Voici pourquoi les enfants sont increvables !

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increvables

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Nous l’avons vu récemment dans un article du site « Clinique du développement de l’enfant », les enfants bougent constamment pour stimuler leur proprioception et construire leur schéma corporel, jusqu’au alentours de 12 ans :

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Comment les enfants développent-ils leur système proprioceptif ? C’est simple : en bougeant ! Voilà pourquoi les enfants BOUGENT TOUT LE TEMPS ! Et voilà pourquoi il est primordial de les laisser faire et même de les encourager à bouger !
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En grimpant, soulevant, roulant, marchant, courant, tombant, sautant et à l’aide de plein d’autres mouvements, les enfants apprennent à évaluer l’espace qu’occupe leur corps entier, l’espace dévolu à chaque partie de leur corps, la distance entre ces parties ainsi que les notions de force et de vitesse. Ce faisant, ils entraînent leurs neurones à mesurer les risques de blessure et la plupart du temps… ils s’en tirent bien !
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La nature étant bien faite, Mathieu Vidard nous explique, sur France Inter, pourquoi les enfants sont increvables :
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Elle est pas belle la vie ? :D


Pour apprendre plus vite, augmentez votre vitesse de course

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courir

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Je vous avais déjà parlé de plusieurs d’études montran les bienfaits des activités musculaires sur les apprentissages (grimper aux arbres, marcher, etc). En voici une autre récente, rapportée sur le site Doctissimo, qui montre une nouvelle fois que les tâches locomotrices ou toute activité stimulant le cervelet pourraient booster les fonctions d’apprentissages. Et qui dit cervelet et activité locomotrice, dit proprioception ;) .

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Extrait de l’article :

 

Augmenter sa vitesse de course pourrait faciliter l’apprentissage, analyse une étude portugaise publiée ce mardi 17 avril dans la revue Nature Neuroscience.

Pouvons-nous améliorer le fonctionnement cognitif de notre cerveau en accélérant notre marche ou notre vitesse de course ? Des chercheurs portugais ont étudié ce phénomène sur des souris, avant de conclure qu’il y avait bien un lien de cause à effet entre l’augmentation de la plasticité cérébrale conduisant à un meilleur apprentissage et la vitesse d’une activité locomotrice. Si ces résultats restent à confirmer chez l’humain, les scientifiques ont constaté qu’il suffisait de faire courir plus rapidement les souris pour qu’elles apprennent mieux et plus vite.

L’étude met en évidence une région clé du cerveau, le cervelet, « dans laquelle les circuits neuronaux associés à l’apprentissage sont changés par l’apprentissage d’une tâche moteur ». Megan Carey, auteure de l’étude, explique : « Le cervelet est important pour apprendre des mouvements qualifiés. Il calibre des mouvements face à un environnement changeant pour les coordonner d’une façon très précise. » [...]

Après avoir expérimenté d’autres stimuli sensoriels sur les souris (son, vibration, etc.), les auteurs de l’étude affirment que l’amélioration de l’apprentissage est indépendante du système sensoriel.

Hormis la vitesse de course ou des tâches locomotrices, toute activité qui peut stimuler la région du cervelet, comme l’écoute de musique, pourrait booster les fonctions d’apprentissage, « en augmentant l’activité des fibres moussues, un type d’axones », conclut l’étude.

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L’article dans son intégralité : Pour apprendre plus vite, augmentez votre vitesse de course




Archives pour la catégorie Emissions TV, radio, presse,livres

Lecture, cerveau et dyslexie

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cerveau dyslexique

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On l’a vu précédemment, le cerveau se modifie en permanence, se sculpte sous l’effet de l’apprentissage et par conséquent un cerveau différent n’implique pas forcément un trouble neurologique, mais peut simplement être le reflet du niveau d’expertise d’une compétence. C’est l’idée que soutiennent deux chercheurs dans une publication récente de la revue Brain Sciences Is Dyslexia a Brain Disorder ?« , où ils s’attaquent au « dogme » de l’origine neurologique de la dyslexie et suggère que celle-ci est plutôt le résultat de différences interindividuelles :

Cependant, les différences dans les cerveaux existent certainement chaque fois que des différences de comportement existent, y compris des différences dans la capacité et la performance. Par conséquent, les découvertes de différences cérébrales ne constituent pas une preuve d’anomalie ; elles documentent plutôt simplement le substrat neuronal des différences de comportement.

