Mois des Dys de Sensoridys

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visio pat luc

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Le mois des dys de Sensoridys est maintenant terminé. Du fait d’un événement imprévu, nous avons été obligés de décaler des dates de nos visioconférences. C’est donc le Dr Luc virlet qui a ouvert notre mois des Dys avec sa conférence « La proprioception dans les troubles spécifiques des apprentissages », le jeudi 14 octobre. Il nous a parlé de la proprioception, de ses rôles, du lien entre une dysfonction de ce sens et les troubles spécifiques des apprentissages, ainsi que du traitement proprioceptif.

Puis il nous a présenté son étude qui montre l’intérêt et la supériorité de la prise en charge proprioceptive + orthophonique par rapport à la prise en charge orthophonique seule. La magie d’internet aidant, il y avait pour suivre cette visioconférence des personnes du Liban, du Burundi, de Suisse, de Belgique et d’Allemagne. Un grand merci au Dr Luc Virlet pour sa présentation extrêmement intéressante.

Luc Virlet
Album : Luc Virlet
Conférence Luc Virlet : "La proprioception dans les troubles spécifiques des apprentissages"
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Le jeudi 21 octobre, le Dr Patrick Quercia nous a fait présenté le passionnant sujet « Dys le jour et agité la nuit ». Il a commencé par nous parler rôle du sommeil chez l’enfant, évoquant ensuite les conséquences nombreuses des troubles du sommeil chez cette catégorie de population (tant physiques que cognitives), leur présence fréquente chez l’enfant Dys ou TDAH, le lien entre troubles du sommeil et dysfonction proprioceptive et enfin de l’amélioration de tout cela grâce au traitement proprioceptif avec un impact majeur des exercices respiratoires sur l’amélioration des troubles du sommeil. Tout un monde de découverte qui s’ouvre à nous !

Il a terminé sa conférence en faisant une présentation rapide de l’étude sur le sommeil que Sensoridys va contribuer à financer, en lien avec l’unité INSERM CAPS (u 1093) de l’université de Bourgogne Franche-Comté. Dans cette étude, on va d’abord mesurer avant traitement, par actimétrie (montre connectée), le sommeil d’enfants dyslexiques avec troubles attentionnels, pour lequel sera aussi fait un bilan attentionnel à ce stade. Puis mise en route du traitement proprioceptif. Le sommeil de ces enfants sera réévalué quelques mois après traitement ainsi que leur niveau attentionnel. Sensoridys est très fière de pouvoir participer au financement de cette étude très novatrice, à peine trois ans après sa naissance. Tout cela grâce à nos adhérents et donateurs que nous tenons à remercier pour leur soutien.

Patrick Quercia
Album : Patrick Quercia
Patrick Quercia "Dys le jour et agité la nuit"
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Les replays de ces visioconférences seront mis à la disposition de nos adhérents dans l’espace qui leur est réservé sur le site de Sensoridys, très bientôt.

 



Journées des Dys de PLURADYS 2021

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Sensoridys était présente aux journées des Dys organisées par Pluradys.

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  • A Besançon, le samedi 16 octobre, j’étais présente pour tenir le stand de Sensoridys dans la très belle et chaleureuse salle Nelson Mandela à Planoise.

Des échanges très intéressants avec des familles, des professionnels de santé et des élus ont eu lieu durant ces manifestations.

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Merci à Pluradys pour son invitation !




Archives pour la catégorie Dys

Le Mois des Dys en Visio

C’est avec beaucoup de plaisir que Sensoridys vous invite à son premier « Mois des DYS » avec les interventions de deux médecins/chercheurs reconnus dans l’univers de la recherche sur la dysfonction proprioceptive et les troubles des apprentissages : les Drs Patrick Quercia et Luc-Marie Virlet.

Afin de proposer des pistes de réflexion aux familles concernant l’aide aux devoirs de leurs enfants dys, je ferai une petite présentation sur le thème « Apprendre autrement à la maison », fruit de plusieurs années d’accompagnement d’un enfant Dys (voir notre blog consacré au sujet :).

