Le rôle de la proprioception dans la performance sportive

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Propriocetion

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Depuis que je m’intéresse à la proprioception, je suis persuadée que le monde du sport sera le premier à comprendre l’intérêt de ce sens si important dans notre vie quotidienne et capital pour la performance sportive ; convaincue que le  sport participera à la vulgarisation et à la connaissance universelle de celui-ci. C’est maintenant en cours, puisque le nombre d’articles et de vidéos en lien avec la proprioception et le sport ne cesse d’augmenter sur le Net.

Je vous propose donc la petite vidéo suivante, dont la première partie évoque dans ses grandes lignes la proprioception et où il est notamment expliqué son rôle majeur dans la gestion des déséquilibres (dans la 2° partie, quelques exercices d’entrainement sont proposés). Car l’équilibre est une notion qui n’existe pas vraiment. Nous sommes constamment en train de gérer des déséquilibres,  le cerveau et le corps essayent de s’adapter grâce aux informations qui viennent des récepteurs proprioceptifs/posturaux…

Or, quand notre enfant est assis en classe, sur une chaise, son cerveau doit en permanence maintenir l’équilibre du corps grâce aux informations des capteurs proprioceptifs. Cependant, si l’information proprioceptive n’est pas de bonne qualité, du fait d’une dysproprioception, le cerveau dépensera beaucoup plus d’énergie à gérer le déséquilibre, sera moins disponible pour les apprentissages et l’enfant aura besoin de bouger pour que le cerveau reçoive des informations sur la position de son corps dans l’espace.

Et encore une fois, quand je réalise l’importance de l’information donnée par les récepteurs proprioceptifs/posturaux dans l’élaboration d’une bonne réponse motrice, je ne comprends pas pourquoi le monde de la recherche française sur la dyspraxie (ou TAC) ne s’intéresse pas plus au rôle de la proprioception dans cette pathologie …

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Un petit miracle ?

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Aujourd’hui, je vais vous parler d’un petit miracle ! Non pas l’ouverture de la Mer Rouge, ni la multiplication des pains … Je vais rester plus modeste ;) !

Je sais, pour l’avoir entendu, que certains lecteurs de ce blog suivent attentivement la progression de Marc, qui leur donne de l’espoir dans nos périodes fastes et les aident à tenir dans les périodes où leur enfant galère avec le traitement proprioceptif. Ils se sentent donc moins perdus quand leur enfant décompense à nouveau et voient qu’ils ne sont pas seuls à trouver difficiles de vivre ces périodes où les symptômes reviennent massivement…

Alors, en ce début d’année, alors que les choses se passent plutôt bien, même si le niveau de classe est très élevé, j’ai envie de partager avec vous une petite victoire. Au premier contrôle de maths de l’année fait en classe, sur le théorème de Thalès, Marc a obtenu 19,5/20  avec exactement le même contrôle que toute la classe. Alors que le support du sujet n’était pas terrible visuellement et tenait sur une demi-feuille. Jamais je n’aurais imaginé que Marc puisse un jour avoir une telle note sur un devoir de maths fait seul en classe … (et surtout sur de la géométrie).

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 Le sujet :

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Sujet théorème de Thalès

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 Le contrôle :

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Capture controle thales

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Quand je pense qu’en début de CE2, Marc n’arrivait même pas à compter la vingtaine de marches de l’église du village, avait encore du mal à dénombrer les cases sur un jeu de société en fin de CM1, malgré 18 mois de rééducations orthoptique classique et neurovisuelle …
Il y a  un an, il arrivait encore difficilement à repérer, sur une figure géométrique, les informations à utiliser pour les calculs d’aire et périmètre et là, il s’en est sorti et il n’a même pas oublié de noter les unités. Un petit miracle ? dans Journal du traitement proprioceptif 1f642

