Association SensoriDys

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Bonjour à tous,

Voilà, c’est maintenant officiel, je suis présidente de l’Association SensoriDys, Association Française de Patients souffrant d’une Dysfonction Proprioceptive.

L’information sur la Dysfonction Proprioceptive va continuer maintenant de manière plus officielle.

Voici la récépissé de Déclaration de Creation :

https://sensoridys.files.wordpress.com/…/rc3a9cc3a9pissc3a9…

Et voici la publication de l’annonce de création de l’Association SensoriDys  au Journal Officiel, le 10 novembre 2018 : Journal officiel

Vous pourrez maintenant suivre cette association sur le  nouveau site internet qui lui est dédié : SensoriDys (dans quelques années, ce blog finira par disparaître).

Il y a encore quelques démarches à faire pour la rendre « fonctionnelle » (dont l’ouverture d’un compte). Nous mettons tout en oeuvre pour pouvoir vraiment lancer l’aventure début janvier 2019.

Mon groupe Facebook est maintenant devenu celui de l’association SensoriDys : Groupe SensoriDys

J’espère pouvoir changer le nom de ma page SDP, Troublesneurovisuels, Dys en SensoriDys

Je compte sur vous pour nous soutenir et relayer l’existence de cette page. Aimez, partagez !

Unissons-nous pour faire avancer la cause des enfants et patients dysproprioceptifs et ainsi rompre leur isolement !



La Proprioception

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proprioception et sport

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Nous connaissons tous nos cinq sens: l’ouïe, l’odorat, le toucher, la vision et le goût. Or, il en existe un autre que nous utilisons en permanence, il nous est si naturel que nous n’avons même pas conscience de son existence : la proprioception. Mais qu’est ce que la proprioception, quels sont ses rôles et au sein de quel système intervient elle ?

 

Notre corps dans son environnement

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La proprioception, sens méconnu décrit à la fin du XIXème siècle par Charles Sherrington (Prix Nobel de médecine en 1932) , est notre capacité à nous percevoir nous-même sans avoir recours à la vision. C’est le sens qui  renseigne notre cerveau sur la position des différentes parties de notre corps entre elles, qui permet de connaître à tout moment la position de notre corps dans l’espace environnant et qui lui montre comment se mouvoir. Elle se compare à un GPS qui s’appuie sur un système de référence, semblable à une carte mentale de notre corps en 3 dimensions,  nommé schéma corporel (représentation que chacun se fait de son propre corps, sa forme, son volume).

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Elle fonctionne avec des millions de petits capteurs sensoriels situés dans tous nos muscles (notamment les muscles des yeux qui en sont très riches), les tendons, les ligaments et les articulations, ainsi que dans la peau (notamment celle de la plante des pieds qui est très riche en capteurs de pression de différents types).

D’autres organes des sens, comme les yeux, servent de capteurs d’information sur notre environnement.  Le système vestibulaire (partie de l’oreille interne qui n’est pas dédiée à l’audition) contribue, quant à lui, à la sensation de mouvement et à l’équilibre. Ensemble, les capteurs proprioceptifs et les autres organes sensoriels adressent en permanence des signaux qui transitent par nos nerfs sensitifs vers notre moelle épinière, puis vers le cervelet et le cerveau qui les analyse.  Selon les besoins de la situation, il réagit en contractant ou en relâchant certains muscles. Ainsi, nous ne saisirons pas de la même façon un objet lourd et volumineux, ou un objet petit et léger qui serait broyé par notre main si notre geste ne s’adaptait pas à la situation !

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Le schéma corporel

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La proprioception a la particularité de s’appuyer sur la plasticité du cerveau,sa capacité de réorganiser ses circuits neuronaux en fonction de ses ressources et des tâches qu’il doit accomplir. Sous l’effet de l’apprentissage moteur, celui-ci crée constamment des connexions neuronales et chacune de nos actions modifie notre cerveau. C’est pourquoi il faut de la répétition pour renforcer les connexions, et c’est pourquoi  la proprioception joue, au travers du mouvement,  un rôle majeur dans l’élaboration du schéma corporel qui se construit très progressivement durant l’enfance :

Dans l’utérus maternel, le fœtus est contenu en flexion ce qui lui permet de tester sa proprioception au cours de mouvements vifs d’extension et d’enroulement. Le cerveau commence à prendre tout doucement le contrôle des mouvements.