La conclusion de ces chercheurs est tout a fait en accord avec deux publications récentes, dont une  étude française rapportée dans un article de Sciences et Avenir, où des chercheurs  ont visualisé, pour la première fois, comment se forme la zone cérébrale dédiée à l’apprentissage de la lecture chez l’enfant. Ils ont montré que cette zone n’existe pas chez l’enfant pré-lecteur et apparaît petit à petit sous l’effet de l’apprentissage :

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avant et après apprentissage

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Extrait de l’article :

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Une zone d’activité émerge peu à peu dans l’hémisphère gauche

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Les chercheurs ont alors constaté que, chez les enfants, chaque catégorie d’image active, comme chez l’adulte, une zone spécialisée du cortex visuel. Sauf pour les mots. Au départ (grande section de maternelle) la « boîte aux lettres » (qui répond plus aux mots qu’aux images) n’apparaît pas chez les enfants. Elle peut commencer à s’activer dès fin novembre de l’année de CP pour certains. Pour les autres, elle émerge plus lentement, la réponse de cette région étant proportionnelle aux performances de lecture. Un an plus tard, une fois la lecture des mots familiers automatisée, la zone, bien en place, persiste dans l’hémisphère gauche. Les enfants savent lire, et ça se voit dans le cerveau ! 

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A quoi servait donc cette région cérébrale avant d’être spécialisée dans la lecture? Les chercheurs sont retournés aux premiers IRMf pour le savoir. Ils ont alors découvert que la « boîte aux lettres » était « libre »avant l’apprentissage. En revanche — IRM f à l’appui —, son développement entraîne le blocage du développement de la zone liée à la réponse aux visages dans l’hémisphère gauche. « Nous apprenons donc à lire aux enfants à un moment de plasticité de cette région qui augmenterait sa réponse aux visages dans le milieu naturel », expliquent les auteurs. Autrement dit, les enfants pourraient développer davantage la reconnaissance des visages s’ils n’apprenaient pas à lire.

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L’article dans son intégralité : Comment le cerveau apprend à lire

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publi Clark

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Dans une étude pécédente, d’autres chercheurs avaient réalisé des  IRM fonctionnelles à 27 enfants norvégiens de familles dyslexiques, avant que l’apprentissage de la lecture ne commence et jusqu’à après que la dyslexie ne soit diagnostiquée. Ils ont ainsi pu déterminer que les anomalies neuroanatomiques primaires qui précédaient la dyslexie n’étaient pas situées dans la zone de la lecture elle-même, mais plutôt dans des zones de niveau inférieur, responsables du traitement auditif et visuel et des fonctions exécutives de base. Les anomalies de la zone de  lecture elle-même n’ont été observées qu’à l’âge de 11 ans, après que les enfants aient appris à lire. Les résultats suggèrent que les anomalies dans la zone de lecture sont la conséquence d’ expériences de lecture différentes, plutôt que la dyslexie en soi, alors que les précurseurs neuroanatomiques se situent principalement dans les cortex sensoriels.

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L’article en anglais :

Neuroanatomical precursors of dyslexia identified from pre-reading through to age 11, Brain. 2014 Dec;137(Pt 12):3136-41

 

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La première image, représentant les aires activées lors de la lecture chez le dyslexique et le lecteur normal, provient de l’article : L’imagerie du cerveau dévoile les secrets de la dyslexie

 

 

 

 

Lire un bon roman modifierait biologiquement le cerveau

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Voici une étude amusante qui prouve, une fois de plus, que le cerveau se modifie sous l’effet d’un apprentissage, d’une activité. Selon une expérimentation rapportée dans la revue Brain Connectivity, par une équipe de chercheurs de l’Université d’Emory aux Etats-Unis,  la lecture d’un roman entrainerait des modifications importantes au niveau cérébral.