Mais encore, Marc a eu un autre 19,5/20 pour un devoir fait à la maison. Il est vrai que je lui expliqué comment raisonner sur le premier exercice où il était question d’engrenages, mais il a fait le deuxième exercice seul et juste. Au point que j’ai même pensé qu’il avait triché et cherché la solution sur Internet ! Mais la rédaction et les fautes d’orthographes étaient bien les siennes. Donc, Marc a aujourd’hui 19,5/20 de moyenne en maths, j’ai immortalisé l’instant :

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maths Marc

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Voilà, nous en sommes à quatre ans de rééducation proprioceptive, 4 ans à ne jamais le lâcher sur le port des lunettes et des semelles, sur la réalisation de ses exercices respiratoires. 4 ans de rendez-vous réguliers chez l’opticien, le podologue, la kiné, l’ostéopathe, Docteur Quercia, etc. Alors, allons-nous commencer à voir le bout du tunnel ? (D’autant plus que Marc est en demande de plus d’autonomie et que j’ai décidé de laisser faire, pour voir, même si ça n’est pas forcément l’idéal partout 1f609 SDP/dysproprioception dans SDP/dysproprioception).

Soyons réalistes, attendons la suite !

Il est de toute manière évident que tous les problèmes sont loin d’être résolus. Marc a toujours de grosses difficultés avec le graphisme, au point que c’est sa moyenne en Arts Plastiques qui fait sérieusement baisser sa moyenne générale depuis deux ans, étant le dernier de la classe dans cette matière. Et ça recommence cette année :( :

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dessin

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Difficile d’attendre d’un enfant qui écrit, trace sa géométrie, ses dessins de sciences physiques, etc. grâce à des logiciels, d’être performant en Arts Plastiques. 4 années de collège l’auront définitivement dégoûté du dessin, activité qu’il affectionnait pourtant malgré ses « dysfficultés ».  Merci l’Éducation Nationale ! Au moins, l’année prochaine il sera débarrassé de cette matière…

L’éducation physique n’est pas non plus une matière où il est très performant, mais ça reste correct. Par ailleurs, il a toujours de grosses difficultés en orthographe grammaticale, en compréhension orale en langue. Il a encore du mal à rédiger un texte et ordonner ses idées, bien que je trouve qu’il ait fait de gros progrès en ce début d’année, mais l’écart par rapport à la classe est encore important.

Par contre, il n’a plus aucune difficulté avec l’abstrait, apprend n’importe quoi par cœur avec une facilité déconcertante, lit vite et bien, comprend ce qu’il lit (même s’il n’a pas retrouvé le goût de la lecture).

Il est en forme en ce moment, ses symptômes physiques ont aussi totalement disparus (encoprésie, bégaiements, maux de ventre, mal de dos). Au dernier bilan postural, le haut de son dos était bien (signe que nous approchons tout doucement de la fin de la rééducation du capteur oculaire ?).

Bref, il a beaucoup progressé, nous avons gagné quelques batailles, mais nous n’avons pas encore gagné la guerre !

A suivre … ;)

 



Derniers commentaires

  • troublesneurovisuels commentaire sur La grammaire est une chanson douce / Le verbe
    "Merci pour votre commentaire. Mon fils n'a plus jamais eu de problème pour trouver le verbe conjugué..."
  • M. Rgx commentaire sur La grammaire est une chanson douce / Le verbe
    "Bravo ! Superbe méthode. Professeur en collège en 6ème, beaucoup d'élèves en difficulté pour des cho..."
  • troublesneurovisuels commentaire sur Un petit miracle ?
    "Merci à vous et bon courage pour la suite avec vos enfants dys !..."
  • PHILOMETE Christine commentaire sur Un petit miracle ?
    "Bonjour Madame; Je suis régulièrement l'évolution de votre enfant et utilise beaucoup vos cartes men..."

Articles récents

Proprioception, posture, oculomotricité et mouvement, en 3D

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3D

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Je vous propose une série de vidéos en 3D très utiles pour essayer de visualiser ce qu’est la proprioception et son rôle dans le maintien de la posture, le  mouvement, etc.

