Fascias, thérapies manuelles et dysproprioception

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fascias

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Depuis quelques années, le mot fascia est de plus en plus employé parmi les professionnels de la santé. Les fascias (aussi appelé tissus conjonctifs) représentent l’ensemble des tissus qui enveloppent la majorité des structures du corps : muscles, nerf, os, vaisseaux sanguins, cerveau. Les fascias séparent et en même temps connectent toutes ces structures entre elles. Au niveau musculaire, chaque fibre est enveloppée par des fascias. Grâce aux recherches effectuées sur les animaux, nous savons que les propriétés élastiques des fibres myofasciales participent aux contractions musculaires en les assistant, soutenant et coordonnant (Schleip, 2012). De plus, les fascias des muscles auraient une fonction protectrice en limitant l’élongation des fibres musculaires endommagées.

Il me paraît donc évident qu’il existe un lien entre les fascias et la proprioception qui repose sur des capteurs situés dans les muscles, les articulations, etc. En modifiant expérimentalement la proprioception par l’utilisation de vibrations à haute fréquence et faible amplitude, les chercheurs  ont mis en évidence l’existence de véritables chaînes proprioceptives agissant ensembles pour donner une information spatiale ou modifier la posture (J.P. et R. Roll). Ces chaînes proprioceptives partent des muscles des yeux et vont jusqu’aux pieds (et inversement). Les fascias permettent donc de comprendre comment les tensions musculaires se transmettent de groupe en groupe.

Les fascias étant constitués de fibres de collagène, on imagine aussi quel peut être leur rôle dans le Syndrôme d’Ehlers Danlos Hypermobile qui se caractérise par une hyperlaxicité des tissus conjonctifs. La découverte de ce tissu corporel particulier permet de comprendre l’effet des habits de compression sur la propioception via les fascias,  dans cette pathologie.

Enfin,  les thérapies manuelles (ostéopathie, acupuncture, kinésithérapie, etc.) ont un substrat reconnu scientifiquement dorénavant, au travers des fascias.

Je vous propose donc de visionner, dans un premier temps, une émission d’Arte traitant de ce sujet fascinant :

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Gros plan sur notre tissu fascial, qui entoure à la manière d’un bandage à la fois dense et irrégulier les éléments composant notre corps : nos organes, nos muscles, nos os. Cet organe méconnu et vital suscite parmi les chercheurs en médecine un intérêt et un espoir croissants.

Cela fait plus de trente ans que la fasciathérapie a fait son apparition en Occident parmi les médecines douces, mais jusqu’à récemment, c’est dans la discrétion que ses praticiens et patients exploraient un continent largement ignoré du grand public. Depuis une dizaine d’années, le tissu fascial, qui entoure à la manière d’un bandage à la fois dense et irrégulier les éléments composant notre corps (nos organes, nos muscles, nos os), mobilise un nombre croissant de recherches. Encore largement mystérieux pour la science, ce gigantesque réseau de fibres blanchâtres, qui relie toutes ces parties et, surtout, leur permet de fonctionner ensemble, commence à dévoiler une partie de ses pouvoirs grâce aux études de plusieurs pionniers interrogés ici, anatomistes et médecins, notamment.
Visibles à l’échographie, sensibles à l’acupuncture et à la pression manuelle, facilement endommagés par le stress et l’inaction physique, les fascias pourraient en effet se révéler l’origine méconnue de nombreuses pathologies, [...]

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Voici aussi une autre Emission d’ARTE sur les facias, où le lien entre facias et proprioception est clairement évoqué :)   :

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Les fascias sont partout sous notre épiderme, ils enveloppent nos muscles, nos organes et nos glandes. En médecine, ces membranes composées de tissu conjonctif ont longtemps été considérées comme une enveloppe sans autre fonction particulière. Mais il semblerait que les fascias soient plus importants pour notre santé que ce que nous avons supposé jusqu’à présent.