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Voici un extrait de l’ article du site Maxisciences sur le sujet :
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Plus de connexions neuronales
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Pendant 19 jours consécutifs, les cerveaux des candidats ont été observés à l’aide d’IRM. Les cinq premiers jours, l’imagerie cérébrale était réalisée pendant qu’ils étaient au repos. Les neuf jours suivant, ils ont été amenés à lire neuf passages de 30 pages de Pompeii, de Robert Harris un texte qui combine des événements fictifs et dramatiques. Dans ce roman, le personnage principal éloigné de Pompéi, découvre les fumées qui se dégagent du volcan et « tente de revenir à Pompéi à temps, pour sauver la femme qu’il aime ». « Cela raconte de vrais évènements d’une façon fictionnelle et dramatique. Il était important pour nous que le livre ait une trame narrative forte », souligne le Pr Berns. Un questionnaire suivait les lectures pour s’assurer que les participants avaient lu correctement, puis ils subissaient une nouvelle séance d’IRM. Une fois toutes les observations cérébrales réalisées et collectées, les chercheurs ont comparé les résultats. Au cours des matinées qui ont suivi la séance de lecture, ils ont ainsi constaté une augmentation du nombre de connexions neuronales dans la région du cortex temporal gauche. Une aire associée à la réceptivité de la langue. De même, une connectivité accrue a été observée au niveau de la région du cerveau associée à des représentations sensorielles venant du corps. Mais ces augmentations n’étaient pas que ponctuelles.
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Un changement durable
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« Même si les participants ne lisaient pas le roman, quand ils étaient face au scanner, ils ont conservé cette connectivité accrue. Nous appelons cela une “activité de l’ombre”, presque comme une mémoire musculaire« , indique le Professeur Berns. Cette persistance s’est même prolongée cinq jours après la lecture du roman, selon les chercheurs. Ceci prouve que les effets de la lecture s’inscrivent dans une certaine durée. « Les changements neuronaux que nous avons trouvé sont associés aux systèmes des sensations physiques et des mouvements, ils suggèrent que lire un roman peut vous transporter dans le corps du protagoniste. Nous savions déjà que les bonnes histoires pouvaient vous faire prendre la place de quelqu’un au sens figuré. Aujourd’hui, nous voyons que quelque chose peut aussi se produire biologiquement », commente le Pr Berns. Par ailleurs, l’effet s’est prolongé cinq jours après la lecture du roman. « Il reste la question toujours ouverte, de savoir si ces changements pourraient durer encore davantage. Mais le fait que nous les détections durant quelques jours, à partir de passages pris au hasard, suggère que nos livres pourraient avoir un effet plus important et durable sur la biologie de notre cerveau ».
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penseur rodin
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Ce qui est à noter et qui est quand même extraordinaire quand on y pense, c’est que le seul fait de lire des scènes de haute intensité dramatique et d’action est à l’origine de changements neuronaux :

 » une connectivité accrue a été observée au niveau de la région du cerveau associée à des représentations sensorielles venant du corps. »

« Les changements neuronaux que nous avons trouvés sont associés aux systèmes des sensations physiques et des mouvements, ils suggèrent que lire un roman peut vous transporter dans le corps du protagoniste. « 

 

« Presque comme une mémoire musculaire » : tout est là, tout est dit. Et nous touchons du doigt la puissance du rôle cognitif de la proprioception !

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Ce sont les neurones moteurs  (cellule nerveuse qui est directement connectée à un muscle et commande sa contraction) qui permettent au cerveau d’ordonner au corps tous les gestes dont celui-ci est capable. À chaque geste, chaque action, comme se lever, tourner la tête ou claquer des doigts par exemple, correspond donc un ensemble de neurones spécialisés.

Le professeur JP Roll a démontré que toute nos actions motrices laissent une trace dans notre cerveau, sous formes de connexions neuronales, au point qu’il a pu constituer une véritable « neurothèque » où sont conservées les signatures sensorielles d’actions diverses de forme et de taille différentes et réalisées à des vitesses variées (Il lui suffit ensuite de stimuler les capteurs proprioceptifs des tendons musculaires avec des vibrations pour donner au sujet la sensation illusoire de ces actions). Nous sommes là au cœur de la plasticité cérébrale.

Il existe une classe particulière de neurones moteurs, les neurones miroirs, qui possèdent la surprenante vertu de fabriquer dans le cerveau de celui qui regarde, l’image du mouvement de celui qui est en train de l’exécuter. Or, des études récentes semblent montrer que c’est parce que nous reproduisons avec nos muscles, de manière presque imperceptible, le mouvement observé (grâce donc à ce feedback proprioceptif) que nous arrivons à analyser les mouvements et expressions d’autrui.

Ce qui est finalement le plus surprenant dans cette étude sur la lecture, c’est que ce n’est pas la vision du mouvement d’autrui (et le feedback proprioceptif qu’elle entraîne), qui simule l’action dans notre cerveau au point de provoquer des changements neuronaux liés aux sensations physiques du mouvement, c’est le seul fait de l’imaginer !

Néanmoins, ça n’a rien de surprenant au vu des découvertes récentes sur la proprioception, comme nous le montre cette étude, rapportée dans Science et vie:

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Difficile à croire mais, oui, il est possible de stimuler ses muscles par la seule pensée et donc de les faire travailler !