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Proprioception musculo-tendineuse et articulaire :

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Proprioception : l’oreille interne

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 La posture humaine: organisation et régulation

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Oculomotricité : champs d’action des muscles

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J’ai trouvé sympa cette petite vidéo en 3D qui permet de bien visualiser le rôle des muscles oculomoteurs dans la vision. Or, ce sont les capteurs proprioceptifs de ces muscles, sensibles à leur élongation, qui vont permettre au cerveau de savoir comment sont exactement positionnés les globes oculaires dans leur orbite. Mais, si ces capteurs n’envoient pas une information correcte, ou si cette information est mal décodée, comment le cerveau pourra t’il envoyer les bons ordres pour adopter une stratégie de regard efficace pour lire, écrire, se repérer sur la page, etc. ? Ne sommes-nous pas là au cœur des troubles oculomoteurs et visio-spatiaux de nos enfants dys ?

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Mouvement et sensation du mouvement

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Enfin, voici une vidéo plus globale sur le mouvement et la sensation de mouvement :

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Langage oral, langage écrit et interactions sensorimotrices.

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Nous avons le plaisir de vous inviter à notre 10ième journée de formation continue sur Neurosciences et Apprentissages à l’Université de Bourgogne sur le thème :

Langage oral, langage écrit et interactions sensorimotrices.

le jeudi 7 Décembre 2017 de 9H à 17H30.

Les caractéristiques des enfants multidys confirment qu’il existe un lien étroit entre les langages parlés, entendus et écrits. En effet, l’élaboration du langage oral n’est pas seulement due à la capture sensorielle de sons ayant un sens linguistique mais dépend aussi d’un versant moteur correspondant à un ensemble de gestes articulatoires. Elle nécessite aussi un filtrage et une sélection des sons que l’ambiance sonore peut perturber, notamment chez l’enfant dyslexique. Et tout devient encore plus complexe quand la parole du locuteur passe par la fascination d’un écran, allant jusqu’à créer une nouvelle pathologie nommée « autisme virtuel ». C’est autour de ces sujets permettant d’aborder les troubles des apprentissages sous un aspect novateur et établissant des liens forts entre perception, action et troubles des apprentissages que s’organise le programme de cette 10ème journée de conférences en neurosciences.

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L’entrée est libre. Cependant, en raison du nombre limité de places, merci de vous inscrire avant le 30 novembre 2017 par un simple mail à Conf-DU-PATA@sfr.fr en précisant si vous venez seul(e) ou accompagné(e).

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Le programme de la journée (Clic sur l’image) :

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conf du pata

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Dysfonctionnement proprioceptif & psychologie de l’enfant

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Proprioception skate

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En surfant sur le Net, j’ai découvert un article anglais, très intéressant, décrivant le dysfonctionnement proprioceptif  (ici, dans le cadre des troubles de l’intégration sensorielle : Sensory Processing Disorder). On croirait lire un article sur la dyspraxie et le TDAH, ce qui est tout à fait compatible avec les travaux du Dr Quercia  ;) . Il n’aborde pas du tout le rôle primordial que peut avoir la proprioception dans le traitement des autres informations sensorielles. Évidemment, il n’aborde pas non plus le traitement proprioceptif développé par le Dr Quercia, thérapie émergente en cours de validation scientifique à l’Université de Bourgogne. Par contre, je l’ai trouvé digne d’intérêt car il aborde un point que je n’avais encore jamais vu traité : l’impact psychologique d’un dysfonctionnement proprioceptif sur le développement de l’enfant.

J’en ai donc fait une traduction partielle, avec mon ami Google, et vous pouvez aussi lire l’article original anglais en suivant le lien suivant :

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Proprioceptive Dysfunction

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Dysfonctionnement proprioceptif : la raison réelle pour laquelle il se cogne, saute, tombe, écrit en appuyant trop fort et brise les choses !

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Faites-moi confiance, vous saurez quand vous verrez un enfant avec un dysfonctionnement proprioceptif ! C’est l’un des aspects les plus attristant des troubles du traitement sensoriel, et qui pourra facilement et rapidement causer des ravages sur l’estime de soi d’un enfant.