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Depuis maintenant quatre ans que Marc suit un traitement proprioceptif, il est arrivé plusieurs fois qu’il se dérègle suite à un blocage ostéopathique qui empêchait le bon fonctionnement des capteurs oculaires, oraux ou plantaires. Il fallait alors se rendre chez l’ostéopathe pour remettre les choses en ordre. Depuis que j’ai regardé l’émission d’Arte « Fascinants Fascias », notamment le passage qui parle du blocage des apophyses épineuses à 3’10, je comprends l’utilité de ce recours à une thérapie manuelle ;) . Je vous propose donc de visionner une vidéo mise en ligne par le Dr Quercia, où il explique que le recours à une thérapie manuelle s’avère parfois indispensable et où l’on voit le blocage de deux apophyses épineuses :

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Enfin, pour terminer et pour le plaisir des yeux, je vous propose de visionner le film « Promenade sous la peau » réalisé par le Dr  Jean-Claude GUIMBERTEAU, chirurgien plasticien (Clic sur l’image):

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Le monde sous la peau est encore à découvrir. A découvrir pour le scientifique car, à part quelques notions mises en évidence au début du XXème siècle, l’organisation des relations entre les structures organiques et leur méthode de glissement est mal connue. A découvrir aussi pour le néophyte, qui va observer un monde de couleurs, de structures changeantes, un monde d’adaptation dont le but ultime est de donner la souplesse, permettre le mouvement et conserver l’équilibre. Depuis plus d’un demi-siècle, la recherche a négligé ces territoires ; laissons la simple observation de ces structures, qui sont notre propre architecture, nous inciter à la réflexion… et à la contemplation.

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promenades sous la peau

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Sources :

Les fascias: définition et fonction

Les fascias, qu’est-ce que c’est ? (Source de l’image utilisée en entrée d’article)



Neurosciences : portrait d’un cerveau qui apprend

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Neurosciences : portrait d'un cerveau qui apprend dans Emissions TV, radio, presse,livres 738_gettyimages-534576493

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Je vous proprose d’écouter cette émission très intéressante de France Culture, où une neuroscientifique et un professeur s’accordent sur les meilleures façons de faire fonctionner notre cerveau. Comme un muscle, l’organe peut se travailler, une partie de celui-ci pouvant prendre plus ou moins de place selon sa sollicitation.

Cette conférence a été enregistrée en octobre 2017 avec :

Pascale Gisquet-Verrier, neurobiologiste de l’Institut de neuroscience de l’Universite Paris-Saclay

Eric Gaspar, professeur de lycée et créateur de Neurosup

Pour accéder à cette émission, clic sur l’image ci-dessous :

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France culture

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En tout début d’émission, Pascale Gisquet-Verrier nous explique que notre vie consiste avant tout à traiter des signaux qui proviennent de nos organes des sens. Notre cerveau traite en permanence des stimuli qui lui parviennent à travers les organes sensoriels et il réagit en fonction du type de signaux qu’il reçoit et des informations qu’il a déjà stockées en mémoire. Elle explique aussi que le cerveau est un organe multitâche très performant, qui effectue énormément de tâches en automatique. Celles-ci sont fondamentales pour subvenir à nos besoins essentiels et nous permettre de nous dégager l’esprit pour nous consacrer à des activités cognitives de niveaux plus élevés. Il y a un très gros décalage entre l’immense majorité des tâches automatiques et la faible partie d’entre-elles qui est dévolue à la cognition.

NdA : Du coup on comprend pourquoi le cerveau ne peut plus être totalement occupé par les tâches cognitives de haut niveau quand il ne peut pas automatiser certaines tâches, car il ne peut se fier au retour de ses organes sensoriels et notamment de la proprioception ;) .

Dans la deuxième partie de l’émission Eric Gaspar nous parle de la plasticité cérébrale qui est la découverte majeure des neurosciences ces vingt dernières années (son intervention rejoint l‘émission de France Inter partagée récemment). Le cerveau est un très bon gestionnaire qui créé des connexions en permanence sous l’effet de l’apprentissage, mais qui supprime aussi celles qui ne sont plus utiles. C’est pourquoi il faut de l’entraînement pour renforcer les connexions. Les chauffeurs de taxi londoniens et les musiciens ont un cerveau différent des personnes « tout venant », mais dès qu’ils cessent leur activité, les zones dévolues à ses activités sont réattribuées à d’autres choses et leur cerveau perd sa spécificité. En conclusion, le cerveau est extrêmement plastique et se réorganise en permanence.