Pour preuve, en 2014, une équipe de l’université de l’Ohio a plâtré l’avant-bras de 29 personnes cobayes (non sportives) avant de les séparer en deux groupes. Les premiers devaient s’imaginer qu’ils contractaient leurs muscles pendant cinq secondes, quatre fois de suite, suivi d’une minute de repos. Le tout répété 13 fois durant une séance et cela cinq jours sur sept durant un mois. Les seconds n’avaient aucune consigne

A la fin du mois, le premier groupe avait perdu 24 % de sa force dans l’avant-bras alors que, dans l’autre, le déclin était de 45 % !

Le sens proprioceptif en action

L’explication, on s’en doute, est neurologique. Le fait de penser faire du sport stimule les cortex prémoteur et moteur qui contrôlent le sens proprioceptif (perception, consciente ou non, de la position de nos membres dans l’espace). La pensée active ainsi les récepteurs proprioceptifs et de fait excite les muscles qui se contractent (légèrement) sans aucune action physique.

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C’est fou quand y pense ! Fascinante proprioception !

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6 règles d’or pour que votre cerveau continue de fabriquer de nouveaux neurones

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cerveau et neurones

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Je vous avais déjà parlé d‘études qui démontrent l’importance d’avoir une activité musculaire pour favoriser les apprentissages. Je vous propose de découvrir, dans un article de Sciences et Avenir, les 6 règles d’or pour que votre cerveau continue de fabriquer de nouveaux neurones, présentées par Pierre-Marie Lledo [Directeur de recherche à l’institut Pasteur (unité Perception et Mémoire) et au CNRS (Gènes, synapses et cognition)]

L’une d’entre elle est proche de mon sujet de prédilection et concerne l’activité musculaire :

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4. Bouger !

« Il nous faut lutter contre la sédentarité car la science nous dit que, en cas d’activité physique, les muscles produisent des susbtances chimiques (nommés facteurs trophiques) qui, par voie sanguine, viendront agir sur le cerveau et particulièrement sur la niche de cellules souches« , explique le Pr Lledo. Il existe donc une corrélation directe entre activité musculaire et production de nouveaux neurones.

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Vous pouvez découvrir les 5 autre règles :

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Ou dans la vidéo suivante :

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Pierre-Marie Lledo lit notre avenir dans le cerveau. Il constate que cet organe évolue tout au long de notre vie. Il s’adapte et se reconfigure en fonction des informations sensorielles et motrices qu’il reçoit. S’ouvrir à la nouveauté, lutter contre l’infobésité, éviter l’usage chronique des somnifères… Le directeur du département de neuroscience de l’Institut Pasteur propose des astuces pour créer de nouveaux neurones. L’augmentation de nos facultés mentales par le recrutement de néo-neurones devrait nous permettre de conserver un cerveau jeune jusqu’à la fin de nos jours !

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Fascias, thérapies manuelles et dysproprioception

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fascias

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Depuis quelques années, le mot fascia est de plus en plus employé parmi les professionnels de la santé. Les fascias (aussi appelé tissus conjonctifs) représentent l’ensemble des tissus qui enveloppent la majorité des structures du corps : muscles, nerf, os, vaisseaux sanguins, cerveau. Les fascias séparent et en même temps connectent toutes ces structures entre elles. Au niveau musculaire, chaque fibre est enveloppée par des fascias. Grâce aux recherches effectuées sur les animaux, nous savons que les propriétés élastiques des fibres myofasciales participent aux contractions musculaires en les assistant, soutenant et coordonnant (Schleip, 2012). De plus, les fascias des muscles auraient une fonction protectrice en limitant l’élongation des fibres musculaires endommagées.

Il me paraît donc évident qu’il existe un lien entre les fascias et la proprioception qui repose sur des capteurs situés dans les muscles, les articulations, etc. En modifiant expérimentalement la proprioception par l’utilisation de vibrations à haute fréquence et faible amplitude, les chercheurs  ont mis en évidence l’existence de véritables chaînes proprioceptives agissant ensembles pour donner une information spatiale ou modifier la posture (J.P. et R. Roll). Ces chaînes proprioceptives partent des muscles des yeux et vont jusqu’aux pieds (et inversement). Les fascias permettent donc de comprendre comment les tensions musculaires se transmettent de groupe en groupe.

