En route pour la 6°

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Capture

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Et voilà, le grand jour arrive. Marc entre en 6° demain et disposera d’un ordinateur pour remplacer l’écriture manuelle chaque fois qu’il le souhaitera. Il a appris à taper très vite, est très à l’aise dans l’environnement numérique. Cet outil devrait donc lui permettre de pouvoir mieux montrer ce qu’il sait.

Nous l’avons aidé à organiser son cartable numérique à l’aide des outils que son ergothérapeute a mis en place sur son ordinateur : des dossiers pour chaque matière, un agenda numérique, son logiciel pour la géométrie (Géogebra). Voici une photo de son bureau :

 photo écran

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Nous lui avons aussi préparé un emploi du temps qu’il n’aura plus qu’à remplir en classe :

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emploi du temps

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Par ailleurs, Marc est à nouveau bien réglé au niveau proprioceptif et nous espérons que ça va durer ! Son orthophoniste lui a fait un petit bilan : la lecture est bonne ainsi que la compréhension de texte, l’orthographe lexicale est revenue dans la norme (quand la perception visuelle est bonne, cet aspect de la dysorthographie disparaît). L’orthographe grammaticale est par contre toujours bien en-dessous de la norme. Il va encore falloir continuer à travailler autour de ce point.

Voilà, on progresse à petits pas, mais on progresse…

Et on croise les doigts pour cette année qui commence !

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En route pour la 6° dans Dys finger11



Troubles spécifiques des apprentissages et syndrome de déficience proprioceptive ; fréquence, corrélation et valeur de dépistage?

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Statistiques SDP

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Voici une étude très intéressante portant sur la corrélation entre SDP et TSA réalisée par le Dr L-M. Virlet (Médecin généraliste) sur l’observation de ses 100 premiers patients de 6 à 25 ans, vus en consultation pour un motif de médecine générale. Il a recherché la présence ou non d’un SDP sur ses patients et la présence ou non de TSA.

Il en ressort que  sur 100 patients, 13 présentent un SDP  et parmi eux 11 ont un TSA (1 dyspraxique, 1 dysorthographique, 9 dyslexiques dont un de surface).

A l’inverse, sur  les 87 patients restants, aucun ne présente de TSA .

Il existe donc une dépendance entre SDP et TSA !
En conclusion  l’auteur de l’étude stipule:
L’étude entreprise auprès de 100 enfants tout-venants montre une forte corrélation entre la présence d’un SDP-HV-labile et la présence de TSA.
Elle encourage à ne pas négliger la piste proprioceptive dans l’étude de la « constellation dys » décrite par Habib.
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Je vous invite donc à lire cette étude très intéressante mise en ligne sur le site de la Softal (Société francophone des troubles des apprentissages et du langage):
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Quant à moi, je vous donnerai bientôt des nouvelles du traitement proprioceptif chez mon fils qui, s’il n’est vraiment pas un long fleuve tranquille pour lui, donne des résultats assez intéressants quand on arrive à le stabiliser …



Archives pour la catégorie Dys

Troubles neurovisuels et dyspraxiques : à la lumière de la pratique

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Troubles neurovisuels et dyspraxiques : à la lumière de la pratique dans Dys plaquette-journee-dys-138x300

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Dans le cadre de la 4° journée des Dys en Bourgogne organisée par le réseau de santé PLURADYS, qui a eu lieu le 5 octobre à Beaune, nous avons présenté, avec notre ergothérapeute et une autre maman, un sujet dans lequel les difficultés neurovisuelles et praxiques de nos enfants ont servi à illustrer de manière concrète les conséquences de ces troubles :

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Support d’intervention : Troubles neurovisuels et dyspraxiques : à la lumière de la pratique

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colloque pluradys

Photo issue du site facebook de Pluradys.

 

 

Le SDP c’est quoi ?

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SDP = Syndrome de Déficience Posturale ou Syndrome de Dysfonctionnement Proprioceptif

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Voici un thème qui semble à l’origine de nombreuses polémiques et sujet à de violentes  critiques quand il est associé à la dyslexie. Il est vrai qu’au départ l’idée semble assez stupéfiante : améliorer la lecture d’un enfant en lui faisant porter des semelles … Quel rapport entre ces deux éléments ? Mais, quand on se penche sur le fonctionnement du système proprioceptif, l’idée ne semble plus si incongrue  !