Ensuite, le petit enfant développe son système proprioceptif en bougeant, il est donc essentiel de le laisser faire et même de l’encourager à bouger. Il reconnaît petit à petit les différentes parties de son corps et du corps de l’autre et vers 3 ans, il peut se représenter de manière grossière dans le dessin d’un bonhomme. Normalement, le schéma corporel ne se trouve achevé que vers 11-12 ans.

Par la suite, il est constamment mis à jour en fonction de ce que nous faisons et de ce que nous subissons, comme une blessure, un changement de poids, une poussée de croissance à l’adolescence, etc.

Mais la proprioception peut être biaisée, si nous adoptons une mauvaise posture pendant des années, notre schéma corporel change et notre cerveau considère cette mauvaise posture comme étant ’normale’. Ceci est particulièrement vrai pour les enfants et adolescents, dont le corps est en pleine croissance et où le cerveau a beaucoup d’apprentissage à faire sur son schéma corporel.

A contrario, l’apprentissage peut amener ce sens à des sommets, comme lorsqu’un musicien joue sans regarder ses doigts ou chez les danseurs professionnels.

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Les habiletés motrices

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Chez le bébé, l’apprentissage moteur nécessite, au départ, le secours de la vue pour organiser les mouvements et les contrôler. Puis, au fur et à mesure que l’apprentissage progresse, le cerveau stocke les informations pertinentes et, lorsque l’occasion se présente, il peut les récupérer afin de reproduire ces mouvements ; et même les adapter à de nouvelles contraintes.  C’est ainsi que des séquences de mouvements volontaires peuvent être transformées, petit à petit, en séquences automatiques. L’enfant n’a plus besoin de la vue pour bouger, il se base sur ses habitudes motrices, ses automatismes inscrits : « l’automatisme, c’est le proprioceptif » (Pr Jacques Paillard, CNRS).

La proprioception nous permet donc de contrôler nos membres sans les regarder directement, sans elle la vie que nous connaissons serait impossible.

De ce fait, elle est à l’origine des qualités de coordination et d’adresse. Ces deux qualités fondent les habiletés motrices. Une proprioception de qualité nous est indispensable pour le maintien de nos postures, lors de nos déplacements, ainsi que pour assurer la coordination de nos mouvements. Elle nous permet d’écrire lisiblement, de marcher en ligne droite, de danser en suivant le rythme de la musique, d’être performant lors d’une activité physique, de jouer d’un instrument de musique, etc.

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La localisation spatiale

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Au delà de son rôle mieux connu dans le mouvement, la proprioception joue un rôle fondamental dans la manière dont notre cerveau gère les informations provenant de nos autres organes des sens. Elle est au centre des  phénomènes neurologiques qui permettent de situer la source des stimuli sensoriels dans l’espace.

Le Pr JP Roll (CNRS) considérait la proprioception comme « le  sens premier, celui qui donne du sens aux autres sens » :

Comment pourrions-nous localiser une cible visuelle dans l’espace sans que le système nerveux soit précisément informé du lieu où se trouve le corps et notamment l’œil ?  

En effet, elle ne fonctionne pas indépendamment, mais en connexion avec les autres organes des sens et influence fortement leur travail en donnant constamment au cerveau l’indication de leur place respective dans le corps.

Contrairement à de nombreux animaux, nos oreilles ne sont pas orientables, pour écouter en direction d’un son nous devons tourner la tête. Quand un élément attire notre attention, nous tournons notre tête et dirigeons nos yeux vers lui. Notre cerveau est informé de la source du stimulus sensoriel grâce aux capteurs proprioceptifs des muscles du cou, mais aussi grâce à ceux des muscles des yeux qui le renseignent sur la position exacte des globes oculaires dans leur orbite :

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Ainsi, la proprioception permet de localiser les informations visuelles et auditives dans l’espace. Il est donc évident qu’une bonne localisation spatiale des informations visuelles est indispensable à la lecture qui demande de poser son regard de manière très précise  sur les mots.

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La perception multisensorielle

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Notre vie consiste avant tout à analyser des signaux provenant de nos différents organes des sens, que notre cerveau traite en continu. C’est un organe multitâche très performant qui effectue énormément de tâches de manière automatique (gestion de l’équilibre, respiration, etc.). Celles-ci sont fondamentales pour subvenir à nos besoins essentiels et nous permettre de nous dégager l’esprit pour nous consacrer à des activités cognitives de niveaux plus élevés.