NdA : Face à ces découvertes, je n’arrive vraiment pas à comprendre que persistent encore les théories figées des origines des troubles dys : « c’est telle zone qui dysfonctionne ». Sauf s’il y a des lésions, mais là c’est une autre problématique …

Bref, selon l’hypothèse d’une origine proprioceptive de certains troubles dys, si on corrige une dysproprioception grâce à un traitement proprioceptif, la plasticité cérébrale permettra au cerveau de se réorganiser :) .




Archives pour la catégorie Emissions TV, radio, presse,livres

Plasticité cérébrale

 

Plasticité cérébrale dans Emissions TV, radio, presse,livres 640_cerveau-potion-de-viefr

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Nous l’avons vu à plusieurs reprises, la proprioception fait appel à la plasticité du cerveau, sa capacité d’adaptation aux changements. En ce sens, la proprioception est un sens supérieur dans la hiérarchie. Mais qu’est réellement la plasticité cérébrale ?

Afin de vous familiariser avec ce concept, je vous propose d’abord de visionner une petite vidéo amusante, puis d’écouter une émission de France Inter consacrée à ce sujet.

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  • Dans un premier temps, voici la petite vidéo qui nous montre, au travers d’un exemple concret, comment on peut « recâbler » le cerveau avec de l’entrainement.

 

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L’expérience consiste à faire du vélo avec une bicyclette trafiquée : quand vous tournez le guidon à droite, vous partez à gauche… L’homme a donc dû « désapprendre » à faire du vélo et a mis 8 mois pour réussir à maîtriser ce vélo particulier, son fils uniquement 2 semaines. Quand l’homme a voulu reprendre un vélo normal, il ne savait plus en faire. Il lui a fallu 20 minutes pour retrouver l’ancien « circuit neuronal ».

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  • Dans un second temps, je vous propose d’écouter cette émission de France Inter consacrée à plasticité cérébrale (Clic sur l’image). Les invités qui y interviennent sont :
  • Hervé Chneiweiss Neurologue et neurobiologiste
  • Armelle Rancillac Chargée de recherche INSERM au laboratoire Plasticité du cerveau du CNRS dans l’équipe Réseaux neuronaux du sommeil à l’ESPCI.
  • Philippe Vernier Directeur de l’institut des Neurosciences à Paris Saclay

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tête au carre

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Là encore, Hervé Chneiweiss nous explique que l’aire du cortex cérébral dédié à la main gauche est, chez le violoniste virtuose, d’un tiers supérieure à celle d’un sujet ne jouant pas de violon (jouer d’un instrument de musique étant une activité hautement proprioceptive). A l’inverse, quand le violoniste cesse de jouer, la région supplémentaire sera perdue et réa-louée à d’autres fonctions.

Des sous régions du cerveau s’adaptent sous l’effet de l’apprentissage pour obtenir de meilleures performances.

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Il a été démontré que la proprioception est un sens qui a la particularité de s’appuyer sur la plasticité cérébrale (par exemple, si un membre reste plâtré trop longtemps, le cerveau finit par l’ « oublier »). L’objectif du traitement proprioceptif est donc, en redonnant au cerveau de nouvelles et bonnes informations proprioceptives, de lui permettre de se réorganiser. Et si on en croit la petite  vidéo, on peut supposer que plus l’enfant est pris en charge tôt et plus efficace sera le traitement …

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Vous avez dit proprioception ?

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Proprioception skate

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Petit retour aux fondamentaux avant de partager, bientôt, une de mes découvertes récente sur un  rôle de la proprioception que j’ignorais totalement. Plus je découvre ce sens et plus il me fascine…

J’ai trouvé sur le site canadien « Groupe Ergo Ressources…vers l’avenir », un petit article très intéressant sur la proprioception.

Extrait :

La proprioception fait partie de nos sept sens !Eh oui, nous en avons sept et non pas cinq, et l’un d’entre eux est la proprioception.

La proprioception, c’est la sensation de notre corps dans l’espace. La conscience de l’espace utilisé par notre corps. Sans la proprioception, vous vous sentiriez comme sur la Lune, flottant sans trop savoir ce qui vous fait bouger, où vous allez atterrir ni quels efforts faire pour vous rendre à destination.
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Un exemple : avant d’entrer dans une pièce, vous n’avez pas besoin de mesurer le cadre de porte ni la distance entre vos épaules afin de comparer les deux mesures et finalement conclure que vous pouvez franchir cette ouverture sans vous heurter ! Coopérant avec le sens de la vue, qui capte les dimensions du cadre de porte, la proprioception vous avisera si vous pouvez passer ou non.
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La proprioception est également responsable de la relation entre chaque partie de votre corps : quelle est la distance entre chaque doigt, quelle est la relation entre la main droite et le genou gauche. Grâce à cette information, lorsqu’un moustique nous pique sur la cheville droite, on n’a même pas besoin de réfléchir pour décider du mouvement qui nous débarrassera de cet intrus. À l’aide du sens du toucher, dans l’instant qui suit la piqûre… TAP… on se frappe la cheville ! La seconde suivante, on réalise qu’on vient d’écraser un moustique. Beurk !

