La proprioception, votre GPS intérieur

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Les-secrets-de-votre-cerveau

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Je vous propose un extrait du livre de Stéphane Marchand , journaliste scientifique, publié en 2017 : Les secrets de votre cerveau.

Rien de vraiment nouveau par rapport à ce que j’ai déjà partagé, c’est très proche des articles du  physiothérapeute Denis Fortier, mais c’est une bonne piqûre de rappel, ça permet de varier les sources et de montrer que de plus en plus de monde s’intéresse à la proprioception. En outre, il y a un passage sur la conduite automobile, activité hautement proprioceptive, qui me parle beaucoup, à moi qui suis dysproprioceptive  ;) . (Clic sur l’image)

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Proprioception, GPS

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Vous pouvez trouver des extrait plus nombreux de ce livre (qui semble intéressant) :

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Note : Visiblement, Stéphane Marchand semble sur la même longueur d’onde que le Pr Thierry Pozzo quant à sa vision des neurosciences :) :

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neurosciences

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Proprioception et multisensorialité

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Proprioception et multisensorialité dans Emissions TV, radio, presse,livres 738_makart_fuenf_sinne

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Je vous propose un article sur le site de France Culture, qui explore nos différents sens et aborde le sujet de la multisensorialité  :) .

Extraits :

Ces quatre sens que vous ne connaissez pas

 

Depuis Aristote, l’être humain a cinq sens : la vue, le toucher, l’ouïe, l’odorat et le goût. Cinq seulement ? Il existe aujourd’hui, parmi les scientifiques, un consensus qui admet quatre nouveaux sens, encore méconnus : la proprioception, l’équilibrioception, la thermoception et la nociception.

[...]

Des sens externes aux sens internes

Depuis une vingtaine d’années, les scientifiques ont remis en question cette définition des sens. Ils estiment qu’il existe d’autres sens, qui ne seraient pas des sens externes, comme ceux identifiés par Aristote, mais internes. Docteur de l’université Pierre et Marie Curie, François Le Corre a réalisé une thèse intitulée Distinguishing the senses: Individuation and classification (Distinguer les sens : individuation et classification)

A la suite de travaux en neurosciences et en psychologie cognitive, on a découvert l’existence de neurones dits multisensoriels, et on a réalisé que l’expérience que nous avons de notre monde, ou de notre environnement direct, n’est pas unisensorielle mais bien plutôt multisensorielle, et ce de façon systématique. On a découvert notamment que la perception auditive pouvait être fortement influencée par la perception visuelle, ou encore que la perception auditive pouvait influencer notre perception gustative.

Ainsi, si dans un environnement bruyant nous sommes capables de comprendre ce que la personne face à nous raconte malgré le bruit ambiant, c’est parce que nous la regardons au niveau des yeux ou du visage : l’information auditive va être complétée par ce que l’on voit. François Le Corre poursuit :

L’idée classique c’est de considérer qu’on a trop longtemps négligé les sens qu’on appelle internes au profit des sens qu’on dit externes, parce qu’observables. [...] Il y a un large consensus chez les scientifiques de type ‘sciences dures’ en faveur de l’hypothèse qu’il existe plus de cinq sens. Ils y ajoutent sans problème la thermoception, la nociception, la proprioception et l’équilibrioception… Pour les sens humains en tout cas.

[...]

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La Proprioception : savoir où se situent nos propres membres

C’est certainement le sens supplémentaire identifié le plus tôt. Dès 1906, le physiologue anglais Charles Sherrington propose ce terme, que d’autres scientifiques avaient qualifié de « sens musculaire » ou « sens kinesthétique« . Il désigne notre capacité à identifier l’emplacement de nos propres membres. « La proprioception c’est la capacité que nous avons à détecter la position de certains membres de notre corps, précise François Le Corre. Par exemple quand vous voulez ouvrir une porte, vous allez devoir ouvrir votre main d’une certaine manière, exercer une certaine force, etc… Cette détection d’informations de type proprioceptif n’est que rarement consciente, et c’est peut-être pour cette raison d’ailleurs que nous avons longtemps ignoré ce sens.« 