Si la proprioception est un nouveau terme pour vous, laissez-moi vous l’ expliquer. C’est un de nos « huit sens ». […]

Vous voyez, dans la théorie de l’intégration sensorielle (développée par A. Jean Ayres dans les années 70), le sens proprioceptif se réfère à l’apport sensoriel et aux informations qui nous indiquent le mouvement et la position du corps. Les «récepteurs» sont situés dans nos muscles, nos articulations, nos ligaments, nos tendons et nos tissus conjonctifs. C’est l’un des  «sens profond» et pourrait être considéré comme le «sens de la position» […]
Donc, si ce sens proprioceptif ne reçoit pas ou n’interprète pas correctement les messages internes des muscles, des articulations, etc., nous observons un DYSFONCTIONNEMENT PROPRIOCEPTIF.

Quand je dis que c’est « l’un des aspects les plus tristes », c’est parce que les enfants dysproprioceptifs se présentent comme des enfants qui sont maladroits, ne sont pas coordonnés et ont de la difficulté à accomplir les tâches et les activités normales de l’enfance. Ils n’ont pas la même expérience du monde que vous et moi.

Ne recevant pas les messages appropriés sur la manière dont leurs muscles sont étirés, sur la manière dont leurs articulations se plient ou se redressent, et sur le nombre de ces évènements, ces enfants présenteront les signes cliniques suivants d’un dysfonctionnement proprioceptif :

  • Des difficultés dans la « planification motrice » ; c’est-à-dire concevoir et déterminer ce que chaque partie de son corps doit faire pour se déplacer d’une certaine manière ou pour venir à bout d’une tâche (ce qui est un sens inconscient pour nous, devient un sens actif, conscient et frustrant pour eux)
  • Difficulté à exécuter ces mouvements planifiés : c’est-à-dire le « contrôle moteur » (le cerveau peut savoir quoi faire, mais ces enfants peuvent ne pas comprendre quoi faire pour que leur corps le fasse)
  • Difficulté à réaliser des « mouvement gradués » ; savoir combien de pression est nécessaire pour accomplir une tâche (c’est-à-dire tenir une tasse d’eau, tenir et écrire avec un crayon, tourner la page d’un livre, frapper une balle de golf dans le trou, etc.)
  • Difficulté avec la « stabilité posturale»; c’est-à-dire la capacité de garder et de maintenir les bonnes réponses posturales des muscles, qui vous donne une sensation de sécurité et de sécurité pendant le mouvement. En conséquence, la proprioception est altérée et la « sécurité émotionnelle » souffre.

Les enfants souffrant de dysfonctionnement proprioceptif, incapables de se déplacer et d’utiliser leur corps efficacement, peuvent devenir facilement frustrés, abandonner et perdre confiance en eux-mêmes. Il est vraiment difficile de regarder ces enfants essayer SI FORT et ne pas arriver à faire ce qu’ils veulent faire. En gardant à l’esprit les difficultés susmentionnées qu’un enfant aura si ce sens ne fonctionne pas correctement, vous remarquerez rapidement quelques-uns des éléments suivants …

Signes de dysfonctionnement proprioceptif:

  • Marchent en tapant du pied trop fort, poussent trop fort, écrivent en appuyant trop, jouent trop fort avec les objets, etc.
  • Sont d’incroyables boules d’énergies : ils sont les plus bruyants, courent, sautent, remuent, se cognent, « déménagent »
  • Secouent leurs jambes ou enfoncent constamment le dos de leur pied sur le sol / la chaise lorsqu’ils sont assis en classe.
  • Jouent trop violemment (sont souvent en train de se faire du mal à eux-mêmes ou aux autres), sautent ou se cognent dans TOUT.
  • Cassent leurs ongles, mordent leurs doigts, rongent leurs ongles jusqu’à ce qu’ils saignent, mâchent des crayons, des gommes, des crayons, des colliers de vêtements, des manches ou des cordes, ou des objets non comestibles ( morceaux de jouets, etc.)
  • Aiment les vêtements qui enserrent [...]