Comme nos 205 adhérents actuels sont situés partout en France, et même à l’étranger, la visioconférence est aujourd’hui notre plus efficace moyen de les toucher. Notre abonnement à zoom limitant le nombre de participants, ces visioconférences sont réservées à nos adhérents.

Ces interventions seront enregistrées et mises à dispositions de nos adhérents par la suite, pour ceux ne pouvant être disponibles aux horaires proposés.

L’adhésion à notre association se fait via notre site Internet : là.

Programme de notre Mois des Dys en Visio :

Le Mois des Dys en Visio dans Dys

DYSLEXIQUE

 

Petit article plus léger que d’habitude.

J’ai trouvé très sympa cette petite chanson de TONTON DENIS Denis Hachez qui dédramatise la situation ! (Même si nous ne considérons pas que le problème est dans la tête, s’agissant de l’hypothèse proprioceptive)

Cet enseignant a décidé d’écrire une chanson en l’honneur des dyslexiques mais également pour expliquer aux autres enfants en quoi cela consiste et leur inculquer le respect et le vivre-ensemble :

Tous les jours, dans mon métier, je rencontre des enfants dyslexiques. On met en place certaines choses mais les parents ne savent pas toujours les outils qu’on utilise pour leur venir en aide. Via cette chanson, je souhaitais leur montrer la face cachée de l’école mais également faire comprendre aux enfants dyslexiques qu’ils s’en sortiront dans la vie.

Ces enfants ont envie d’apprendre et sont heureux qu’on s’occupe d’eux ! Il faut savoir qu’une fois pris en charge, ces enfants s’améliorent et puis, ils ont envie d’apprendre, ils sont souvent plus heureux, ils aiment qu’on s’occupe d’eux et nous le rendent autrement ! De notre côté, on n’a pas appris à gérer ce genre de situation en faisant nos études d’instit, donc on doit faire ce travail par nous-mêmes et c’est qu’on fait ; on met des choses en place petit à petit pour les aider » le tout dans la joie et la bonne humeur.

Bravo pour l’initiative ! A faire écouter à vos enfants Dys !

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Il y a bien des fleurs qui poussent dans le sable …

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Marc a  reçu ce jeudi 27 mai une réponse positive pour  ses 7 demandes sur Parcousup, dont l’ IUT d’informatique qu’il souhaitait .
Vous nous avez accompagné tout au long de ses 8,5 années (blog démarré en novembre 2012), vous avez suivi nos hauts et nos bas, notamment chaque fois que le traitement proprioceptif nécessitait un ajustement. Nous nous dirigeons tout doucement vers l’épilogue du journal de son traitement. Il lui reste encore à décrocher le Bac, formalité normalement, puis je mettrai un point final à son histoire ici, afin qu’il puisse retourner à son anonymat, dont je l’ai sorti  sans vraiment lui demander son avis il y a bientôt 9 ans.
Voilà, j’ai envie de dire à tous les parents d’enfants dys, dysproprioceptifs : accrochez-vous, allez jusqu’au bout du traitement proprioceptif, tenez bon, accompagnez vos enfants et vous finirez par voir le bout du tunnel !
Je me souviens de l’époque où, désespérée, je surfais sur le Net pour trouver le témoignage de mamans dont l’enfant Dys s’en était sorti…  Aujourd’hui, l’histoire du traitement proprioceptif de Marc arrive à son terme et son parcours me fait penser cette citation de Grand Corps Malade :
Je fais partie de ceux qui pensent qu’y a pas de barrière infranchissable.
Il faut y croire un peu, y’a bien des fleurs qui poussent dans le sable.
Et c’est quand tu te bats qu’il y a des belles victoires que tu peux arracher.
Comme se relever avec une moelle épinière en papier mâché.
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Je n’apprends rien à personne, tu es vivant tu sais ce que c’est
Vivre c’est accepter la douleur, les échecs et les décès.
Mais c’est aussi plein de bonheur, on va le trouver en insistant
Et pour ça, faut du cœur et un mental de résistant