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L’article dans son intégralité : Ces quatre sens que vous ne connaissez pas

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Note 1 : Cet article, qui évoque la multisensorialité, le lien entre la perception auditive et visuelle, n’est pas sans rappeler ce que nous savons sur  Œil, bouche, oreille…une même unité sensorielle :

Le nerf trijumeau

Le nerf Trijumeau (Vème paire de nerfs crâniens) irradie la face, les dents, les lèvres, les gencives, la langue, le palais, les muscles masticateurs, etc.

Il reçoit également des ramifications depuis :

  • Les muscles des yeux
  • Le tympan
  • La moelle épinière

Au niveau du cerveau, des neurones dits multisensoriels traitent à la fois les informations du champ auditif, visuel et postural.

 

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Note 2 : L’effet Mc Gurk est une illusion auditive qui montre à quel point notre cerveau se sert non seulement de ce qu’il entend, mais également de ce qu’il voit pour construire une perception auditive. Cet effet McGurk démontre toute l’importance de la cohérence sensorielle dont le cerveau a besoin pour développer les compétences du langage. Cependant, les personnes présentant une dysperception proprioceptive ne perçoivent pas cet effet, car leur dysperception, en ne permettant pas une localisation spatiale correcte des stimuli sensoriels, est source de conflit sensoriel et a entravé les processus de fusion entre ce qui est vu, entendu et prononcé…

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Archives pour la catégorie Emissions TV, radio, presse,livres

Dyslexie, Vision et Proprioception

La récente découverte publiée en octobre 2017 d’une symétrie anormale des rétines chez les dyslexiques (Le Floch et Ropars – Université de Rennes) permet de comprendre pourquoi les dyslexiques ont une dysfonction proprioceptive et pourquoi on peut les améliorer en traitant ce trouble qui entraîne des perturbations des relations entre perception auditive et visuelle.

 

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Pour rappel, des émissions récentes ont fait part de la découverte des deux chercheurs français :

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ou des articles comme celui-ci, où on peut lire  :) :

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Albert Le Floch et Guy Ropars : va-t-on guérir la dyslexie ?

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Aujourd’hui on distingue plusieurs types de dyslexies,votre diagnostic vaut-il pour toutes ?

Lorsque nous avons fait nos tests, nous n’avons pas “trié” les participants en fonction du type de diagnostic qui leur avait été attribué. Les résultats ont été concluants de la même façon. Notre propos n’est pas de décrédibiliser ces distinctions, mais d’inciter les autres chercheurs, en neurobiologie, en génétique, à se pencher sur nos trouvailles et à les intégrer. Nous n’avons pas la prétention d’avoir tout compris, le cerveau est un organe infiniment complexe et nous ne sommes que de modestes physiciens.

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Dyslexie et traitement proprioceptif

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dylexique*

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En fait, je ne parle pour ainsi dire jamais ici de dyslexie, qui est l’indication « cognitive originelle » du traitement proprioceptif, car mon loulou n’était pas dyslexique. Ses nombreux symptômes (, et )  faisaient plutôt penser à une DVS, même si d’importantes capacités de compensation lui permettaient de fausser les bilans. Cependant, aujourd’hui, après 4 ans de traitement proprioceptif, ses difficultés de stratégie visuelle semble en grande partie résolues :) . Comme beaucoup de gens se posent des questions sur le traitement proprioceptif, surtout après lecture de certaines critiques virulentes  sur le Net (Où il peut être décrit comme un traitement « fantaisiste » / Depuis quand l’INSERM, organisme officiel, a t’il dans ses murs des chercheurs associés qui développent des traitements « fantaisistes » ?), j’avais décidé de partager un journal de son traitement proprioceptif. Je sais, j’ai un peu de retard en ce moment, mais quand ça roule plutôt pas mal, à part la bonne vieille crise d’adolescence classique, il n’y a pas grand chose à dire … ;)

Il se trouve qu’une jeune femme dyslexique en fait de même, mais en vidéo. Du coup, je vais les partager sur ce post que je remonterai à chaque fois qu’elle en ajoutera une, la vidéo étant un support plus vivant. Il s’agit bien sûr de son témoignage, de son parcours, de sa manière de vivre et de voir les choses ;) :

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Proprioception : guérir de la dyslexie ?