S’ils ont une mauvaise planification motrice, une mauvaise conscience corporelle ou un mauvais contrôle moteur, ils …

  • ont de la difficulté à grimper, à courir, à faire du vélo, à faire des sauts, à frapper une balle, à faire du patin à roulettes, etc.
  • ont de la difficulté à lacer des chaussures, à savoir comment déplacer leur corps  lorsque vous les aidez à s’habiller ou à se déshabiller.
  • se heurtent souvent à des objets et à des personnes accidentellement.
  • trébuchent et chutent souvent.
  • ont de la difficulté à apprendre à monter et descendre les escaliers, et peuvent être effrayés par eux (escalators aussi).

Les signes d’instabilité posturale comprendront …

  • S’affalent sur leur bureau, à table, etc.
  • Semblent être « flasques » et léthargiques tout le temps
  • Ont besoin de poser la tête sur leur main ou leur bras sur le bureau / la table, tout en travaillant
  • Ont une mauvaise posture pendant les tâches motrices
  • Sont  incapables de rester debout sur un pied et ont des difficultés avec les exercices d’équilibre.

 

En raison de leur dysfonctionnement proprioceptif et des luttes /défis auxquels ces enfants doivent faire face tous les jours, tout en essayant d’accomplir les activités habituelles de l’enfance, ils peuvent devenir «émotionnellement insécures». Ils peuvent éviter de nombreuses expériences de jeux typiques, devenir timides, avoir peur d’essayer quelque chose de nouveau, manquer de confiance en soi et d’estime de soi. Si vous avez,ou connaissez un enfant que vous pensez pouvoir présenter des signes de dysfonctionnement proprioceptif, je vous recommande vivement de parler à un ergothérapeute ou à votre physiothérapeute pour voir si votre enfant peut avoir besoin d’une évaluation. […]

Pour leur bien-être, demandez l’aide dont ils ont besoin. Leur petit cœur est triste. Ils se sentent « différents», laissés de côté, luttent tellement fort et perdent plus de confiance en eux chaque jour. Comme je l’ai dit, « si nous pouvons aider même un enfant … »


Le principe de neuroplasticité

Le Pr Hugues Duffau (neurochirurgien, professeur des universités – praticien hospitalier français) nous explique, dans une vidéo de 10 minutes, les grands principes de la neuroplasticité, loin de la représentation figée du cerveau qu’a longtemps véhiculé la neurologie. Par ailleurs, il déclare (1) :

« Nous avons tous un cerveau différent, et la géographie fonctionnelle de chaque cerveau se modifie aussi avec le temps [...]. Contrairement à ce qui nous a été enseigné, telle zone du cerveau ne correspond donc pas à telle fonction : tout fonctionne en réseaux neuronaux, grâce à des fibres de substance blanche, autrement dit des « câbles ». Si ces câbles s’avèrent similaires d’un individu à l’autre, leurs terminaisons sont en revanche très variables »

Ce principe de neuroplasticité est important pour comprendre que le cerveau n’est pas un organe figé, dont chaque région correspondrait à une fonction spécifique. Au contraire, le cerveau est « plastique », de nouvelles connexions peuvent se créer en permanence, à la conditions que les fibres de substance blanche, autrement dit les « câbles » soient intacts.

Le traitement proprioceptif des troubles des apprentissages s’appuie sur cette neuroplasticité : en donnant au cerveau de nouvelles et bonnes informations proprioceptives et sensorielles, auparavant déficientes, de nouvelles connexions vont pouvoir se créer et le cerveau va pouvoir se réorganiser.

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Si vous souhaitez aller plus loin, le Pr Duffau aborde, dans cette autre vidéo, une compréhension scientifique des émotions où il esquisse les bases de l’autisme :

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Et, dans cette dernière vidéo,  il nous explique comment il opère le cerveau ouvert avec phase de conscience des patients  :

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Dans cette émission de « C à vous », on peut observer une de ses opérations :

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Et pour finir, voici une conférence, un peu ardue, sur le sujet (avec un petit passage sur la dyslexie  à 31min42sec):

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Note (1) : Opération à cerveau « ouvert », sur JDD papier

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