vous pouvez lire l’intégralité de ce journal dans la catégorie : Journal du traitement. S’agissant d’un journal personnel, il est évident qu’il n’est pas libre de droit et qu’il ne peut être copié sur aucun autre site. Merci.

500 000 visiteurs !!!

500000 visiteurs*

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La barre des 500 000 visiteurs a été passée ce matin ! Youpi !!!

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1 252 000

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Il y aura bientôt trois ans, j’ouvrais ce petit blog pour partager les adaptations que je proposais à mon fils. Je n’y connaissais pas grand chose et n’imaginais pas qu’il prendrait cette ampleur. Il y a quelques mois, sur les conseils d’un de mes garçons, j’y ai associé une page sur Facebook afin de lui donner un peu plus de visibilité.  Je voudrais donc profiter de ce jour particulier pour vous remercier de votre fidélité et tout particulièrement ceux qui prennent le temps de me laisser un message sur le blog, ma boîte mail ou encore sur facebook. Ces encouragements étant importants pour trouver la motivation de continuer à alimenter ce blog (mais aussi, maintenant, la page facebook associée), activités très chronophages….

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fete_3_ans

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Pour fêter cet anniversaire, j’ai décidé de prendre un abonnement qui devrait le débarrasser de toutes les publicités qui le polluent beaucoup trop (je vais m’y atteler d’ici peu).

Enfin, je vais franchir un nouveau cap en créant un groupe de discussion privé sur Facebook, afin d’échanger autour du traitement proprioceptif ; thérapie émergente qui, comme vous avez pu le constater, m’intéresse vivement . En effet, ce traitement est long et astreignant, il demande énormément d’ énergie et toute négligence se paie rapidement car le SDP ne manque pas de nous rappeler à l’ordre. Nous pouvons observer des progrès fulgurants, puis un détail nous échappe (lunettes mal réglées, semelles devenues trop petites, chaussures inadaptées, dent qui tombe, etc.) et les troubles reviennent avec tout autant d’ampleur (le fameux effet papillon du SDP). C’est pourquoi, j’inviterai bientôt ceux qui ont décidé de le tenter à nous rejoindre, pour partager nos progrès, mais aussi nos déceptions, erreurs et retours en arrière afin de nous soutenir mutuellement dans la durée. Ensemble, nous serons plus forts !

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super tidys merci

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Traitement proprioceptif et écriture

Lorsque mon fils a commencé sa rééducation proprioceptive, un de mes grands espoirs avait été qu’elle l’aide à améliorer la qualité de son écriture, comme l’ indiquait le Dr Quercia dans une enquête réalisée auprès de 185 de ses patients et où 75% d’entre eux avaient constaté une amélioration de l’écriture de leur enfant après 12 mois de rééducation (clic pour lire le texte):

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graphique écriture

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Amélioration écriture

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Pour rappel, quand mon fils a commencé cette rééducation, ses cahiers ressemblaient à ça :

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CM2 sans adaptation

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C’est en voyant l’ampleur de sa dysgraphie, dans ses cahiers, que la médecin scolaire avait décidé du passage à l’ordinateur pour Marc, même si les bilans effectués en ergothérapie par celui-ci ne révélaient pas une dysgraphie de cette importance car il réussissait à beaucoup compenser sur le temps du bilan, dans le calme. Elle  s’était écrié « une dysgraphie pareille, mais qu’est-ce qu’on attend pour le passer sur ordinateur ? ». Nous avons débuté la rééducation proprioceptive et force m’a été de constater que les progrès ne sont pas venus dans l’année qui a suivi. L’enseignant de Marc, tellement dépassé par cette dysgraphie, ne corrigeait même plus ses cahiers du jour, c’est moi qui le faisais… Un an plus tard, pour son entrée au collège, Marc avait appris à taper en clavier caché et était tout à fait opérationnel pour ce niveau. Le gain apporté par l’ordinateur était indéniable comme je l’expliquais dans cet article : Passer à l’ordinateur.