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Des lunettes sur la dyslexie ?

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Petit défi personnel avec lecture à voix haute d’un livre :

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Note : Image de la façon dont voit un texte proveint du site : MDRWTF

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Chloé a décroché plus qu’une écharpe

 

Une fois n’est pas coutume, je vais partager un article de presse du Républicain Lorrain, où il  est question du SDP. Et c’est chose suffisamment rare pour être soulignée, alors que cette pathologie est encore tellement ignorée, pour ne pas dire niée, par le monde médical. Cet article de presse nous montre que c’est finalement aux malades de faire connaître leur pathologie pour qu’elle soit enfin prise en compte par la médecine et les pouvoirs publics, comme le font actuellement de nombreux malades atteints du syndrome d’Ehlers Danlos. C’est d’ailleurs ce que je m’efforce de faire au travers de ce blog …

Mon seul regret, vis à vis de cet article, c’est qu’on y parle de déficience posturale et non de dysfonctionnement proprioceptif (le trouble postural n’étant qu’une conséquence de la dysproprioception). Or, il est difficile de comprendre le lien entre un problème de posture et des troubles des apprentissages, alors qu’une dyproprioception les explique…

Dans tous les cas, bravo à Chloé pour avoir témoigné publiquement de sa pathologie !

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Chloé a décroché plus qu’une écharpe dans Emissions TV, radio, presse,livres chloe-lereboulet-en-plein-reve-samedi-soir-sur-la-scene-du-centre-des-congres-d-epinal-photo-vm-jerome-humbrecht-1505146137

La Mosellane Chloé Lereboulet est 3e dauphine de Miss Lorraine.

Une consécration aux allures de performance pour cette Miss souffrant du syndrome de déficience posturale.

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Extrait :

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Chloé Lereboulet est atteinte d’un syndrome de déficience posturale (SDP). Ceux qui connaissent ce handicap apprécieront la prise de risque de participer à une soirée de plus de trois heures où il faut enchaîner danses et défilés. Car le SDP se traduit par une altération de l’équilibre tonique, oculaire et postural. Il survient lorsque les centres de régulation du système nerveux ne parviennent plus à réaliser la synthèse des informations reçues par les différents capteurs. Il s’est manifesté chez Chloé dès le plus jeune âge par des problèmes de perception de l’espace. « Petite, il lui arrivait de rater les portes », se souvient Caroline Christophe, sa maman. S’en suivent d’autres troubles, de la vision à la dyslexie (trouble de la lecture) en passant par la dyspraxie (maladresse pathologique).

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L’intégralité de l’article  :

 

Proprioception et Réalité Virtuelle

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réalité virtuelle

Il y a quelques temps, j’ai partagé une vidéo très intéressante expliquant les conséquences, sur le cerveau, de conflits entre l’audition et la vision . Je m’étais alors demandé s’il existait des domaines où les conséquences d’un conflit entre la proprioception et d’autres sens avaient été observées. Et, j’ai découvert que ce phénomène est bien connu dans le monde de la Réalité Virtuelle. J’ai toujours pensé que le sport ferait avancer les connaissances sur la proprioception et c’est d’ailleurs le cas puisque je sais que certains sportifs se font poser des alph pour améliorer leur proprioception et donc, leurs performances. Mais, je n’avais pas imaginé, un instant, que le monde du jeu vidéo était lui aussi confronté aux effets de la proprioception…

Je vous propose donc de lire cet article du site rue 89 (s’adressant à un public jeune, le style en est un peu « léger »):

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Oculus Rift : jouer ou vomir, il faut choisir ?