Les fascias étant constitués de fibres de collagène, on imagine aussi quel peut être leur rôle dans le Syndrôme d’Ehlers Danlos Hypermobile qui se caractérise par une hyperlaxicité des tissus conjonctifs. La découverte de ce tissu corporel particulier permet de comprendre l’effet des habits de compression sur la propioception via les fascias,  dans cette pathologie.

Enfin,  les thérapies manuelles (ostéopathie, acupuncture, kinésithérapie, etc.) ont un substrat reconnu scientifiquement dorénavant, au travers des fascias.

Je vous propose donc de visionner, dans un premier temps, une émission d’Arte traitant de ce sujet fascinant :

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Gros plan sur notre tissu fascial, qui entoure à la manière d’un bandage à la fois dense et irrégulier les éléments composant notre corps : nos organes, nos muscles, nos os. Cet organe méconnu et vital suscite parmi les chercheurs en médecine un intérêt et un espoir croissants.

Cela fait plus de trente ans que la fasciathérapie a fait son apparition en Occident parmi les médecines douces, mais jusqu’à récemment, c’est dans la discrétion que ses praticiens et patients exploraient un continent largement ignoré du grand public. Depuis une dizaine d’années, le tissu fascial, qui entoure à la manière d’un bandage à la fois dense et irrégulier les éléments composant notre corps (nos organes, nos muscles, nos os), mobilise un nombre croissant de recherches. Encore largement mystérieux pour la science, ce gigantesque réseau de fibres blanchâtres, qui relie toutes ces parties et, surtout, leur permet de fonctionner ensemble, commence à dévoiler une partie de ses pouvoirs grâce aux études de plusieurs pionniers interrogés ici, anatomistes et médecins, notamment.
Visibles à l’échographie, sensibles à l’acupuncture et à la pression manuelle, facilement endommagés par le stress et l’inaction physique, les fascias pourraient en effet se révéler l’origine méconnue de nombreuses pathologies, [...]

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Voici aussi une autre Emission d’ARTE sur les facias, où le lien entre facias et proprioception est clairement évoqué :)   :

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Les fascias sont partout sous notre épiderme, ils enveloppent nos muscles, nos organes et nos glandes. En médecine, ces membranes composées de tissu conjonctif ont longtemps été considérées comme une enveloppe sans autre fonction particulière. Mais il semblerait que les fascias soient plus importants pour notre santé que ce que nous avons supposé jusqu’à présent.

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Depuis maintenant quatre ans que Marc suit un traitement proprioceptif, il est arrivé plusieurs fois qu’il se dérègle suite à un blocage ostéopathique qui empêchait le bon fonctionnement des capteurs oculaires, oraux ou plantaires. Il fallait alors se rendre chez l’ostéopathe pour remettre les choses en ordre. Depuis que j’ai regardé l’émission d’Arte « Fascinants Fascias », notamment le passage qui parle du blocage des apophyses épineuses à 3’10, je comprends l’utilité de ce recours à une thérapie manuelle ;) . Je vous propose donc de visionner une vidéo mise en ligne par le Dr Quercia, où il explique que le recours à une thérapie manuelle s’avère parfois indispensable et où l’on voit le blocage de deux apophyses épineuses :

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Enfin, pour terminer et pour le plaisir des yeux, car c’est un peu compliqué, je vous propose de visionner le film « Promenade sous la peau » réalisé par le Dr  Jean-Claude GUIMBERTEAU, chirurgien plasticien (Clic sur l’image):

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Le monde sous la peau est encore à découvrir. A découvrir pour le scientifique car, à part quelques notions mises en évidence au début du XXème siècle, l’organisation des relations entre les structures organiques et leur méthode de glissement est mal connue. A découvrir aussi pour le néophyte, qui va observer un monde de couleurs, de structures changeantes, un monde d’adaptation dont le but ultime est de donner la souplesse, permettre le mouvement et conserver l’équilibre. Depuis plus d’un demi-siècle, la recherche a négligé ces territoires ; laissons la simple observation de ces structures, qui sont notre propre architecture, nous inciter à la réflexion… et à la contemplation.

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promenades sous la peau

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Sources :

Les fascias: définition et fonction

Les fascias, qu’est-ce que c’est ? (Source de l’image utilisée en entrée d’article)

Neurosciences : portrait d’un cerveau qui apprend

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Neurosciences : portrait d'un cerveau qui apprend dans Emissions TV, radio, presse,livres 738_gettyimages-534576493

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Je vous proprose d’écouter cette émission très intéressante de France Culture, où une neuroscientifique et un professeur s’accordent sur les meilleures façons de faire fonctionner notre cerveau. Comme un muscle, l’organe peut se travailler, une partie de celui-ci pouvant prendre plus ou moins de place selon sa sollicitation.