Dans ce billet, j’expliquais aussi que lorsque Marc devait écrire quelques fois à la main, par exemple quand son ordinateur était déchargé, cette dysgraphie était toujours très présente même si Marc fatiguait moins en tapant à l’ordinateur le reste du temps :

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Ecriture 6° (avec fautes)

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Du coup, j’avais renoncé à mes espoirs de voir l’écriture de Marc s’améliorer. Après-tout, il s’en sortait bien avec son ordinateur et il progressait par ailleurs, c’était le principal ! Et puis aujourd’hui, deux ans après le début du traitement, il me donne son contrôle de Maths à signer et là je découvre la correction des erreurs, écrite à la main dans une écriture assez soignée et bien à l’horizontal. Du coup, je lui demande si c’est un de ses camarades qui a pris la correction et là, à ma grande surprise, il me répond que non, que c’est lui qui a écrit. Alors là, les bras m’en tombent, je n’en reviens toujours pas et du coup je partage (Cliquez sur l’image) :

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2volution écriture

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Voilà, comme chaque fois que je constate un nouveau petit progrès de mon fils avec ce traitement, je vais rester prudente et croiser les doigts en espérant qu’il perdure …(d’autant plus que je doute que son écriture soit fonctionnelle sur une journée entière d’école, mais le progrès est déjà remarquable !)

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Note : Ce contrôle que vous pouvez voir ici est par ailleurs riche d’enseignements. Marc couvait une rhino et n’avait « pas dormi » deux jours de suite, il était donc très fatigué ce matin là. On voit bien la dégradation de la tâche au fil du temps, Marc réussi les 4 premiers exercices sans difficulté et échoue aux deux derniers : il a épuisé toutes ses ressources et n’y arrive plus. On peut aussi remarquer sa difficulté à restituer une définition par cœur (il oublie de mettre ensemble multiplication et division et oublie d’écrire l’étape addition + soustraction) alors qu’il l’a parfaitement comprise …

 

 

 

TUTORIEL : pupitre incliné à 30°+ pot à crayons

 

 

pupritre

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pot à crayon

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Anne,  maman de Sébastien qui débute un traitement proprioceptif, lui a fabriqué elle-même le pupitre incliné à 30° nécessaire à cette rééducation. Elle a la gentillesse de  partager son tutoriel pour réaliser ce pupitre peu coûteux, pratique, léger et pliable (idéal pour l’école). Il est indispensable pour tout enfant suivant cette rééducation, mais peut plus largement être utilisé par tous les enfants ayant des troubles neurovisuels, une dyspraxie visio-spatiale, dyslexie, etc.

Dans notre cas, Marc disposait déjà d’un pupitre en classe et à la maison deux ans avant de commencer sa rééducation proprioceptive, sur les recommandations de son orthoptiste qui s’insurgeait contre la mode actuelle des bureaux plats à l’école, alors qu’autrefois on utilisait déjà des pupitres inclinés… (à quand leur retour à l’école pour favoriser une bonne posture et améliorer la lecture ???)

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TUTORIEL : pupitre incliné à 30°+ pot à crayons dans Neurovision musee-e-0103152

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Voici donc le Tutoriel du pupitre incliné à 30° et du pot à crayons clipsable:

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fichier pdf TUTORIEL pupitre

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fichier pdf Le pot à crayons de Sébastien

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Note 1 : Vous pouvez retrouver les productions d’Anne sur son site : Chiffons et gourmandises de Cobaltine

Note 2 : Pour les bricoleurs, le site « Dys moi tout » propose aussi un plan pour réaliser un pupitre en contreplaqué (plutôt pour la maison) :.

Note 3 : Voir aussi cet article qui montre l’importance d’un bon angle de lecture : Surface de travail avec un angle de 20 degrés

De nombreuses années après les études de Harmon, les Dr Pierce et Greenspan ont également étudié la relation entre la posture et la vision. Une fois de plus, ils ont montré qu’il existe une relation de travail entre la posture, la distance de travail et la surface de travail. Leur recherche a prouvé qu’il y a une meilleure performance d’apprentissage lorsque les conditions appropriées sont établies pour les activités visuelles telles que la lecture et l’écriture.

Leurs études montrent que lorsque le travail de près se fait sur une surface de travail inclinée, avec un angle entre 20 et 23 degrés, à la distance de Harmon, l’enfant montre une fréquence cardiaque réduite, une diminution des tensions du cou, des muscles et de l’ensemble du corps ainsi qu’un mode de respiration plus régulier et plus profond. Une surface inclinée oblige le corps à s’asseoir dans une posture plus droite.

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