Extrait :

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La promesse des concepteurs de casque de réalité virtuelle, c’est de nous immerger dans une autre réalité, un monde en pixels, ouvert à tous les scénarios, Léger problème : la « RV », ça a tendance à faire dégueuler les gens. [...]

Ci-nez-tose ou cinétose ?

Reprenons. Notre équilibre résulte de trois organes complémentaires. Tout d’abord, les yeux, qui scannent constamment notre environnement en quête de verticalité et d’horizontalité (on tient debout en formant une sorte d’angle droit avec le centre de gravité, d’où notre recherche de lignes de repères). Le deuxième organe, c’est l’oreille interne. André Chays :

« Vous êtes Gare de l’Est, assis dans un wagon. Le train à côté démarre. Tout d’abord, vos yeux vous font croire que votre train démarre, bah oui, ça bouge. Votre oreille interne, en revanche, dit tout l’inverse. Elle vous renseigne assez vite sur le fait que votre corps n’est pas en mouvement. Vous remarquerez d’ailleurs que tout le monde lève la tête quand le train d’à côté démarre. Et quand ils ont compris, ils vont beaucoup mieux, ils remettent la tête dans leur bouquin. »

Le troisième responsable de notre équilibre est ce qu’on appelle la proprioception, c’est-à-dire la perception de notre corps (par nos capteurs, disséminés partout sur nous).

Appliqué à la réalité virtuelle

Quand ces trois systèmes transmettent au cerveau des informations cohérentes, tout va bien. En revanche, si l’un des systèmes entre en conflit avec les deux autres, on est atteint de cinétose (et quand ils sont tous les trois en conflit, c’est la mouise).

On n’a pas besoin de mettre un casque de réalité virtuelle pour la découvrir. Beaucoup d’entre nous ont déjà ressenti le « mal de mer » ou le « mal des transports ». Le porte-parole de la société française d’ORL Jean Marc Juvanon :

« Imaginez-vous dans une cabine, sur un bateau, en pleine mer, et agitée, la mer. Vous ne voyez pas l’extérieur, pas les vagues et pas les mouvements du navire. Vos yeux transmettent les images d’un environnement immobile puisque votre corps se balance au rythme que la cabine. Mais vous savez que vous bougez car vos autres organes le détectent. Il y a un conflit sensoriel, et rapidement arrivent les symptômes. »

Dans cet exemple de bateau, la cinétose est causée par la houle des vagues, ressentie, mais non vue.

La réalité virtuelle pose le diagnostic inverse. La cinétose résulte des mouvements vus dans le casque, mais non ressentis par notre corps. Pour ne pas rendre malade, les casques de réalité virtuelle doivent donc tromper synchroniquement nos trois organes responsables de l’équilibre.

 

N’ayant pas fait d’études médicales, je n’avais jusque là jamais entendu parler de cinestose, je suis donc allée me renseigner sur le Net et j’ai trouvé cet article sur le site Doctissimo (Extrait) :

 

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Mécanismes

La cinétose est due à la stimulation inhabituelle de l’appareil vestibulaire.

Dans les conditions physiologiques normales, les labyrinthes (ou vestibules : organes proprioceptifs de l’oreille) renseignent l’individu sur sa position dans l’espace et les mouvements qu’il y effectue.

Les labyrinthes sont sensibles aux changements de direction (accélérations angulaires) par l’intermédiaire des canaux semi-circulaires et aux accélérations dans la même direction (accélérations linéaires) par les otolithes du saccule et de l’utricule.

Les transports terrestres, maritimes et aériens en milieu mouvementé créent une stimulation intense des terminaisons nerveuses labyrinthiques. Celles-ci fortement stimulées transmettent vers les noyaux vestibulaires (proche du centre des vomissements) et d’autres centres nerveux supérieurs (cervelet, formation réticulée) une série d’influx inhabituels voire contradictoires aboutissant ainsi à des troubles de l’équilibre et aux manifestations associées.