 

Tout d’abord, je vous invite à lire la description d’un cas clinique de ce syndrome et de ses répercussions au plan neurovisuel et fonctionnel :

  (Diane Mathieu, revue francophone d’orthoptie n° 1 • vol. 4 • Mars 2011)

 

Trouble postural et déséquilibre binoculaire, relations et répercussions fonctionnelles

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On y trouve une explication du lien entre SDP et troubles neurovisuels donné par le Dr Gérard Hatesse , médecin de réadaptation, service de médecine physique, Hôtel-Dieu (AP-HP), Paris)  :

« Un désordre postural quel qu’il soit va donc déclencher une stratégie musculaire adaptative, seul moyen de retrouver une nouvelle stabilisation pour nos 200 os et 600 muscles…Ces stratégies adaptatives musculaires (système vicariant) se font aux dépens de muscles non posturaux, donc rapidement fatigables et douloureux. [...]Toutes les activités motrices volontaires vont se trouver altérées, amputées, inhibées par le syndrome de déficience posturale (SDP) et notamment les contractions des oculomoteurs. Le surcoût musculaire et neurologique lié aux stratégies posturales de “rattrapage” va se faire au prix d’une économie forcée sur certaines activités musculaires volontaires [...]. La dépense excessive dans la boucle propriocepteurs-cervelet-muscles va mettre horscircuit un certain nombre de muscles, notamment les plus “volontaires”, tels les muscles des mains ou les oculomoteurs. Les inter-neurones du pont et du bulbe réalisent de vrais coupecircuits de délestage. »

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Pour bien comprendre ce syndrome et son traitement, je vous invite à consulter la page que je lui ai consacrée : là.

Pour une explication simple et rapide sur le lien entre dysproprioception et dyslexie, je vous invite à découvrir  les  explications du Dr Quercia ( 2014 : Chercheur associé – Unité INSERM U1093 Cognition Action et Plasticité Sensorimotrice), ophtalmologiste, qui  développe en France  le mode de prise en charge lié à ce  syndrome dans le cadre de la dyslexie :

Image de prévisualisation YouTube

Son site personnel : 

http://www.dyslexie.fr/

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Pourquoi aborder ce sujet sur un blog consacré aux troubles neurovisuels, vous demandez-vous ?

Face à l’évolution illogique des rééducations chez mon fils, avec retours en arrière et récidives au niveau de la convergence des yeux et au niveau neuro visuel et proprioceptif (travaillé en kinésithérapie), face à la résistance de celui-ci à la rééducation en ergothérapie avec un graphisme toujours très perturbé, l’équipe qui le suit a émis l’hypothèse d’un dysfonctionnement proprioceptif à prendre en charge en amont de toutes les autres rééducations. Nous avons donc rencontré le Dr Quercia qui a diagnostiqué un SDP Mixte pur chez Marc. Il va s’ensuivre un traitement qui comportera :

_le port permanent de lunettes à prismes

_le port de semelles proprioceptives (dites de posture)

_la réalisation quotidienne d’exercices de reprogrammation

_le maintien de postures équilibrantes pour le travail et l’endormissement

_la pose d’ALPH

Traitement auquel viendront se rajouter ses autres rééducations par la suite : orthophonie, ergothérapie, kinésithérapie.

Premier constat : il est vrai que la rééducation avec ses exercices quotidiens a l’air à première vue un peu lourde. Néanmoins, nous disposons d’un DVD de démonstration des postures, d’un livret d’exercices proprioceptifs qui permet à l’enfant (et à nous parents) d’apprendre de manière très progressive, sur 7 semaines,   tous les exercices et positions à adopter par la suite au quotidien. Et puis, comme l’explique Tidys devenu un super héros, dans un petit livret remis à l’enfant : être un super-héros, ça se travaille tous les jours !

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Le SDP c'est quoi ? dans Dys tidys004-224x300

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tidys-280x300 dys dans Emissions TV, radio, presse

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Nous avons donc commencé, hier, notre apprentissage des postures et voyons l’opticien demain pour commander les lunettes à prismes. Je viendrai vous raconter la suite des aventures de notre Super Tidys dans quelques temps !

Journées des DYS en Bourgogne, 2013

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Journées des DYS en Bourgogne, 2013 dans Dys journee-dys.jpg-neothumbnail-188x146

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Cette année, PLURADYS et les acteurs locaux des différents départements, proposent :

Une journée des DYS à BEAUNE, le samedi 05 octobre 2013
Une journée des DYS à NEVERS, le samedi 12 octobre 2013
Une  journée des DYS à AUXERRE, le samedi 12 octobre 2013

Consulter le programme des 3 journées : ICI  (entrée libre)

Emission sur France Inter consacrée au troubles de l’apprentissage chez l’enfant.

Dysgraphie

Mon fils est dysgraphique, l’écriture est coûteuse pour lui à l’école car il doit faire de gros efforts pour suivre les lignes, former ses lettres, se repérer dans la page.

Paradoxalement, il adore écrire à la maison : il écrit des « journaux intimes », tient des « classeurs secrets ». Comme il est très désordonné et ne sait pas où il les range (quand il les range …), il en commence plusieurs et je trouve régulièrement un de ses écrits. C’est assez amusant de tomber sur ses « cher journal, aujhoudui céttais mon plus grand jour de ma vie«  (je conserve l’orthographe). On se demande d’ailleurs d’où lui vient l’idée, ça n’a jamais été le genre de ses frères … Cela dit entre la dysgraphie et la dysorthographie, il est très difficile de décrypter ses pensées intimes ;-) (qui sont souvent l’élaboration de plans pour les jeux de stratégie dont il est friand). Bref,  c’est en voyant son écriture libre qu’on réalise l’intensité de ses difficultés à l’école, car à la maison, il n’est pas obligé de faire des efforts pour écrire mieux.