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Comment peut-on stimuler la proprioception à la maison ou à l’école ?
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Comment les enfants développent-ils leur système proprioceptif ? C’est simple : en bougeant ! Voilà pourquoi les enfants BOUGENT TOUT LE TEMPS ! Et voilà pourquoi il est primordial de les laisser faire et même de les encourager à bouger !
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En grimpant, soulevant, roulant, marchant, courant, tombant, sautant et à l’aide de plein d’autres mouvements, les enfants apprennent à évaluer l’espace qu’occupe leur corps entier, l’espace dévolu à chaque partie de leur corps, la distance entre ces parties ainsi que les notions de force et de vitesse. Ce faisant, ils entraînent leurs neurones à mesurer les risques de blessure et la plupart du temps… ils s’en tirent bien ! Et si bouger s’apprend, rester tranquille s’apprend tout autant !
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Si stimuler le système proprioceptif est bénéfique pour la grande majorité des enfants, certains ont besoin de plus.  Ils ont besoin d’une intervention professionnelle. Il y en a qui remuent sans arrêt et ne semblent pas capables d’étancher leur soif de bougeotte. D’autres, au contraire, résistent à vos encouragements et vos supplications pour les motiver et les stimuler à s’activer et à bouger. [...]

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L’article dans son intégralité : Vous avez dit proprioception ?

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Note : Finalement, n’est-ce pas ce manque de mouvement, de stimulation proprioceptive, qui est responsable de certains désordres liés à l’usage intensif des écrans ? Comme on peut le lire dans cet article :

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Vous avez dit proprioception ?  dans Emissions TV, radio, presse,livres tenir-stylo-geste-plus-complique-pour-les-enfants_width1024

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L’exposition dès le plus jeune âge aux écrans d’ordinateurs, de tablettes et de smartphones influent directement sur la dextérité des enfants. Les médecins britanniques mettent le doigt sur un problème jusqu’ici insoupçonné : l’excès d’écrans tactiles rend les enfants de moins en moins à l’aise avec les stylos. Le constat de Sally Payne, ergothérapeute en chef de la Fondation Heart of England NHS Trust est inquiétant : « Les enfants n’entrent pas à l’école avec la force et la dextérité qu’ils avaient il y a 10 ans », observe-t-elle au Guardian. « Les enfants qui vont à l’école reçoivent un crayon, mais ils ne sont plus en mesure de le tenir parce qu’ils n’ont pas les compétences fondamentales en mouvement. Saisir et tenir un crayon n’est plus un jeu d’enfant. Ce geste d’apparence anodin est devenu beaucoup moins évident pour les jeunes générations. La préhension est beaucoup moins évidente pour les enfants confrontés à la difficulté de contrôler correctement les muscles des doigts : « Pour pouvoir saisir un crayon et le déplacer, vous devez maîtriser les muscles fins de vos doigts. Les enfants ont besoin de beaucoup d’opportunités pour développer ces compétences« , ajoute l’experte.

 

 

Double tâche ou sélection des informations sensorielles utiles ?

[Attention spoiler !]

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gorille tarzan

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Quand il s’agit d’expliquer le phénomène de double tâche, pour montrer que le cerveau ne peut se concentrer à la fois sur deux choses demandant de l’attention, les scientifiques utilisent souvent le petit exemple suivant, dans lequel il est demandé de compter avec attention les passes de l’équipe blanche (Caroline Huron dans la première vidéo et Idriss Aberkane dans la deuxième). Clic sur les images pour visionner les extraits des vidéos :

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passes gorille 2

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gorille

 

Bien évidemment, quand nous visionnons cette séquence pour la première fois, trop occupés à compter les passes, le gorille nous échappe totalement. Cependant, par la suite, quand nous connaissons le véritable objectif de cette séquence, nous ne pouvons plus ne pas le voir ;) .

Depuis que je me suis un peu penchée sur les travaux du Pr Berthoz *, je me demande de plus en plus si la double tâche est la seule explication possible dans cet exemple. En effet, il a montré que ce que nous percevons n’est qu’une construction de notre cerveau qui sélectionne, parmi la multitude d’informations sensorielles qu’il reçoit, celles qui sont utiles à nos buts, nos actions, en fonction de ses prédictions, ses expériences passées, etc.

Voici quelques unes de ses citations :

« Le cerveau de l’homme, comme le cerveau des animaux, ne perçoit le monde qu’à travers ses grilles d’interprétation, ses capacités. C’est-à-dire que le monde tel que nous le percevons [...], est un monde dans lequel nous sélectionnons les informations en fonction de nos a priori, etc. »

« La perception est décision puisque percevoir c’est à tout moment choisir dans les sens ce que l’on veut voir. On ne peut percevoir que ce qu’on veut voir. (…) le cerveau au fond est une machine qui décide en fonction du passé, de la mémoire, de l’intention. »

 

Autre petit test amusant à passer. Il s’agit, dans cette vidéo, de démasquer le coupable ; pour ça nous nous concentrons sur les dialogues (en anglais de surcroit) et du coup nous passons à côté de tout autre chose … ;)

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Alors, phénomène de double tâche ou sélection, par le cerveau, des informations sensorielles utiles à nos intentions, nos buts ?

Pour avoir réalisé ce qu’est la réalité de mon monde visuel lors de tests, moi qui suis dysperceptive dysproprioceptive, j’avoue que je m’interroge de plus en plus sur ce point ! (En effet, en cas de dysperception proprioceptive  le cerveau, qui ne situe pas correctement les organes des sens, localise mal les stimuli sensoriels et élimine des informations sensorielles utiles.)

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Note * : Vous pouvez visionner cette vidéo d’une de ses conférences qui est vraiment passionnante (Clic sur l’image) :

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Alain Berthoz

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La proprioception, votre GPS intérieur

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Les-secrets-de-votre-cerveau

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Je vous propose un extrait du livre de Stéphane Marchand , journaliste scientifique, publié en 2017 : Les secrets de votre cerveau.

Rien de vraiment nouveau par rapport à ce que j’ai déjà partagé, c’est très proche des articles du  physiothérapeute Denis Fortier, mais c’est une bonne piqûre de rappel, ça permet de varier les sources et de montrer que de plus en plus de monde s’intéresse à la proprioception. En outre, il y a un passage sur la conduite automobile, activité hautement proprioceptive, qui me parle beaucoup, à moi qui suis dysproprioceptive  ;) . (Clic sur l’image)

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Proprioception, GPS

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Vous pouvez trouver des extrait plus nombreux de ce livre (qui semble intéressant) :

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Note : Visiblement, Stéphane Marchand semble sur la même longueur d’onde que le Pr Thierry Pozzo quant à sa vision des neurosciences :) :

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neurosciences

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Proprioception et multisensorialité

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Proprioception et multisensorialité dans Emissions TV, radio, presse,livres 738_makart_fuenf_sinne

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Je vous propose un article sur le site de France Culture, qui explore nos différents sens et aborde le sujet de la multisensorialité  :) .

Extraits :

Ces quatre sens que vous ne connaissez pas

 

Depuis Aristote, l’être humain a cinq sens : la vue, le toucher, l’ouïe, l’odorat et le goût. Cinq seulement ? Il existe aujourd’hui, parmi les scientifiques, un consensus qui admet quatre nouveaux sens, encore méconnus : la proprioception, l’équilibrioception, la thermoception et la nociception.

[...]

Des sens externes aux sens internes

Depuis une vingtaine d’années, les scientifiques ont remis en question cette définition des sens. Ils estiment qu’il existe d’autres sens, qui ne seraient pas des sens externes, comme ceux identifiés par Aristote, mais internes. Docteur de l’université Pierre et Marie Curie, François Le Corre a réalisé une thèse intitulée Distinguishing the senses: Individuation and classification (Distinguer les sens : individuation et classification)

A la suite de travaux en neurosciences et en psychologie cognitive, on a découvert l’existence de neurones dits multisensoriels, et on a réalisé que l’expérience que nous avons de notre monde, ou de notre environnement direct, n’est pas unisensorielle mais bien plutôt multisensorielle, et ce de façon systématique. On a découvert notamment que la perception auditive pouvait être fortement influencée par la perception visuelle, ou encore que la perception auditive pouvait influencer notre perception gustative.

Ainsi, si dans un environnement bruyant nous sommes capables de comprendre ce que la personne face à nous raconte malgré le bruit ambiant, c’est parce que nous la regardons au niveau des yeux ou du visage : l’information auditive va être complétée par ce que l’on voit. François Le Corre poursuit :

L’idée classique c’est de considérer qu’on a trop longtemps négligé les sens qu’on appelle internes au profit des sens qu’on dit externes, parce qu’observables. [...] Il y a un large consensus chez les scientifiques de type ‘sciences dures’ en faveur de l’hypothèse qu’il existe plus de cinq sens. Ils y ajoutent sans problème la thermoception, la nociception, la proprioception et l’équilibrioception… Pour les sens humains en tout cas.

[...]

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La Proprioception : savoir où se situent nos propres membres

C’est certainement le sens supplémentaire identifié le plus tôt. Dès 1906, le physiologue anglais Charles Sherrington propose ce terme, que d’autres scientifiques avaient qualifié de « sens musculaire » ou « sens kinesthétique« . Il désigne notre capacité à identifier l’emplacement de nos propres membres. « La proprioception c’est la capacité que nous avons à détecter la position de certains membres de notre corps, précise François Le Corre. Par exemple quand vous voulez ouvrir une porte, vous allez devoir ouvrir votre main d’une certaine manière, exercer une certaine force, etc… Cette détection d’informations de type proprioceptif n’est que rarement consciente, et c’est peut-être pour cette raison d’ailleurs que nous avons longtemps ignoré ce sens.« 

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L’article dans son intégralité : Ces quatre sens que vous ne connaissez pas

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Note 1 : Cet article, qui évoque la multisensorialité, le lien entre la perception auditive et visuelle, n’est pas sans rappeler ce que nous savons sur  Œil, bouche, oreille…une même unité sensorielle :

Le nerf trijumeau

Le nerf Trijumeau (Vème paire de nerfs crâniens) irradie la face, les dents, les lèvres, les gencives, la langue, le palais, les muscles masticateurs, etc.

Il reçoit également des ramifications depuis :

  • Les muscles des yeux
  • Le tympan
  • La moelle épinière

Au niveau du cerveau, des neurones dits multisensoriels traitent à la fois les informations du champ auditif, visuel et postural.

 

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Note 2 : L’effet Mc Gurk est une illusion auditive qui montre à quel point notre cerveau se sert non seulement de ce qu’il entend, mais également de ce qu’il voit pour construire une perception auditive. Cet effet McGurk démontre toute l’importance de la cohérence sensorielle dont le cerveau a besoin pour développer les compétences du langage. Cependant, les personnes présentant une dysperception proprioceptive ne perçoivent pas cet effet, car leur dysperception, en ne permettant pas une localisation spatiale correcte des stimuli sensoriels, est source de conflit sensoriel et a entravé les processus de fusion entre ce qui est vu, entendu et prononcé…

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Dyslexie, Vision et Proprioception

La récente découverte publiée en octobre 2017 d’une symétrie anormale des rétines chez les dyslexiques (Le Floch et Ropars – Université de Rennes) permet de comprendre pourquoi les dyslexiques ont une dysfonction proprioceptive et pourquoi on peut les améliorer en traitant ce trouble qui entraîne des perturbations des relations entre perception auditive et visuelle.

 

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Pour rappel, des émissions récentes ont fait part de la découverte des deux chercheurs français :

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ou des articles comme celui-ci, où on peut lire  :) :

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Albert Le Floch et Guy Ropars : va-t-on guérir la dyslexie ?

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Aujourd’hui on distingue plusieurs types de dyslexies,votre diagnostic vaut-il pour toutes ?

Lorsque nous avons fait nos tests, nous n’avons pas “trié” les participants en fonction du type de diagnostic qui leur avait été attribué. Les résultats ont été concluants de la même façon. Notre propos n’est pas de décrédibiliser ces distinctions, mais d’inciter les autres chercheurs, en neurobiologie, en génétique, à se pencher sur nos trouvailles et à les intégrer. Nous n’avons pas la prétention d’avoir tout compris, le cerveau est un organe infiniment complexe et nous ne sommes que de modestes physiciens.

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Dyslexie et traitement proprioceptif

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dylexique*

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En fait, je ne parle pour ainsi dire jamais ici de dyslexie, qui est l’indication « cognitive originelle » du traitement proprioceptif, car mon loulou n’était pas dyslexique. Ses nombreux symptômes (, et )  faisaient plutôt penser à une DVS, même si d’importantes capacités de compensation lui permettaient de fausser les bilans. Cependant, aujourd’hui, après 4 ans de traitement proprioceptif, ses difficultés de stratégie visuelle semble en grande partie résolues :) . Comme beaucoup de gens se posent des questions sur le traitement proprioceptif, surtout après lecture de certaines critiques virulentes  sur le Net (Où il peut être décrit comme un traitement « fantaisiste » / Depuis quand l’INSERM, organisme officiel, a t’il dans ses murs des chercheurs associés qui développent des traitements « fantaisistes » ?), j’avais décidé de partager un journal de son traitement proprioceptif. Je sais, j’ai un peu de retard en ce moment, mais quand ça roule plutôt pas mal, à part la bonne vieille crise d’adolescence classique, il n’y a pas grand chose à dire … ;)

Il se trouve qu’une jeune femme dyslexique en fait de même, mais en vidéo. Du coup, je vais les partager sur ce post que je remonterai à chaque fois qu’elle en ajoutera une, la vidéo étant un support plus vivant. Il s’agit bien sûr de son témoignage, de son parcours, de sa manière de vivre et de voir les choses ;) :

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Proprioception : guérir de la dyslexie ?

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Des lunettes sur la dyslexie ?

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Petit défi personnel avec lecture à voix haute d’un livre :

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Note : Image de la façon dont voit un texte proveint du site : MDRWTF

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Chloé a décroché plus qu’une écharpe

 

Une fois n’est pas coutume, je vais partager un article de presse du Républicain Lorrain, où il  est question du SDP. Et c’est chose suffisamment rare pour être soulignée, alors que cette pathologie est encore tellement ignorée, pour ne pas dire niée, par le monde médical. Cet article de presse nous montre que c’est finalement aux malades de faire connaître leur pathologie pour qu’elle soit enfin prise en compte par la médecine et les pouvoirs publics, comme le font actuellement de nombreux malades atteints du syndrome d’Ehlers Danlos. C’est d’ailleurs ce que je m’efforce de faire au travers de ce blog …

Mon seul regret, vis à vis de cet article, c’est qu’on y parle de déficience posturale et non de dysfonctionnement proprioceptif (le trouble postural n’étant qu’une conséquence de la dysproprioception). Or, il est difficile de comprendre le lien entre un problème de posture et des troubles des apprentissages, alors qu’une dyproprioception les explique…

Dans tous les cas, bravo à Chloé pour avoir témoigné publiquement de sa pathologie !

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Chloé a décroché plus qu’une écharpe dans Emissions TV, radio, presse,livres chloe-lereboulet-en-plein-reve-samedi-soir-sur-la-scene-du-centre-des-congres-d-epinal-photo-vm-jerome-humbrecht-1505146137

La Mosellane Chloé Lereboulet est 3e dauphine de Miss Lorraine.

Une consécration aux allures de performance pour cette Miss souffrant du syndrome de déficience posturale.

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Extrait :

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Chloé Lereboulet est atteinte d’un syndrome de déficience posturale (SDP). Ceux qui connaissent ce handicap apprécieront la prise de risque de participer à une soirée de plus de trois heures où il faut enchaîner danses et défilés. Car le SDP se traduit par une altération de l’équilibre tonique, oculaire et postural. Il survient lorsque les centres de régulation du système nerveux ne parviennent plus à réaliser la synthèse des informations reçues par les différents capteurs. Il s’est manifesté chez Chloé dès le plus jeune âge par des problèmes de perception de l’espace. « Petite, il lui arrivait de rater les portes », se souvient Caroline Christophe, sa maman. S’en suivent d’autres troubles, de la vision à la dyslexie (trouble de la lecture) en passant par la dyspraxie (maladresse pathologique).

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L’intégralité de l’article  :

 

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