Cette conférence a été enregistrée en octobre 2017 avec :

Pascale Gisquet-Verrier, neurobiologiste de l’Institut de neuroscience de l’Universite Paris-Saclay

Eric Gaspar, professeur de lycée et créateur de Neurosup

Pour accéder à cette émission, clic sur l’image ci-dessous :

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France culture

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En tout début d’émission, Pascale Gisquet-Verrier nous explique que notre vie consiste avant tout à traiter des signaux qui proviennent de nos organes des sens. Notre cerveau traite en permanence des stimuli qui lui parviennent à travers les organes sensoriels et il réagit en fonction du type de signaux qu’il reçoit et des informations qu’il a déjà stockées en mémoire. Elle explique aussi que le cerveau est un organe multitâche très performant, qui effectue énormément de tâches en automatique. Celles-ci sont fondamentales pour subvenir à nos besoins essentiels et nous permettre de nous dégager l’esprit pour nous consacrer à des activités cognitives de niveaux plus élevés. Il y a un très gros décalage entre l’immense majorité des tâches automatiques et la faible partie d’entre-elles qui est dévolue à la cognition.

NdA : Du coup on comprend pourquoi le cerveau ne peut plus être totalement occupé par les tâches cognitives de haut niveau quand il ne peut pas automatiser certaines tâches, car il ne peut se fier au retour de ses organes sensoriels et notamment de la proprioception ;) .

Dans la deuxième partie de l’émission Eric Gaspar nous parle de la plasticité cérébrale qui est la découverte majeure des neurosciences ces vingt dernières années (son intervention rejoint l‘émission de France Inter partagée récemment). Le cerveau est un très bon gestionnaire qui créé des connexions en permanence sous l’effet de l’apprentissage, mais qui supprime aussi celles qui ne sont plus utiles. C’est pourquoi il faut de l’entraînement pour renforcer les connexions. Les chauffeurs de taxi londoniens et les musiciens ont un cerveau différent des personnes « tout venant », mais dès qu’ils cessent leur activité, les zones dévolues à ses activités sont réattribuées à d’autres choses et leur cerveau perd sa spécificité. En conclusion, le cerveau est extrêmement plastique et se réorganise en permanence.

NdA : Face à ces découvertes, je n’arrive vraiment pas à comprendre que persistent encore les théories figées des origines des troubles dys : « c’est telle zone qui dysfonctionne ». Sauf s’il y a des lésions, mais là c’est une autre problématique …

Bref, selon l’hypothèse d’une origine proprioceptive de certains troubles dys, si on corrige une dysproprioception grâce à un traitement proprioceptif, la plasticité cérébrale permettra au cerveau de se réorganiser :) .

Plasticité cérébrale

 

Plasticité cérébrale dans Emissions TV, radio, presse,livres 640_cerveau-potion-de-viefr

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Nous l’avons vu à plusieurs reprises, la proprioception fait appel à la plasticité du cerveau, sa capacité d’adaptation aux changements. En ce sens, la proprioception est un sens supérieur dans la hiérarchie. Mais qu’est réellement la plasticité cérébrale ?

Afin de vous familiariser avec ce concept, je vous propose d’abord de visionner une petite vidéo amusante, puis d’écouter une émission de France Inter consacrée à ce sujet.

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  • Dans un premier temps, voici la petite vidéo qui nous montre, au travers d’un exemple concret, comment on peut « recâbler » le cerveau avec de l’entrainement.

 

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L’expérience consiste à faire du vélo avec une bicyclette trafiquée : quand vous tournez le guidon à droite, vous partez à gauche… L’homme a donc dû « désapprendre » à faire du vélo et a mis 8 mois pour réussir à maîtriser ce vélo particulier, son fils uniquement 2 semaines. Quand l’homme a voulu reprendre un vélo normal, il ne savait plus en faire. Il lui a fallu 20 minutes pour retrouver l’ancien « circuit neuronal ».

