Vision, posture et proprioception

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Après la découverte chez les dyslexiques, par deux chercheurs français, d’une anomalie anatomique de l’œil perturbant le bon fonctionnement de la vision binoculaire, je me suis souvenue d’un article qui abordait l’importance du rôle des yeux dans la posture (et donc la proprioception). J’avais déjà partagé un article de ce blog tenu par un kinésithérapeute passionné par la proprioception, qui portait sur les mouvements réalisés par le fœtus in utéro pour commencer à tester sa sensibilité musculaire profonde, sa proprioception. Quand on s’attarde sur son blog, on y voit qu’il développe principalement l’idée que pour bien grandir et bien vieillir, il faut préserver, entraîner, développer sa proprioception :

 « Si tu améliores ton équilibre, tu n’es pas sûr de rester jeune, si tu ne l’entretiens pas, tu vieilliras avant les autres », Pierre LEROY.

Et voilà, la messe est dite pour les dysproprioceptifs, vous allez vieillir plus vite que les autres !

A moins que … vous ne décidiez d’entreprendre un traitement proprioceptif pour « reprogrammer » votre proprioception. :)

Et vous pouvez, aussi : FERMEZ LES YEUX ! (surtout si les repères donnés par vos yeux sont biaisés ;) ) :

 

Soyez non-voyant de temps en temps, les yeux ne sont pas indispensables.
Obligés d’éduquer leurs muscles posturaux, « Les non-voyants congénitaux ne développent pas de scoliose, pourquoi ? Est-ce que parce que leur suppléance vestibulaire et proprioceptive sont particulièrement développées ? » se demande Pierre TRUCHI.
Les yeux fermés, pour garder l’équilibre, vous sollicitez les muscles qui verrouillent la colonne et cadenassent les articulations. Les plus profonds sont les plus utiles.
Les repères horizontaux et verticaux donnés par les yeux n’étant plus là, les récepteurs périphériques du pied et de l’oreille interne sont condamnés aux travaux forcés. Les yeux fermés, l’équilibre dépend alors de la vitesse à laquelle circulent les informations venues du pied et du cou.
De façon réflexe, les informations montent et redescendent à la vitesse de l’influx nerveux. Si vous perdez l’équilibre, toutes les lampes du cervelet s’allument pour un maximum de lumière…les Champs Elysées un soir de Noël. Le but ? Conserver un centre de gravité stable.

« Entre l0 et 12 mois, le champ de vision d’un enfant s’effondre pour accorder une extrême priorité aux premiers pas » (JAOUEN). Le rôle le l’œil diminue quand celui de la voûte plantaire augmente.
Des chercheurs ont mesuré cet angle de vue. Il se réduit à l’âge où, se verticalisant, l’enfant ose s’aventurer pour effectuer ses premiers pas. Cet angle de vision retrouvera sa largeur initiale une fois la marche acquise. Pendant ce rétrécissement du champ de vision, le pied et l’oreille interne deviennent prépondérants. [...]
Les yeux fermés, vous réagirez vite et mieux au moindre déséquilibre. Un meilleur schéma corporel se met en place. Votre corps se concentre sur les informations pertinentes sensorielles venues de l’oreille ou sensitives venues du pied.

[...]

Trop de proprioceptivité ne crée pas de problème. Elle nous érige droit, sans scoliose. Elle diminue les risques de mal de dos et retarde les tassements vertébraux du 3ème âge car les muscles posturaux ont de la mémoire! Il est tout à fait possible d’obtenir des corrections posturales réflexes avec des appareils simples; à commencer par marcher avec les yeux mi-clos.

Multiplions les légers déséquilibres pour stimuler les réponses réflexes.
Un tiers du cervelet est prévu pour régler ces problèmes : « l’archéocerebellum »
Retenir son nom est futile. Le stimuler est utile. (Les aveugles le savent-ils ?)

L’article dans son intégralité : FERMEZ LES YEUX !



Danse, musique, cerveau, proprioception et dyslexie

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danse et cerveau

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Après avoir étudié le rôle de la proprioception dans la performance sportive, et donc dans l’élaboration d’une bonne réponse motrice , nous allons nous intéresser  à l’impact de celle-ci sur le cerveau des musiciens et des danseurs. La proprioception est notre « sixième sens », celui qui nous permet d’avoir une conscience plus ou moins précise de la position de notre corps dans l’espace. Autrement dit, ce véritable « schéma corporel » nous permet à tout le moins de mettre un pied devant l’autre sans avoir à contrôler le mouvement par le regard. Avec de l’entraînement, ce schéma corporel est à l’origine des prouesses dont est capable l’humain, qu’il s’agisse de danse, de sport, ou toute autre activité impliquant un sens précis du mouvement.(1)

Pratiquer la danse ou jouer d’un instrument de musique sont donc des activités faisant largement intervenir la proprioception. Or, une étude récente à montré que le cerveau des danseurs et des musiciens se développe de manière très différente, ce qui nous laisse entrevoir le rôle de la proprioception et de la multi-sensorialité (dans laquelle intervient aussi la proprioception car elle indique au cerveau la position des organes des sens (2) ) dans la plasticité cérébrale :

 

Extraits :

Des centaines, des milliers d’heures de pratique imprègnent le cerveau des danseurs et des musiciens. Ces pratiques intensives propres aux experts dans ces domaines artistiques entraînent des changements neurologiques importants, mais distincts chez les danseurs et les musiciens. [...] Bien que ces deux pratiques artistiques impliquent une formation intense, la danse développe l’intégration visuelle et auditive et la coordination motrice, tandis que la pratique de la musique se concentre principalement sur l’information auditive et sur la motricité et la sensorialité localisée.[...]

En d’autres mots, cela signifie que les danseurs ont mis en place plus de connexions entre les régions sensorielles et motrices du cerveau, tandis que les musiciens ont fait des connexions plus fortes mais plus localisées, plus spécifiques.
« Ces résultats donnent à penser que la formation musicale et la formation en danse affectent le cerveau dans des directions opposées », explique un des chercheurs de l’étude. En effet, les danseurs forment leur corps tout entier, dans sa globalité, et développent de ce fait une représentation cérébrale plus large dans le cortex neural, alors que les musiciens, qui concentrent leur formation sur des parties spécifiques du corps comme les mains, les doigts, les lèvres, organisent cette représentation cérébrale sur des zones réduites, plus spécifiques et dans le même temps plus fortes.

Cette étude réalisée par une équipe de chercheurs du laboratoire international sur le cerveau montre que la formation en danse et en musique a des effets plus marqués que ce que l’on pensait sur le cerveau et que les danseurs et les musiciens montraient « des différences remarquables dans de nombreuses régions de la matière blanche,  y compris dans les voies cérébrales sensorielles et motrices, au niveau primaire et profond des processus cognitifs du traitement de l’information.

 

Lire l’article complet : La pratique de la danse et de la musique et leurs effets sur le cerveau 

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Ainsi donc, un cerveau différent n’implique pas forcément un dysfonctionnement neurologique… ;)  

Si je vous parle du cerveau des musiciens, ça n’est pas par hasard. Dans des études récentes, présentées dans le diaporama en lien le neurologue Michel Habib s’est intéressé au non développement du « faisceau arqué » chez les enfants futurs dyslexiques , un faisceau de neurones situé entre les aires du langage ( aire de Wernicke-aire de Broca). Le faisceau arqué apparaissant pour  lui comme le principal et le plus robuste marqueur anatomique de la dyslexie. Dans ces études, il s’est aussi intéressé au  cerveau des musiciens, constatant que la pratique d’un instrument de musique  est capable de modifier durablement la morphologie de celui-ci (Clic sur les images pour voir le diaporama dans son intégralité ) :

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cerveau musicien

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cerveau enfant qui apprend la musique

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Il se demande, en conclusion, si un entraînement musical, et plus particulièrement l’apprentissage d’un instrument de musique, serait capable de modifier les connexions dysfonctionnelles chez les enfants souffrant de dyslexie (?).

Mais, si un entraînement intensif s’appuyant sur la proprioception permet de développer le faisceau arqué, ne peut on envisager qu’un dysfonctionnement proprioceptif puisse être responsable du mauvais développement de celui-ci ?

Pour ma part, je regrette que dans cette présentation ne soit jamais évoquée la proprioception, alors qu’il n’est pas besoin de chercher longtemps pour que soit développé le rôle de celle-ci dans « la place de la conscience du corps dans l’apprentissage, l’exécution puis la transmission du geste du musicien instrumentiste » sur le site du conservatoire national supérieur de danse et de musique de Paris.

Dans la liste des théories sur l’origine de la dyslexie ne figure pas, non plus, celle de son origine proprioceptive, sans doute pas assez digne d’intérêt ;)

En conclusion, les études menées sur le cerveau des musiciens et des danseurs nous montrent bien que le cerveau se nourrit avant tout de ses perceptions et qu’un cerveau différent n’implique pas forcément un dysfonctionnement ayant une origine neurologique. Alors, concernant les troubles dys, peut-être faudra t’il un jour s’intéresser à ce qui se passe en amont du cerveau, c’est à dire aux différents sens dont il se nourrit et à la manière dont le cerveau s’en saisit (Qui sait, un défaut anatomique de l’œil, perturbant la qualité de la vision binoculaire, est peut-être à l’origine d’une dysproprioception. Comme l’est  le SED, dans lequel on retrouve de nombreux troubles cognitifs . ).

Et si la vérité était ailleurs  ?

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la vérité est ailleurs

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Autres articles sur le même sujet :

  1. Danser modèle le cerveau 
  2. Le cerveau particulier des musiciens et des danseurs

Pour creuser le lien entre la pratique d’un instrument de musique et la proprioception : Du geste au savoir-faire

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Note 1 : Les résultats de cette thèse « Dyslexie et Proprioception » nous en apprendront sûrement davantage :

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Julie

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Note 2 : A noter que le Pr Régine Roll (CNRS, Neurophysiologie Fonctionnelle et de Neurosciences Intégratives et Cognitives à l’Université de Provence) dans une conférence qu’elle dédie à « Proprioception et neuroplasticité », explique que les réseaux corticaux se réorganisent sous l’effet d’un apprentissage comme la pratique d’un instrument de musique, à 1min 48 (Clic sur l’image) :

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Régine roll

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Archive pour octobre, 2017

Le rôle de la proprioception dans la performance sportive

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Propriocetion

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Depuis que je m’intéresse à la proprioception, je suis persuadée que le monde du sport sera le premier à comprendre l’intérêt de ce sens si important dans notre vie quotidienne et capital pour la performance sportive ; convaincue que le  sport participera à la vulgarisation et à la connaissance universelle de celui-ci. C’est maintenant en cours, puisque le nombre d’articles et de vidéos en lien avec la proprioception et le sport ne cesse d’augmenter sur le Net.

Je vous propose donc la petite vidéo suivante, dont la première partie évoque dans ses grandes lignes la proprioception et où il est notamment expliqué son rôle majeur dans la gestion des déséquilibres (dans la 2° partie, quelques exercices d’entrainement sont proposés). Car l’équilibre est une notion qui n’existe pas vraiment. Nous sommes constamment en train de gérer des déséquilibres,  le cerveau et le corps essayent de s’adapter grâce aux informations qui viennent des récepteurs proprioceptifs/posturaux…

Or, quand notre enfant est assis en classe, sur une chaise, son cerveau doit en permanence maintenir l’équilibre du corps grâce aux informations des capteurs proprioceptifs. Cependant, si l’information proprioceptive n’est pas de bonne qualité, du fait d’une dysproprioception, le cerveau dépensera beaucoup plus d’énergie à gérer le déséquilibre, sera moins disponible pour les apprentissages et l’enfant aura besoin de bouger pour que le cerveau reçoive des informations sur la position de son corps dans l’espace.

Et encore une fois, quand je réalise l’importance de l’information donnée par les récepteurs proprioceptifs/posturaux dans l’élaboration d’une bonne réponse motrice, je ne comprends pas pourquoi le monde de la recherche française sur la dyspraxie (ou TAC) ne s’intéresse pas plus au rôle de la proprioception dans cette pathologie …

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Un petit miracle ?

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Aujourd’hui, je vais vous parler d’un petit miracle ! Non pas l’ouverture de la Mer Rouge, ni la multiplication des pains … Je vais rester plus modeste ;) !

Je sais, pour l’avoir entendu, que certains lecteurs de ce blog suivent attentivement la progression de Marc, qui leur donne de l’espoir dans nos périodes fastes et les aident à tenir dans les périodes où leur enfant galère avec le traitement proprioceptif. Ils se sentent donc moins perdus quand leur enfant décompense à nouveau et voient qu’ils ne sont pas seuls à trouver difficiles de vivre ces périodes où les symptômes reviennent massivement…

Alors, en ce début d’année, alors que les choses se passent plutôt bien, même si le niveau de classe est très élevé, j’ai envie de partager avec vous une petite victoire. Au premier contrôle de maths de l’année fait en classe, sur le théorème de Thalès, Marc a obtenu 19,5/20  avec exactement le même contrôle que toute la classe. Alors que le support du sujet n’était pas terrible visuellement et tenait sur une demi-feuille. Jamais je n’aurais imaginé que Marc puisse un jour avoir une telle note sur un devoir de maths fait seul en classe … (et surtout sur de la géométrie).

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 Le sujet :

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Sujet théorème de Thalès

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 Le contrôle :

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Capture controle thales

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Quand je pense qu’en début de CE2, Marc n’arrivait même pas à compter la vingtaine de marches de l’église du village, avait encore du mal à dénombrer les cases sur un jeu de société en fin de CM1, malgré 18 mois de rééducations orthoptique classique et neurovisuelle …
Il y a  un an, il arrivait encore difficilement à repérer, sur une figure géométrique, les informations à utiliser pour les calculs d’aire et périmètre et là, il s’en est sorti et il n’a même pas oublié de noter les unités. Un petit miracle ? dans Journal du traitement proprioceptif 1f642

Mais encore, Marc a eu un autre 19,5/20 pour un devoir fait à la maison. Il est vrai que je lui expliqué comment raisonner sur le premier exercice où il était question d’engrenages, mais il a fait le deuxième exercice seul et juste. Au point que j’ai même pensé qu’il avait triché et cherché la solution sur Internet ! Mais la rédaction et les fautes d’orthographes étaient bien les siennes. Donc, Marc a aujourd’hui 19,5/20 de moyenne en maths, j’ai immortalisé l’instant :

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maths Marc

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Voilà, nous en sommes à quatre ans de rééducation proprioceptive, 4 ans à ne jamais le lâcher sur le port des lunettes et des semelles, sur la réalisation de ses exercices respiratoires. 4 ans de rendez-vous réguliers chez l’opticien, le podologue, la kiné, l’ostéopathe, Docteur Quercia, etc. Alors, allons-nous commencer à voir le bout du tunnel ? (D’autant plus que Marc est en demande de plus d’autonomie et que j’ai décidé de laisser faire, pour voir, même si ça n’est pas forcément l’idéal partout 1f609 SDP/dysproprioception dans SDP/dysproprioception).

Soyons réalistes, attendons la suite !

Il est de toute manière évident que tous les problèmes sont loin d’être résolus. Marc a toujours de grosses difficultés avec le graphisme, au point que c’est sa moyenne en Arts Plastiques qui fait sérieusement baisser sa moyenne générale depuis deux ans, étant le dernier de la classe dans cette matière. Et ça recommence cette année :( :

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dessin

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Difficile d’attendre d’un enfant qui écrit, trace sa géométrie, ses dessins de sciences physiques, etc. grâce à des logiciels, d’être performant en Arts Plastiques. 4 années de collège l’auront définitivement dégoûté du dessin, activité qu’il affectionnait pourtant malgré ses « dysfficultés ».  Merci l’Éducation Nationale ! Au moins, l’année prochaine il sera débarrassé de cette matière…

L’éducation physique n’est pas non plus une matière où il est très performant, mais ça reste correct. Par ailleurs, il a toujours de grosses difficultés en orthographe grammaticale, en compréhension orale en langue. Il a encore du mal à rédiger un texte et ordonner ses idées, bien que je trouve qu’il ait fait de gros progrès en ce début d’année, mais l’écart par rapport à la classe est encore important.

Par contre, il n’a plus aucune difficulté avec l’abstrait, apprend n’importe quoi par cœur avec une facilité déconcertante, lit vite et bien, comprend ce qu’il lit (même s’il n’a pas retrouvé le goût de la lecture).

Il est en forme en ce moment, ses symptômes physiques ont aussi totalement disparus (encoprésie, bégaiements, maux de ventre, mal de dos). Au dernier bilan postural, le haut de son dos était bien (signe que nous approchons tout doucement de la fin de la rééducation du capteur oculaire ?).

Bref, il a beaucoup progressé, nous avons gagné quelques batailles, mais nous n’avons pas encore gagné la guerre !

A suivre … ;)

 

Proprioception, posture, oculomotricité et mouvement, en 3D

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3D

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Je vous propose une série de vidéos en 3D très utiles pour essayer de visualiser ce qu’est la proprioception et son rôle dans le maintien de la posture, le  mouvement, etc.

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Proprioception musculo-tendineuse et articulaire :

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Proprioception : l’oreille interne

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 La posture humaine: organisation et régulation

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Oculomotricité : champs d’action des muscles

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J’ai trouvé sympa cette petite vidéo en 3D qui permet de bien visualiser le rôle des muscles oculomoteurs dans la vision. Or, ce sont les capteurs proprioceptifs de ces muscles, sensibles à leur élongation, qui vont permettre au cerveau de savoir comment sont exactement positionnés les globes oculaires dans leur orbite. Mais, si ces capteurs n’envoient pas une information correcte, ou si cette information est mal décodée, comment le cerveau pourra t’il envoyer les bons ordres pour adopter une stratégie de regard efficace pour lire, écrire, se repérer sur la page, etc. ? Ne sommes-nous pas là au cœur des troubles oculomoteurs et visio-spatiaux de nos enfants dys ?

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Mouvement et sensation du mouvement

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Enfin, voici une vidéo plus globale sur le mouvement et la sensation de mouvement :

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Dysfonctionnement proprioceptif & psychologie de l’enfant

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Proprioception skate

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En surfant sur le Net, j’ai découvert un article anglais, très intéressant, décrivant le dysfonctionnement proprioceptif  (ici, dans le cadre des troubles de l’intégration sensorielle : Sensory Processing Disorder). On croirait lire un article sur la dyspraxie et le TDAH, ce qui est tout à fait compatible avec les travaux du Dr Quercia  ;) . Il n’aborde pas du tout le rôle primordial que peut avoir la proprioception dans le traitement des autres informations sensorielles. Évidemment, il n’aborde pas non plus le traitement proprioceptif développé par le Dr Quercia, thérapie émergente en cours de validation scientifique à l’Université de Bourgogne. Par contre, je l’ai trouvé digne d’intérêt car il aborde un point que je n’avais encore jamais vu traité : l’impact psychologique d’un dysfonctionnement proprioceptif sur le développement de l’enfant.

J’en ai donc fait une traduction partielle, avec mon ami Google, et vous pouvez aussi lire l’article original anglais en suivant le lien suivant :

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Proprioceptive Dysfunction

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Dysfonctionnement proprioceptif : la raison réelle pour laquelle il se cogne, saute, tombe, écrit en appuyant trop fort et brise les choses !

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Faites-moi confiance, vous saurez quand vous verrez un enfant avec un dysfonctionnement proprioceptif ! C’est l’un des aspects les plus attristant des troubles du traitement sensoriel, et qui pourra facilement et rapidement causer des ravages sur l’estime de soi d’un enfant.

Si la proprioception est un nouveau terme pour vous, laissez-moi vous l’ expliquer. C’est un de nos « huit sens ». […]

Vous voyez, dans la théorie de l’intégration sensorielle (développée par A. Jean Ayres dans les années 70), le sens proprioceptif se réfère à l’apport sensoriel et aux informations qui nous indiquent le mouvement et la position du corps. Les «récepteurs» sont situés dans nos muscles, nos articulations, nos ligaments, nos tendons et nos tissus conjonctifs. C’est l’un des  «sens profond» et pourrait être considéré comme le «sens de la position» […]
Donc, si ce sens proprioceptif ne reçoit pas ou n’interprète pas correctement les messages internes des muscles, des articulations, etc., nous observons un DYSFONCTIONNEMENT PROPRIOCEPTIF.

Quand je dis que c’est « l’un des aspects les plus tristes », c’est parce que les enfants dysproprioceptifs se présentent comme des enfants qui sont maladroits, ne sont pas coordonnés et ont de la difficulté à accomplir les tâches et les activités normales de l’enfance. Ils n’ont pas la même expérience du monde que vous et moi.

Ne recevant pas les messages appropriés sur la manière dont leurs muscles sont étirés, sur la manière dont leurs articulations se plient ou se redressent, et sur le nombre de ces évènements, ces enfants présenteront les signes cliniques suivants d’un dysfonctionnement proprioceptif :

  • Des difficultés dans la « planification motrice » ; c’est-à-dire concevoir et déterminer ce que chaque partie de son corps doit faire pour se déplacer d’une certaine manière ou pour venir à bout d’une tâche (ce qui est un sens inconscient pour nous, devient un sens actif, conscient et frustrant pour eux)
  • Difficulté à exécuter ces mouvements planifiés : c’est-à-dire le « contrôle moteur » (le cerveau peut savoir quoi faire, mais ces enfants peuvent ne pas comprendre quoi faire pour que leur corps le fasse)
  • Difficulté à réaliser des « mouvement gradués » ; savoir combien de pression est nécessaire pour accomplir une tâche (c’est-à-dire tenir une tasse d’eau, tenir et écrire avec un crayon, tourner la page d’un livre, frapper une balle de golf dans le trou, etc.)
  • Difficulté avec la « stabilité posturale»; c’est-à-dire la capacité de garder et de maintenir les bonnes réponses posturales des muscles, qui vous donne une sensation de sécurité et de sécurité pendant le mouvement. En conséquence, la proprioception est altérée et la « sécurité émotionnelle » souffre.

Les enfants souffrant de dysfonctionnement proprioceptif, incapables de se déplacer et d’utiliser leur corps efficacement, peuvent devenir facilement frustrés, abandonner et perdre confiance en eux-mêmes. Il est vraiment difficile de regarder ces enfants essayer SI FORT et ne pas arriver à faire ce qu’ils veulent faire. En gardant à l’esprit les difficultés susmentionnées qu’un enfant aura si ce sens ne fonctionne pas correctement, vous remarquerez rapidement quelques-uns des éléments suivants …

Signes de dysfonctionnement proprioceptif:

  • Marchent en tapant du pied trop fort, poussent trop fort, écrivent en appuyant trop, jouent trop fort avec les objets, etc.
  • Sont d’incroyables boules d’énergies : ils sont les plus bruyants, courent, sautent, remuent, se cognent, « déménagent »
  • Secouent leurs jambes ou enfoncent constamment le dos de leur pied sur le sol / la chaise lorsqu’ils sont assis en classe.
  • Jouent trop violemment (sont souvent en train de se faire du mal à eux-mêmes ou aux autres), sautent ou se cognent dans TOUT.
  • Cassent leurs ongles, mordent leurs doigts, rongent leurs ongles jusqu’à ce qu’ils saignent, mâchent des crayons, des gommes, des crayons, des colliers de vêtements, des manches ou des cordes, ou des objets non comestibles ( morceaux de jouets, etc.)
  • Aiment les vêtements qui enserrent [...]

S’ils ont une mauvaise planification motrice, une mauvaise conscience corporelle ou un mauvais contrôle moteur, ils …

  • ont de la difficulté à grimper, à courir, à faire du vélo, à faire des sauts, à frapper une balle, à faire du patin à roulettes, etc.
  • ont de la difficulté à lacer des chaussures, à savoir comment déplacer leur corps  lorsque vous les aidez à s’habiller ou à se déshabiller.
  • se heurtent souvent à des objets et à des personnes accidentellement.
  • trébuchent et chutent souvent.
  • ont de la difficulté à apprendre à monter et descendre les escaliers, et peuvent être effrayés par eux (escalators aussi).

Les signes d’instabilité posturale comprendront …

  • S’affalent sur leur bureau, à table, etc.
  • Semblent être « flasques » et léthargiques tout le temps
  • Ont besoin de poser la tête sur leur main ou leur bras sur le bureau / la table, tout en travaillant
  • Ont une mauvaise posture pendant les tâches motrices
  • Sont  incapables de rester debout sur un pied et ont des difficultés avec les exercices d’équilibre.

 

En raison de leur dysfonctionnement proprioceptif et des luttes /défis auxquels ces enfants doivent faire face tous les jours, tout en essayant d’accomplir les activités habituelles de l’enfance, ils peuvent devenir «émotionnellement insécures». Ils peuvent éviter de nombreuses expériences de jeux typiques, devenir timides, avoir peur d’essayer quelque chose de nouveau, manquer de confiance en soi et d’estime de soi. Si vous avez,ou connaissez un enfant que vous pensez pouvoir présenter des signes de dysfonctionnement proprioceptif, je vous recommande vivement de parler à un ergothérapeute ou à votre physiothérapeute pour voir si votre enfant peut avoir besoin d’une évaluation. […]

Pour leur bien-être, demandez l’aide dont ils ont besoin. Leur petit cœur est triste. Ils se sentent « différents», laissés de côté, luttent tellement fort et perdent plus de confiance en eux chaque jour. Comme je l’ai dit, « si nous pouvons aider même un enfant … »

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