Cependant, les informations provenant des différents organes des sens tels que la vue, le système vestibulaire et la proprioception doivent être concordantes et être cohérentes avec les données de l’environnement immédiat pour permettre au cerveau de les traiter correctement et de fonctionner au maximum de ses capacités. Sinon, il est en état de vigilance, de « stress », pour vérifier les informations et assurer la survie : bien situer le danger, ne pas tomber, ne pas se cogner, etc.

 Un exemple simple pour décrire cet état est celui du lecteur assis près d’une fenêtre dans un train à l’arrêt. Le train est immobile, la proprioception, l’oreille interne et les yeux envoient l’information que le corps ne bouge pas, le lecteur peut se concentrer sur son livre. Soudain, le train sur la voie d’à côté se met lentement en mouvement ; la vision périphérique du voyageur (système magnocellulaire sensible aux variations de mouvements = système proprioceptif) a capté le mouvement de manière inconsciente et envoie ce signal au cerveau, alors que la proprioception et l’oreille interne continuent d’envoyer le signal de l’immobilité du corps. Le cerveau ne comprend plus la situation et  le lecteur va se sentir obligé de quitter son livre pour vérifier la véracité de ces informations. Quand  il a compris la situation,  le sujet va beaucoup mieux et peut reprendre le fil de son histoire.

Une autre illustration de ce besoin de cohérence entre les différentes informations sensorielles est celui du mal des transport. Notre équilibre résulte de trois organes complémentaires. Tout d’abord, les yeux, qui scannent constamment notre environnement en quête de verticalité et d’horizontalité (on tient debout en formant une sorte d’angle droit avec le centre de gravité, d’où notre recherche de lignes de repères). Le deuxième organe, c’est l’oreille interne et le troisième c’est la proprioception. Quand ces trois systèmes transmettent au cerveau des informations cohérentes, tout se passe bien.  En revanche, si l’un des systèmes entre en conflit avec les deux autres, nous sommes atteint de mal des transports (ou cinestose). Par exemple, dans la cabine d’un bateau sur une mer agitée, notre système vestibulaire nous dit que tout bouge autour de nous, alors que nous voyons une pièce ou rien ne bouge et que notre proprioception nous dit que nous sommes immobiles. Il y a donc un conflit sensoriel  et les symptômes du mal de mer arrivent rapidement.

Dans la vidéo suivante, sur la chaîne de vulgarisation scientifique e-penser, Bruce Benamran nous explique très bien ce phénomène, ainsi que le fonctionnement du système vestibulaire et de la proprioception :

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A travers ces exemples, nous voyons à quel point il est important pour le cerveau de recevoir des informations sensorielles concordantes et que si elles ne le sont pas, celui-ci peut être à l’origine de symptômes très divers, plus ou moins sévères, allant de difficultés attentionnelles à des maux de ventre et même des vomissements. Le cerveau déteste les informations contradictoires, alors pourra t’il vraiment se consacrer à des tâches cognitives de haut niveau si la proprioception du cou lui indique que la tête est droite, alors que l’oreille interne lui dit qu’elle est penchée ?

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Conclusion

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La proprioception est partout, tout notre système nerveux en est responsable et notre vie en dépend de manière cruciale.  Elle est impliquée dans le contrôle postural, la précision  et la coordination de nos mouvements, la localisation de nos organes sensoriels et par conséquent des informations sensorielles dans l’espace, elle joue donc un rôle majeur au sein la perception multisensorielle.  Dans leur livre « Oeil et bouche », les Drs Quercia et Marino considèrent que :

Pour le clinicien,  la proprioception doit être envisagée comme étant au centre d’un triangle fonctionnel dont chaque angle représente une fonction particulière et dépendant des deux autres :

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Comme tout les systèmes physiologiques, elle peut dysfonctionner et quand nous considérons l’étendue de son action, nous réalisons que les symptômes d’une dysfonction proprioceptive peuvent être nombreux, très variés et parfois très invalidants. Pourtant, aujourd’hui encore, elle reste trop souvent négligée par nombre de professions de santé, qui laissent ainsi de côté les patients dysproprioceptifs, ignorant leurs souffrances, leurs difficultés, et les considérant souvent comme des malades psychologiques.

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Pour aller plus loin, les sources de l’article :

Proprioception : The Sense Within (The Scientist)

Proprioception et dysproprioception (Dr R. Salvat)

La proprioception, un 6° sens qui pourrait vous être fort utile.(D. Fortier, Physiothérapeute) 

Découvrez le 6° sens qui vous rend meilleur dans (presque) tout ! (D. Fortier, Physiothérapeute)

Le schéma corporel (L. Laplante, Canada)

Livre : