Le principe de neuroplasticité

Le Pr Hugues Duffau (neurochirurgien, professeur des universités – praticien hospitalier français) nous explique, dans une vidéo de 10 minutes, les grands principes de la neuroplasticité, loin de la représentation figée du cerveau qu’a longtemps véhiculé la neurologie. Par ailleurs, il déclare (1) :

« Nous avons tous un cerveau différent, et la géographie fonctionnelle de chaque cerveau se modifie aussi avec le temps [...]. Contrairement à ce qui nous a été enseigné, telle zone du cerveau ne correspond donc pas à telle fonction : tout fonctionne en réseaux neuronaux, grâce à des fibres de substance blanche, autrement dit des « câbles ». Si ces câbles s’avèrent similaires d’un individu à l’autre, leurs terminaisons sont en revanche très variables »

Ce principe de neuroplasticité est important pour comprendre que le cerveau n’est pas un organe figé, dont chaque région correspondrait à une fonction spécifique. Au contraire, le cerveau est « plastique », de nouvelles connexions peuvent se créer en permanence, à la conditions que les fibres de substance blanche, autrement dit des « câbles » soient intacts.

Le traitement proprioceptif des troubles des apprentissages s’appuie sur cette neuroplasticité : en donnant au cerveau de nouvelles et bonnes informations proprioceptives et sensorielles, auparavant déficientes, de nouvelles connexions vont pouvoir se créer et le cerveau va pouvoir se réorganiser.

*

Image de prévisualisation YouTube

 

*****

Si vous souhaitez aller plus loin, le Pr Duffau aborde, dans cette autre vidéo, une compréhension scientifique des émotions où il esquisse les bases de l’autisme :

*

Image de prévisualisation YouTube

**

Et, dans cette dernière vidéo,  le Pr Duffau nous explique comment il opère le cerveau ouvert :

*

Image de prévisualisation YouTube

*

******

*

Enfin, dans cette émission de « C à vous », on peut observer une de ses opérations :

*

Image de prévisualisation YouTube

 

Note (1) : Opération à cerveau « ouvert », sur JDD papier

*



Chloé a décroché plus qu’une écharpe

 

Une fois n’est pas coutume, je vais partager un article de presse du Républicain Lorrain, où il  est question du SDP. Et c’est chose suffisamment rare pour être soulignée, alors que cette pathologie est encore tellement ignorée, pour ne pas dire niée, par le monde médical. Cet article de presse nous montre que c’est finalement aux malades de faire connaître leur pathologie pour qu’elle soit enfin prise en compte par la médecine et les pouvoirs publics, comme le font actuellement de nombreux malades atteints du syndrome d’Ehlers Danlos. C’est d’ailleurs ce que je m’efforce de faire au travers de ce blog …

Mon seul regret, vis à vis de cet article, c’est qu’on y parle de déficience posturale et non de dysfonctionnement proprioceptif (le trouble postural n’étant qu’une conséquence de la dysproprioception). Or, il est difficile de comprendre le lien entre un problème de posture et des troubles des apprentissages, alors qu’une dyproprioception les explique…

Dans tous les cas, bravo à Chloé pour avoir témoigné publiquement de sa pathologie !

*

 

*

Chloé a décroché plus qu’une écharpe dans Emissions TV, radio, presse chloe-lereboulet-en-plein-reve-samedi-soir-sur-la-scene-du-centre-des-congres-d-epinal-photo-vm-jerome-humbrecht-1505146137

La Mosellane Chloé Lereboulet est 3e dauphine de Miss Lorraine.

Une consécration aux allures de performance pour cette Miss souffrant du syndrome de déficience posturale.

*

Extrait :

*

Chloé Lereboulet est atteinte d’un syndrome de déficience posturale (SDP). Ceux qui connaissent ce handicap apprécieront la prise de risque de participer à une soirée de plus de trois heures où il faut enchaîner danses et défilés. Car le SDP se traduit par une altération de l’équilibre tonique, oculaire et postural. Il survient lorsque les centres de régulation du système nerveux ne parviennent plus à réaliser la synthèse des informations reçues par les différents capteurs. Il s’est manifesté chez Chloé dès le plus jeune âge par des problèmes de perception de l’espace. « Petite, il lui arrivait de rater les portes », se souvient Caroline Christophe, sa maman. S’en suivent d’autres troubles, de la vision à la dyslexie (trouble de la lecture) en passant par la dyspraxie (maladresse pathologique).

*

*

L’intégralité de l’article  :

 



Derniers commentaires

Articles récents

TDAH, colliculus supérieur et dysproprioception

*

Coluculus 2

*

colliculus

*

Je souhaite partager avec vous cette vidéo très intéressante sur les travaux de Michael Reber, chercheur Inserm à l’Université de Strasbourg – CNRS sur le TDAH, qui n’est pas sans rappeler quelques points de l’hypothèse de l’origine proprioceptive de certains troubles des apprentissages.

Les conclusions de cette étude suggère que le TDAH pourrait être la conséquence d’un dysfonctionnement d’une zone du cerveau, le colliculus supérieur, structure primaire qui intègre et analyse les informations sensorielles au début de la chaîne d’analyse. Dès lors,  si ces informations sont défectueuses, la suite de la chaîne d’analyse en sera perturbée.

*

Image de prévisualisation YouTube

*

Cette vidéo est à mettre en parallèle de celle où le Dr Quercia (Chercheur associé – Unité INSERM U1093 Cognition Action et Plasticité Sensorimotrice) nous parle de l’importance de la proprioception dans la localisation spatiale des informations sensorielles. Il explique, notamment, qu’il y a dans le colliculus supérieur des cellules qui réagissent à la localisation spatiale, à l’audition, la vision, la proprioception et que les neurophysiologistes ont démontré qu’une information sensorielle est mieux codée si le sujet la localise correctement dans l’espace : si les informations sensorielles sont congruentes, la réponse du neurone est supérieure.

*

Image de prévisualisation YouTube

*

Or, nous savons qu’en cas de dysproprioception, les informations sensorielles qui arrivent au cerveau ne sont pas congruentes. Dans l’hypothèse de Michael Reber, c’est un dysfonctionnement du colliculus supérieur qui est à l’origine d’informations sensorielles défectueuses, soit de troubles de l’attention visuelle. Alors que dans l’hypothèse proprioceptive, un nombre trop important d’erreurs causées par un trouble de la proprioception serait à l’origine d’une incohérence entre les différentes informations sensorielles parvenant au colliculus. Dès lors, ces nombreux biais perceptifs affecteraient le traitement de ces informations et seraient responsable de l’apparition de troubles développementaux de l’attention visuelle.

Alors, qui était là en premier : l’œuf ou  la poule ? Le dysfonctionnement sensoriel ou le dysfonctionnement du colliculus ?

Affaire à suivre …  (D’autant plus que la réponse à donner, dans un cas,  peut être très différente de l’approche médicamenteuse ;) ).


Présent de l’indicatif (Espagnol)

*

Voici une carte mentale que j’avais préparée l’année dernière. Je ne l’avais pas mise en ligne, car je suis partie d’une carte de chez Hatier que j’ai modifiée pour en faire une version dys (couleur, police de caractère) . Si ça pose problème pour des soucis de droits d’auteur, je la retirerai … (Clic sur l’image)

*

Présent de l'indicatif dys

*

 


Proprioception et schéma corporel

 *

Proprioception skate

*

 

Je vous propose le diaporama très intéressant d’un cours de psychophysiologie de licence en STAPS, proposé par Regis Thouvarecq, Professeur des universités, s’ intitulant :  Système proprioceptif et proprioception.

On y découvre comment la proprioception est à l’origine de l’élaboration du schéma corporel (Clic sur l’image de la dernière diapo, ci-dessous) :

*

Proprioception et schéma corporel

*


La rentrée des parents Dys

 

**

La rentrée des parents Dys dans Dys rentr%C3%A9e_jaune

*

Ce texte n’est pas de moi, mais je le trouve très beau, il me parle beaucoup, alors je partage :

*

Depuis quelques jours je sens que ça monte. L’angoisse de la reprise, de la routine, des devoirs. Cette pression qui me tient aux tripes par cycle et qui prend fin à la veille de chaque premier jour des vacances.

Je n’ai pas toujours été comme ça. Avant c’était joyeux, limpide et facile. Avant je n’étais pas un parent d’enfant dys.

Avant je demandais juste à l’éducation nationale de rendre mon enfant heureux, maintenant en plus de ça je lui demande aussi de ne pas trop l’abîmer.

Parce que vous voyez le soir, alors que tous les enfants du monde font leurs devoirs, ici on les fait aussi mais en plus on remotive, on porte à bout de bras, on efface les petites brimades de la journée, les phrases à la con lancées sans y penser, on contourne, on met en page, on imprime, on apprend autrement. On pleure fort tu sais parfois ? Et quand tout va bien on exulte. On essaie de chopper le mail ou le portable du prof principal, on se bat pour avoir des rendez vous, des prises en charge, la nuit on se réveille parce qu’on ne sait pas s’il pourra avoir son tiers temps au brevet, s’il arrivera à se débrouiller avec un ordi qui ne sera pas le sien le jour de l’examen. D’ailleurs on ne sait même pas par quel bout commencer pour en faire la demande. [...]

 

Le billet dans son intégralité, sur le Blog Ritalechat :  La rentrée des parents Dys 

 

Note : image issue du site Mysticolly

Articles plus anciens

SED, proprioception, troubles cognitifs et autisme

Dyslexie…et si c’était la proprioception ?

Proprioception et Troubles des Apprentissages

Proprioception et Réalité Virtuelle

Thérapie Asie |
Themassagetube |
Hubert90 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Pharmanono
| Le blog de Jacques Le Houezec
| Sevragebenzo