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  • Dans un second temps, je vous propose d’écouter cette émission de France Inter consacrée à plasticité cérébrale (Clic sur l’image). Les invités qui y interviennent sont :
  • Hervé Chneiweiss Neurologue et neurobiologiste
  • Armelle Rancillac Chargée de recherche INSERM au laboratoire Plasticité du cerveau du CNRS dans l’équipe Réseaux neuronaux du sommeil à l’ESPCI.
  • Philippe Vernier Directeur de l’institut des Neurosciences à Paris Saclay

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tête au carre

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Là encore, Hervé Chneiweiss nous explique que l’aire du cortex cérébral dédié à la main gauche est, chez le violoniste virtuose, d’un tiers supérieure à celle d’un sujet ne jouant pas de violon (jouer d’un instrument de musique étant une activité hautement proprioceptive). A l’inverse, quand le violoniste cesse de jouer, la région supplémentaire sera perdue et réa-louée à d’autres fonctions.

Des sous régions du cerveau s’adaptent sous l’effet de l’apprentissage pour obtenir de meilleures performances.

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Nda : Il a été démontré que la proprioception est un sens qui a la particularité de s’appuyer sur la plasticité cérébrale (par exemple, si un membre reste plâtré trop longtemps, le cerveau finit par l’ « oublier »). L’objectif du traitement proprioceptif est donc, en redonnant au cerveau de nouvelles et bonnes informations proprioceptives, de lui permettre de se réorganiser. Et si on en croit la petite  vidéo, on peut supposer que plus l’enfant est pris en charge tôt et plus efficace sera le traitement …

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Vous avez dit proprioception ?

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Proprioception skate

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Petit retour aux fondamentaux avant de partager, bientôt, une de mes découvertes récente sur un  rôle de la proprioception que j’ignorais totalement. Plus je découvre ce sens et plus il me fascine…

J’ai trouvé sur le site canadien « Groupe Ergo Ressources…vers l’avenir », un petit article très intéressant sur la proprioception.

Extrait :

La proprioception fait partie de nos sept sens !Eh oui, nous en avons sept et non pas cinq, et l’un d’entre eux est la proprioception.

La proprioception, c’est la sensation de notre corps dans l’espace. La conscience de l’espace utilisé par notre corps. Sans la proprioception, vous vous sentiriez comme sur la Lune, flottant sans trop savoir ce qui vous fait bouger, où vous allez atterrir ni quels efforts faire pour vous rendre à destination.
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Un exemple : avant d’entrer dans une pièce, vous n’avez pas besoin de mesurer le cadre de porte ni la distance entre vos épaules afin de comparer les deux mesures et finalement conclure que vous pouvez franchir cette ouverture sans vous heurter ! Coopérant avec le sens de la vue, qui capte les dimensions du cadre de porte, la proprioception vous avisera si vous pouvez passer ou non.
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La proprioception est également responsable de la relation entre chaque partie de votre corps : quelle est la distance entre chaque doigt, quelle est la relation entre la main droite et le genou gauche. Grâce à cette information, lorsqu’un moustique nous pique sur la cheville droite, on n’a même pas besoin de réfléchir pour décider du mouvement qui nous débarrassera de cet intrus. À l’aide du sens du toucher, dans l’instant qui suit la piqûre… TAP… on se frappe la cheville ! La seconde suivante, on réalise qu’on vient d’écraser un moustique. Beurk !

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Comment peut-on stimuler la proprioception à la maison ou à l’école ?
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Comment les enfants développent-ils leur système proprioceptif ? C’est simple : en bougeant ! Voilà pourquoi les enfants BOUGENT TOUT LE TEMPS ! Et voilà pourquoi il est primordial de les laisser faire et même de les encourager à bouger !
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En grimpant, soulevant, roulant, marchant, courant, tombant, sautant et à l’aide de plein d’autres mouvements, les enfants apprennent à évaluer l’espace qu’occupe leur corps entier, l’espace dévolu à chaque partie de leur corps, la distance entre ces parties ainsi que les notions de force et de vitesse. Ce faisant, ils entraînent leurs neurones à mesurer les risques de blessure et la plupart du temps… ils s’en tirent bien ! Et si bouger s’apprend, rester tranquille s’apprend tout autant !
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Si stimuler le système proprioceptif est bénéfique pour la grande majorité des enfants, certains ont besoin de plus.  Ils ont besoin d’une intervention professionnelle. Il y en a qui remuent sans arrêt et ne semblent pas capables d’étancher leur soif de bougeotte. D’autres, au contraire, résistent à vos encouragements et vos supplications pour les motiver et les stimuler à s’activer et à bouger. [...]

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L’article dans son intégralité : Vous avez dit proprioception ?