Credit : Image par analogicus de Pixabay

La prise en charge de la dysproprioception/Dr Quercia

Anne-Charlotte Declercq, neuropsychologue, a mis en ligne sur Youtube la visioconférence du Dr Patrick Quercia, chercheur associé à l’Unité INSERM U1093 Cognition Action et Plasticité Sensorimotrice, qui cartonne sur Facebook (+ 13 000 vues en 10 jours). J’y interviens dans la dernière demi-heure pour y présenter Sensoridys. Durant cette conférence d’1h30, le Dr. Quercia vous présente une prise en charge innovante des troubles des apprentissages. Il évoque une hypothèse proprioceptive (la présence d’une dysproprioception/dysperception) à l’origine des troubles « dys » et vous présente le traitement de la dysfonction proprioceptive. Après 30 minutes d’explications, suit une heure de réponses aux questions posées au préalable par le public.

Je vous souhaite de passer en compagnie de ce grand chercheur un agréable moment, riche d’enseignements et de satisfaction intellectuelle à l’occasion de l’exploration de ce sens si particulier qu’est la proprioception.

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Note : Le livre du Dr Quercia, « Le bonheur retrouvé d’une enfant dyslexique », dont il est question en fin de vidéo est disponible sur Amazon.

La prise en charge de la dysproprioception/Dr Quercia dans Dys

Lorsque j’ai vu Lilou pour la première fois, l’infinie tristesse de son regard d’enfant dyslexique m’a impressionné : il y avait urgence. Elle avait pourtant tout essayé : orthophonie, orthoptie, psychomotricité, aide psychologique, … et chaque professionnel avait fait le mieux qu’il pouvait pour l’aider. Mais le résultat restait très limité et désespérait Lilou et ses parents. Ceux-ci avaient entendu parler d’une nouvelle méthode – appelée traitement proprioceptif – qui avait des partisans farouches mais aussi des détracteurs. Ils avaient décidé d’en savoir plus par eux-mêmes et avaient pris rendez-vous. Après avoir assisté à un examen clinique complet, ils ont compris et se sont engagés dans cette nouvelle voie thérapeutique. Tous trois ont eu bien raison. Cet ouvrage raconte ainsi l’histoire du traitement proprioceptif de Lilou, jeune dyslexique minée par ses résultats scolaires et l’image qu’elle donne d’elle-même à ses amis et ses parents. Chaque chapitre contient deux parties. Dans la première partie, accessible à tous, le lecteur assistera au déroulement des examens et à leur explication puis à la mise en place du traitement tout au long d’une année. Dans la seconde, plutôt destinée à ceux dont la culture scientifique donne envie d’aller plus loin, le curieux trouvera des notions plus complexes et accédera aux mécanismes qui pourraient expliquer pourquoi le traitement proprioceptif peut aider les dyslexiques mais aussi les dyspraxiques et les enfants ayant des troubles attentionnels. Enfin, un résumé de nos travaux de recherche, dont la plupart ont été réalisés dans le cadre de l’INSERM, est disponible en fin de livre.

Solution inopérante …

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Depuis quelques temps, le petit monde de la dyslexie est agité par la commercialisation des lunettes Lexilens, dont la technologie s’appuie sur la découverte de deux physiciens français Albert Lefloch et Guy Ropars. Ces deux chercheurs de l’université de Rennes avaient découvert en 2017 que les dyslexiques présentaient une symétrie anormale de leurs rétines. Par la suite, le Dr Quercia, chercheur associé à l’INSERM, Unité INSERM U1093 Cognition Action et Plasticité Sensorimotrice, avait expliqué que cette découverte permettait de comprendre pourquoi les dyslexiques ont une dysfonction proprioceptive et pourquoi on peut les améliorer en traitant ce trouble qui entraîne des perturbations des relations entre perception auditive et visuelle. Mais, le problème aujourd’hui n’est pas là.

La découverte des physiciens, qui a bousculé les hypothèses habituellement admises en France s’agissant de l’origine de la dyslexie, a rencontré dès le départ une vive opposition de la part de ce petit monde qui n’apprécie pas beaucoup l’arrivée d’hypothèses divergentes. La routine finalement… Nous en savons quelque chose !