Cependant les labyrinthes n’expliquent pas la totalité du mal des transports. L’équilibre est une fonction complexe assurée aussi par la vision et par les informations proprioceptives émanant des muscles, des tendons et des couches profondes de la peau.

La naupathie serait également due à la difficulté ou à l’incapacité du cerveau à intégrer les informations contradictoires provenant des différents organes assurant en temps normal l’équilibre. [...]

Les signes de la maladie

Le symptôme franc se déroule en trois phases.

La première est celle du simple malaise caractérisé par une sensation de mal être. A ce stade les signes physiques sont la pâleur de la face, la somnolence avec éructations et bâillements.

Au cours de la deuxième phase surviennent les nausées et vomissements incoercibles. Ceux-ci s’accompagnent d’une hypothermie avec réduction du flux sanguin cutané, d’une tachycardie avec augmentation de la ventilation pulmonaire, de salivation, d’une mydriase (dilatation de la pupille). [...]

 

Et en lisant cet article, j’ai compris pourquoi le point « s’endort facilement en voiture » figure sur le questionnaire d’orientation du Dr Quercia. Pour ma part, j’ai coché ce point en ajoutant une fréquence de 3 : très souvent. C’est une de mes particularités qui a toujours amusé mon entourage, ma capacité à m’endormir très rapidement en voiture : quelques minutes à regarder le défilement du paysage et mes yeux se ferment automatiquement. C’est même un sujet de plaisanterie de mon mari qui s’amuse du manque d’efficacité de son « copilote » qui s’endort systématiquement après quelques kilomètres. J’avoue que, jusque là, je n’y avais pas vu le signe d’un malaise, juste un des mes « bugs » et je m’étais demandé pourquoi ce point figurait dans le questionnaire. Aujourd’hui, je réalise que je suis régulièrement atteinte d’une forme légère de cinestose en voiture …

Et quand je conduis ? Comme je l’ai expliqué récemment, je conduis peu, pas longtemps et là où je connais bien. Mais, et c’est un point que j’avais signalé dans la lettre d’explication de mes difficultés, adressée au Dr Quercia : j’ai la sensation d’avoir les yeux qui partent régulièrement « regarder dans le vide ». Et c’est plus fort que moi, mes yeux « partent », de la même façon que je « sort » régulièrement d’une conversation, d’une réunion, etc.

Bref, plus je comprends la proprioception, plus je comprends que ma dysproprioception fait toujours lien avec les nombreux « petits bugs » qui m’empoisonnent l’existence. Je réalise que je n’y suis pour rien, ça n’est pas psychologique, ça n’est pas un manque de volonté de ma part ;  c’est physique, juste une réaction de mon cerveau confronté à des conflits sensoriels …

Pour en revenir à nos moutons et plus particulièrement au monde de la réalité virtuelle et à la proprioception, je vous invite à visionner cette vidéo de la chaîne « e-penser » qui explore ce sujet sur un ton très  léger ;) :

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Image de prévisualisation YouTube

 

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Pour aller plus loin, car ce phénomène semble bien faire l’objet de nombreuses recherches et interrogations :

Un mémoire de DEA dont le directeur de stage est Alain Berthoz  :

ADAPTATION A DES CONFLITS SENSORIELS EN REALITÉ VIRTUELLE

La cybercinétose, le mal lié aux casques de réalité virtuelle (Aborde le conflit entre les sens, mais aussi la théorie posturale de la cinéstose)

Les cybermalaises

 

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Rôle de la proprioception dans le contrôle moteur

Voici une vidéo en français, de 20 minutes, qui explore ce sujet.

On y découvre  l’importance des muscles du cou, contrôlant l’orientation de la tête, dans le contrôle moteur. Le patient désafférenté qui a gardé la sensibilité des muscles du cou a pu réapprendre à marcher sous le contrôle de la vision, la patiente désafférentée qui a perdu sa sensibilité jusqu’à la bouche ne peut plus marcher, même avec le contrôle de la vision.