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Note : Finalement, n’est-ce pas ce manque de mouvement, de stimulation proprioceptive, qui est responsable de certains désordres liés à l’usage intensif des écrans ? Comme on peut le lire dans cet article :

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Vous avez dit proprioception ?  dans Emissions TV, radio, presse,livres tenir-stylo-geste-plus-complique-pour-les-enfants_width1024

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L’exposition dès le plus jeune âge aux écrans d’ordinateurs, de tablettes et de smartphones influent directement sur la dextérité des enfants. Les médecins britanniques mettent le doigt sur un problème jusqu’ici insoupçonné : l’excès d’écrans tactiles rend les enfants de moins en moins à l’aise avec les stylos. Le constat de Sally Payne, ergothérapeute en chef de la Fondation Heart of England NHS Trust est inquiétant : « Les enfants n’entrent pas à l’école avec la force et la dextérité qu’ils avaient il y a 10 ans », observe-t-elle au Guardian. « Les enfants qui vont à l’école reçoivent un crayon, mais ils ne sont plus en mesure de le tenir parce qu’ils n’ont pas les compétences fondamentales en mouvement. Saisir et tenir un crayon n’est plus un jeu d’enfant. Ce geste d’apparence anodin est devenu beaucoup moins évident pour les jeunes générations. La préhension est beaucoup moins évidente pour les enfants confrontés à la difficulté de contrôler correctement les muscles des doigts : « Pour pouvoir saisir un crayon et le déplacer, vous devez maîtriser les muscles fins de vos doigts. Les enfants ont besoin de beaucoup d’opportunités pour développer ces compétences« , ajoute l’experte.

 

 

Double tâche ou sélection des informations sensorielles utiles ?

[Attention spoiler !]

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gorille tarzan

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Quand il s’agit d’expliquer le phénomène de double tâche, pour montrer que le cerveau ne peut se concentrer à la fois sur deux choses demandant de l’attention, les scientifiques utilisent souvent le petit exemple suivant, dans lequel il est demandé de compter avec attention les passes de l’équipe blanche (Caroline Huron dans la première vidéo et Idriss Aberkane dans la deuxième). Clic sur les images pour visionner les extraits des vidéos :

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passes gorille 2

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gorille

 

Bien évidemment, quand nous visionnons cette séquence pour la première fois, trop occupés à compter les passes, le gorille nous échappe totalement. Cependant, par la suite, quand nous connaissons le véritable objectif de cette séquence, nous ne pouvons plus ne pas le voir ;) .

Depuis que je me suis un peu penchée sur les travaux du Pr Berthoz *, je me demande de plus en plus si la double tâche est la seule explication possible dans cet exemple. En effet, il a montré que ce que nous percevons n’est qu’une construction de notre cerveau qui sélectionne, parmi la multitude d’informations sensorielles qu’il reçoit, celles qui sont utiles à nos buts, nos actions, en fonction de ses prédictions, ses expériences passées, etc.

Voici quelques unes de ses citations :

« Le cerveau de l’homme, comme le cerveau des animaux, ne perçoit le monde qu’à travers ses grilles d’interprétation, ses capacités. C’est-à-dire que le monde tel que nous le percevons [...], est un monde dans lequel nous sélectionnons les informations en fonction de nos a priori, etc. »

« La perception est décision puisque percevoir c’est à tout moment choisir dans les sens ce que l’on veut voir. On ne peut percevoir que ce qu’on veut voir. (…) le cerveau au fond est une machine qui décide en fonction du passé, de la mémoire, de l’intention. »

 

Autre petit test amusant à passer. Il s’agit, dans cette vidéo, de démasquer le coupable ; pour ça nous nous concentrons sur les dialogues (en anglais de surcroit) et du coup nous passons à côté de tout autre chose … ;)

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Image de prévisualisation YouTube

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Alors, phénomène de double tâche ou sélection, par le cerveau, des informations sensorielles utiles à nos intentions, nos buts ?

Pour avoir réalisé ce qu’est la réalité de mon monde visuel lors de tests, moi qui suis dysperceptive dysproprioceptive, j’avoue que je m’interroge de plus en plus sur ce point ! (En effet, en cas de dysperception proprioceptive  le cerveau, qui ne situe pas correctement les organes des sens, localise mal les stimuli sensoriels et élimine des informations sensorielles utiles.)

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Note * : Vous pouvez visionner cette vidéo d’une de ses conférences qui est vraiment passionnante (Clic sur l’image) :

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Alain Berthoz

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