Solution inopérante ... dans Dys

Puis, ont été commercialisés des produits pour aider la lecture des dyslexiques, s’appuyant sur la découverte des deux physiciens et utilisant la technologie de la lumière pulsée : une lampe et maintenant des lunettes développées par une chaîne d’opticiens. Pour couronner le tout, l’Académie Nationale de Médecine a décidé de décerner, en 2020, un prix à Albert Lefloch et Guy Ropars pour leur découverte, ce qui n’a pas manqué d’offusquer un de nos spécialistes de la dyslexie, qui s’est étonné qu’avec ce prix, « l’académie de médecine récompense une étude sur la dyslexie qui n’a pas été répliquée, qui inspire des traitements miracles qui n’ont jamais été évalués scientifiquement, qui a été très critiquée dès sa publication, et à laquelle aucun spécialiste de la dyslexie ne croit  « . Voilà qui est envoyé ! (NdA : On notera qu’il est ici question de croyance …lapsus ?)

Jusque là, je ne sentais pas Sensoridys vraiment concernée par ce qui se passait, bien que j’ai suivi de près, par curiosité, les témoignages de familles sous les campagnes de publicité de cette chaîne d’opticiens, sur Facebook (certains très positifs, d’autres négatifs, avec des limitations d’utilisation rapportées par les familles : pièces trop lumineuses, néons, lecture sur écran d’ordinateur, épilepsie).

Mais il se trouve que ces campagnes de publicité, un peu agressives, concernant un produit pour lequel ses inventeurs ont cru pouvoir s’affranchir de mener des études cliniques pour valider son efficacité avant commercialisation, n’ont pas manqué de faire réagir notre petit monde. Certains des professionnels de la dyslexie, fort attentionnés, qui n’ont évidemment en tête que le bien des petits patients dyslexiques et du portefeuille de leur famille, ont décidé que trop c’est trop et qu’il leur fallait pourfendre les « hérétiques », notamment dans les commentaires déposés à l’occasion de ces campagnes de publicité. Et c’est ensuite que j’ai été sortie de ma douce torpeur par un orthophoniste, doctorant en neurosciences cognitives, qui a écrit un article sur son blog hébergé par Médiapart : Lexilens, les lunettes pour dyslexiques qui nous flouent. Le titre était déjà alléchant et promettait le feu d’artifice auquel nous sommes malheureusement habitués avec le traitement proprioceptif, je l’ai donc parcouru avec une certaine curiosité, pour ne pas dire gourmandise. Mais les choses ont basculé lorsque j’ai découvert que la fête de Lexilens, qu’ont au final bien cherchée ses concepteurs, est aussi devenue celle du traitement proprioceptif, ce qui m’a nettement moins amusée ! Je cite :

La FAQ du site web des Lexilens évoque une « étude en cours » mais pour l’heure, ces promesses ne sont justifiées par aucune preuve scientifique. Morceaux choisis de l’argumentaire qui est déployé :

« Jusqu’alors, certaines solutions étaient proposées (prismes, posture, logiciel, orthophonie, etc.), mais aucune d’entre elles n’apportait de compensation simple à la dyslexie. […] En 2018, tout change quand les chercheurs de l’Université de Rennes trouvent une explication à la dyslexie. […] La monture Lexilens® [donne] une arme adaptée aux élèves atteints de dyslexie. Ces derniers, dont les capacités intellectuelles n’ont rien à voir avec leur trouble, pourront avoir les mêmes chances et opportunités que leurs camarades sans avoir à fournir plus d’efforts ou se sentir désavantagés. » [8]

On notera au passage que l’orthophonie, qui est la seule intervention recommandée par les autorités sanitaires [9], se retrouve ainsi reléguée à la fin d’une liste de solutions inopérantes, ce qui rend ce genre de campagne non seulement malhonnête, mais aussi dangereuse.

Je me sens donc obligée de réagir et je le fais ici, car les commentaires sur le site de Médiapart sont réservés aux abonnés. Je m’inscris en faux contre l’affirmation selon laquelle les solutions listées, notamment les prismes, seraient inopérantes. Certes, dans son rapport de juin 2016 « Evaluation de l’efficacité du traitement proprioceptif de la dyslexie », l’INSERM n’a pas pu conclure sur son efficacité dans la prise en charge de la dyslexie par manque de travaux suffisants, tout en confirmant sa sécurité. Néanmoins, l’INSERM ne conclut pas non plus que le traitement proprioceptif est inopérant et on peut noter que ce même rapport de l’INSERM signale que la rééducation orthophonique n’a pas non plus été validée scientifiquement par des études de type essais contrôlés randomisés et que les bénéfices de cette dernière n’ont pas été démontrés, sans que cela n’émeuve personne dans notre petit monde de la dyslexie (p.61, p.76).