Et, Jacques Paillard (CNRS) nous  y apprend, notamment, que l’automatisme c’est le proprioceptif.

Or, on ne peut qu’être interpellés lorsque l’ on écoute son intervention à la  15’58  minutes de cette vidéo et qu’ on lit la définition de la dyspraxie :

La dyspraxie est un trouble du développement : il s’agit d’une anomalie de la planification et de l’automatisation des gestes volontaires. Le cerveau n’intègre pas correctement les séquences motrices qui permettent l’automatisation des gestes. A chaque fois que l’enfant effectue un geste, c’est un peu comme s’il l’apprenait pour la première fois.

Je me demande, de plus en plus, pourquoi il est si difficile pour le monde de la dyspraxie de faire le lien entre dyspraxie et proprioception !

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Proprioception et controle moteur_patients… par fabsLab

Avec et sans proprioception …

Je vous propose de visionner une petite série de vidéos très courtes, en anglais, montrant comment les gestes les plus simples pour une personne « normale » deviennent difficiles pour un sujet privé de proprioception. Même si vous ne comprenez pas bien  l’anglais, les images parlent d’elle-même.

Dans la première vidéo, le professeur fait tester à ses étudiants à quel point il est facile pour tout un chacun de se lever et de tendre sa tasse, grâce au système proprioceptif (Clic sur les images):

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proprioception cours 1

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Dans cette deuxième vidéo, le professeur montre à ses étudiants à quel point il est difficile pour une personne privée de proprioception, suite à une infection virale, de se lever de sa chaise ou de lever une tasse :

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proprioception cours 2

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Dans cette troisième vidéo, le professeur montre à ses étudiants le cas d’un patient privé de proprioception, suite à une infection virale, qui a réussi à compenser en partie  la perte de ce sens en utilisant son système visuel. Il doit, en permanence, regarder ses pieds pour marcher et doit constamment contrôler ses gestes à l’aide de sa vision :

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proprioception cours 3

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Enfin, dans cette dernière vidéo, le professeur montre que ce même patient, privé de proprioception, arrive à toucher ses doigts grâce au contrôle de la vision ;  mais que sans elle, ça lui devient très difficile :

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proprioception cours 4

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Ces vidéos nous montrent bien l’importance de ce sens qui nous est si naturel que nous n’avons même pas conscience de son existence…

 

Le sixième sens. Et le septième, le huitième, le neuvième…

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Le sixième sens. Et le septième, le huitième, le neuvième... dans Emissions TV, radio, presse,livres 12566-676px-Makart_Fuenf_Sinne

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Voici un extrait d’un article du site Allodocteurs.fr sur nos différents sens, dont la proprioception. Il n’ est pas « révolutionnaire » par rapport à d’autres que j’ai déjà partagés, mais il aborde un point nouveau, à savoir des causes qui peuvent altérer la proprioception :  le Syndrome d’Ehlers Danlos, la croissance (qui, en ce moment, freine bien l’évolution de Marc), les crises d’ épilepsie, etc

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Le terme de « sens » est synonyme de « mode de perception ». Or, si notre vue, notre ouïe, notre odorat, notre goût et notre toucher sont bien cinq portes ouvertes sur le réel, elles sont loin d’être les seules ressources physiologiques qui permettent à l’homme de ressentir le monde…[...]

9. La proprioception

A la fin de cette phrase, vous fermerez les yeux, taperez dans vos mains, puis toucherez le bout de votre nez, puis vous rouvrirez les yeux. Si vous êtes parvenu à effectuer ces deux tâches sans encombre, c’est que votre sens de la proprioception fonctionne : vous êtes capable de ressentir et de localiser, sans utiliser votre vue, vos différents membres et organes.

L’alcool perturbe le sens de proprioception. C’est la raison pour laquelle la maréchaussée peut vous demander, à l’occasion d’un contrôle routier, de fermer vos yeux puis de toucher votre nez… (attention, si vous parvenez à toucher le nez du gendarme, cela ne compte pas).