J’ai scanné un de ses écrits pour montrer sa difficulté à saisir l’espace sur la feuille pour écrire. En effet, dans l’exemple suivant, il commence sa ligne à trois carreaux de la marge et la termine à 8 carreaux (j’ai matérialisé par une ligne rouge la manière dont il avait perçu la marge en écrivant). Et lui ne s’en était pas rendu compte …

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Pour ma part, je trouve ça assez impressionnant !

Dys …et témoignage d’enseignant

 

Extrait du témoignage d’une enseignante trouvé sur le site du Dr Pouhet :

https://sites.google.com/site/dralainpouhet/

 

L’enfant semble perdu face à son travail, c’est comme s’il n’avait pas de repères; il ne sait pas par où commencer ni comment continuer. Il a de la difficulté à faire deux choses à la fois, si je parle pendant que les élèves écrivent, soit il s’arrête pour m’écouter, soit il continue son travail, mais n’a aucune idée de ce que je viens de dire. De même, il aura du mal à gérer deux contraintes simultanées : “soigne ton écriture et vérifie l’orthographe”.

J’ai le sentiment de répéter toujours les mêmes consignes, encore et encore. L’enfant a beau écouter (la plupart du temps, c’est le cas), on dirait que les choses ne s’impriment pas. C’est comme s’il ne retrouve pas le chemin pour y arriver.

Dans ces situations, un sentiment d’agacement peut rapidement émerger, avec l’envie de bousculer l’enfant. Pourquoi cet élève, qui semble intelligent, ne parvient-il pas à retenir et restituer ce que je lui enseigne? Le fait-il exprès? Est-il flemmard? Est-il à ce point assisté à la maison qu’il n’a aucune autonomie?”

Irritation. Impuissance. Ce sont des sentiments à dépasser si l’on veut comprendre et aider.

De son côté, l’enfant se sent probablement aussi perdu.

Intelligent, il a pleinement conscience de ses difficultés à faire face aux tâches demandées, mais ne peut pas décrire ce qui ne va pas.

(…]

Pour éviter à l’enfant et l’enseignant de s’enfermer dans une incompréhension mutuelle, pour trouver un soutien et des pistes.

Il est alors important pour lui comme pour moi d’avoir un regard extérieur. Dès que les troubles évoqués ci-dessus durent plus de quelques semaines, qui sont de l’ordre de la mise en route, je n’hésite plus à voir les parents, puis à faire appel aux spécialistes. Ensemble nous pouvons trouver des pistes, développer des stratégies, adapter le matériel, les exigences, les évaluations.

Pour l’enseignant que je suis, ce dernier point est souvent difficile ; adapter les exigences, n’est-ce pas injuste pour les autres enfants? À l’école, nous sommes si souvent attachés à cette idée : ne pas faire de différences! Je me suis laissé remettre en question par cette remarque d’un spécialiste “La véritable injustice n’est-elle pas de lutter avec une dyspraxie, une dyslexie, un trouble d’attention (…), de travailler plus que les autres pour un moins bon résultat, de ne pas pouvoir montrer ce qu’on sait, ni restituer ce qu’on a appris?”

J’ai déjà pu constater qu’un enfant “dys-” qui se sent compris, aidé, et que l’on valorise, peut développer des stratégies et devenir acteur de ses apprentissages. Il ne faut pas minimiser la capacité d’un enfant de trouver ses propres façons de faire, efficaces et innovantes! Ses difficultés ne disparaissent pas, mais il sait qu’il peut apprendre, se construire et connaître des situations de réussite. Et c’est si gratifiant pour tout le monde !

 

 

Comment aider les enfants « dys » ?

 

Emission   »les maternelles » sur France 5 du 05/12/2012 :

Comment aider les enfants « dys » ?

 

Invités

Stéphanie est la maman de Loreline 9 ans, d’Emie 8 ans, Théo 6 ans et Corentin 4 ans. C’est Loreline qui a été diagnostiquée dyslexique en CP.

Géraldine est la maman d’Hugo, 13 ans, de Lola, 11 ans, de Rosalie, 9 ans, d’Ismaël, 6 ans et d’Abel, 18 mois. Un petit sixième est même en route ! Son fils Ismaël a été diagnostiqué dysphasique en cours de grande section de mat.

Capucine est la maman d’Eliot, 8 ans, qui a été diagnostiqué l’année dernière dyspraxique.

Spécialiste

Fabrice Bak, Psychologue cognitiviste

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