Notre association Sensoridys est née de l’exaspération des familles qui ont observé les progrès de leurs enfants à la suite de la mise en place du traitement proprioceptif, alors qu’ils avaient souvent résisté aux autres rééducations dont orthophonique, et qui ne supportent plus les assertions de ce monde de la dyslexie qui freine depuis tant d’années le développement de cette thérapeutique. Cette résistance étant à l’origine de difficultés couramment rencontrées par les familles, comme la difficulté à obtenir la mise en place des aménagements matériels en classe, notamment le pupitre. STOP ! L’existence de Sensoridys, les témoignages de familles, dont ceux présents sur notre site, sont là pour prouver que ce traitement fonctionne et donne des résultats, parfois spectaculaires (même si d’aucuns nous répondront qu’ils n’ont pas de valeur scientifique) !

Enfin, je souhaiterais comprendre en quoi la référence faite à l’utilisation des prismes dans la prise en charge de la dyslexie, sur le site de cette chaîne d’opticiens, rend sa campagne dangereuse ? C’est une affirmation vraiment surprenante !

J’aimerais donc que le petit monde de la dyslexie cesse enfin un jour de dénigrer le traitement proprioceptif par respect pour les familles que nous sommes. Qu’il cesse de nous infantiliser, de nous faire passer pour des imbéciles incapables de juger de ce qui est bon pour nos enfants, pour des personnes faibles, sans personnalité, sans intellect, sous l’influence de praticiens peu scrupuleux. Nous avons nous aussi un cerveau et un libre arbitre, nous entendons le faire savoir !

Crédits : Image par Peggy und Marco Lachmann-Anke de Pixabay, Image par Free-Photos de Pixabay 

Un petit miracle !

Un petit miracle ! dans Dys

Il semblerait bien qu’il ne faille jamais désespérer et que tout finisse par arriver ! Comme vous le savez, je me désespère depuis longtemps de ne jamais entendre le mot PROPRIOCEPTION dans la bouche, ou sous la plume, de ceux qui nous sont présentés comme les spécialistes des toubles Dys. Comme s’il s’agissait d’un gros mot, le sens dont il ne faut pas prononcer le nom, tel Voldemort dans la saga Harry Potter. Par exemple, en 2017, le Dr Pouhet mettait en ligne un petit document « Le cerveau de l’apprenant », dans lequel figurait aux pages 28 et 30, des schémas expliquant la relation entre organes des sens et réponse motrice, sans que ne soit citée la proprioception :

A l’époque, j’avais été très surprise de voir qu’on pouvait encore parler du lien entre sensorialité et motricité sans citer la proprioception dans les sens impliqués, alors qu’il existait des centaines de publications internationales prouvant le rôle de la proprioception dans les apprentissages moteurs et dans la correction des erreurs motrices.

Mais il semblerait que ce temps soit révolu, le mot proprioception apparaissant enfin et à plusieurs reprises dans le dernier livre du Dr Michèle Mazeau. : « Troubles visuo-spatiaux, leur impact sur les apprentissages ». Alleluia !

Le Dr Michèle Mazeau a toujours parfaitement décrit les troubles visio-spatiaux et leurs conséquences, mais je trouvais regrettable qu’elle n’évoque pas le rôle de la proprioception dans ceux-ci. Il semblerait que cette époque soit derrière nous et c’est tant mieux ! Dans son livre édité chez Tom Pousse et dont vous pouvez lire un extrait sur le site de son éditeur, on trouve même un schéma à la page 9, où apparait le rôle de la proprioception (« dans chaque articulation ») et du système vestibulaire (« oreille interne ») dans l’analyse de l’espace :