La propioception peut également être altérée par des crises d’épilepsie, la migraine, ou l’âge (croissance, presbyproprie). Certaines formes du syndrome d’Elher-Danlos sont associés avec une perte avancée et définitive de la proprioception.

Le terme de proprioception a été proposé au début du vingtième siècle par le physiologue anglais Charles Sherrington. Toutefois, de nombreux autres scientifiques avaient décrit avant lui un « sens kinesthésique », ou « sens musculaire », décrits comme un ensemble d’informations issues des différents organes internes.

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J’ajouterai que je ne suis pas tout à fait d’accord avec cette phrase concernant l’équilibrioception :

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Le sens de l’équilibre est souvent associé à celui de la vue et au toucher et pourtant, vous pouvez faire de nombreuses pirouettes dans le noir, sur la pointe des pieds, sans tomber, en vous reposant sur lui. Attention toutefois à effectuer cette expérience dans un espace dépourvu de table basse…

 

Si on peut faire ces pirouettes dans le noir, c’est au moins autant grâce à la proprioception qu’à l’équilibroception. Sans proprioception, il est impossible de faire un geste sans le contrôle du regard (1), donc pas de pirouette possible dans le noir !

 

Article complet :

Le sixième sens. Et le septième, le huitième, le neuvième…

 

(1) :  » l’étude des patients déafférentés, permet, à l’inverse d’étudier la motricité en l’absence (totale ou partielle) du sens de la proprioception. Forme de neuropathie sensorielle, ce trouble se caractérise par une atteinte spécifique des fibres myélinisées de gros diamètres ayant comme conséquence l’interruption de la transmission des influx sensoriels somesthésiques vers le système nerveux central sans atteindre la commande motrice. Chez ces patients, le contrôle du mouvement reste donc possible mais il est déficitaire. D’un point de vue expérimental, ils commettent des erreurs importantes dans l’amplitude et la direction de leur geste. Ils n’arrivent pas non plus à maintenir leur position à la fin du mouvement : leur main dérivent alors qu’ils la croient stable. D’un point de vue clinique, les observations indiquent que ces patients ne peuvent plus exécuter la plupart des tâches motrices quotidiennes (e.g. s’habiller, écrire, marcher) et notamment celles nécessitant une motricité fine, sans le concours de la vision. L’ensemble de ces données indique que la proprioception jouerait un rôle central dans la précision de la coordination de nos actions. » (THESE Présentée pour obtenir le grade de Docteur de l’université de Strasbourg, par Pascale TOUZALIN-CHRETIEN)

 

Audition et contradictions sensorielles

Voici une autre vidéo de la chaine You tube « e-penser », très intéressante, sur les illusions auditives.  Dans la première partie, on y voit que le cerveau n’aime pas les contradictions : quand il est confronté à des incohérences provenant de ses sens, il doit les résoudre coûte que coûte. Par conséquent, s’il y a des contradictions entre les informations venant de la vue et de l’ouïe dans un film, elles feront systématiquement sortir le spectateur de l’histoire.

C’est exactement ce phénomène que l’on retrouve dans l’hypothèse de l’origine proprioceptive des troubles des apprentissages, où  une incohérence entre les différentes informations sensorielles résulterait du nombre trop important d’erreurs causées par une dysproprioception (la proprioception donnant constamment au cerveau l’indication de la place respective des différents organes des sens dans l’espace).

 

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Pour ma part, souffrant de  dysperception proprioceptive, je connais bien le phénomène décrit dans cette vidéo : « sortir » d’une conversation, « sortir » d’un cours, « sortir » d’une conférence, « sortir » d’une réunion, etc. Je suis familière avec cette impression de « décrocher » très souvent de tout ce qui m’entoure ; cette difficulté à me concentrer sur l’oral m’a toujours empoisonné la vie, aujourd’hui je sais pourquoi … ;)
Le cerveau n’aime pas les contradictions !

 

Note : Voir aussi mon article sur leffet MC Gurk (que pour ma part je ne perçois pas, étant dysproprioceptive).

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