 SDP/dysproprioception dans Neurovision

Il manque encore dans ce livre, pour que mon bonheur soit total, le rôle de la proprioception oculaire dans la localisation spatiale visuelle. En effet, la proprioception oculaire permet au cerveau de connaître la position des globes oculaires dans leur orbite et de les diriger efficacement en direction de leurs stimuli. La proprioception oculaire à en effet un rôle majeur dans l’analyse visio-spatiale. Mais cela viendra. Il ne fait pour moi aucun doute qu’à terme tout le monde en vienne à prendre en compte l’importance de ce sens si particulier, sans lequel la vie telle que nous la connaissons serait impossible. Le Dr Quercia était juste beaucoup trop en avance sur son temps !

Crédit : Image par Gerd Altmann de Pixabay 

L’aventure continue !

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Le temps passe, Marc est aujourd’hui en Terminale STi2D et j’ai envie de partager ce graphique de son premier trimestre  :

L'aventure continue ! dans Dys

Au grand dam de son père, que la matière n’a jamais intéressé, il est le meilleur de sa classe en philosophie. Quand on se rappelle la difficulté qu’il avait à construire et écrire une phrase correcte, à maîtriser la conjugaison, la concordance des temps, l’orthographe (qui est maintenant assez bonne, même en écriture manuelle), on mesure le chemin parcouru.

Premier de sa classe en anglais, langue qu’il a apprise après avoir démarré le traitement proprioceptif et dont l’apprentissage le motive pour jouer en ligne avec des étrangers, pour regarder des séries en anglais, pour le métier dans le domaine de l’informatique qu’il envisage.

Premier de sa classe aussi en système d’information et numérique, vous l’aurez compris c’est la matière qu’il préfère.

L’espagnol, il s’en fiche et je n’ai jamais mis l’accent sur cette langue, à l’époque où nous avions déjà tant de matières à travailler. Innovation technologique et écoconception, ça ne l’intéresse pas beaucoup, alors il ne fait pas beaucoup d’efforts. En sciences-physiques, il a retrouvé la prof si exigeante qu’il avait en seconde, et il s’en sort plutôt bien maintenant.

Restent les mathématiques, seule matière où l’on sent encore l’impact de ses troubles initiaux sur la construction du sens du nombre. Quand les fondations en mathématiques sont fragiles, cela impacte durablement la suite malgré toute l’énergie que nous avons déployé depuis des années.

En classe et aux examens, il fait exactement les mêmes contrôles que les autres, n’a pas de tiers temps. Il utilise son ordinateur pour écrire quand il le souhaite, car il va beaucoup plus vite et maîtrise à la perfection la frappe et cet outil. Mais il est maintenant capable d’écrire sans se fatiguer, même si son écriture pourrait sans doute être plus jolie et améliorée avec quelques séances de rééducation ( mais ça ne l’intéresse absolument pas).

Enfin, pour finir, le moins que je puisse dire c’est qu’il ne se tue pas au travail ! C’est un jeune bien dans sa peau, qui sait où il veut aller. Il a aussi eu son code récemment, sans rencontrer de difficulté particulière. En route pour la conduite maintenant !

Voilà, pour ma part je ne regretterai jamais d’avoir passé la porte du cabinet du Dr Quercia il y a 7 ans et, au travers de l’existence Sensoridys, j’espère lui montrer un peu de la reconnaissance que je lui porte pour avoir transformé la vie de mon fils !

La dysfonction proprioceptive (pour les nuls !)

Je vous propose une deuxième vidéo s’intitulant : « Quand la proprioception dysfonctionne ». Avant de la visionner, je vous conseille vivement d’avoir regardé la précédente, consacrée à la proprioception.

Vous pourrez y découvrir les trois grandes fonctions touchées par la dysfonction proprioceptive, comment l’examen proprioceptif les met en évidence, quels sont les signes cliniques induits par cette dysfonction, et comprendre par vous-même comment ils peuvent s’organiser de manière à aboutir à un diagnostic de dyslexie, dyspraxie ou TDA/H. Et enfin, comment on peut intervenir pour améliorer la proprioception du sujet dysproprioceptif.

La dysfonction proprioceptive (pour les nuls !) dans Dys

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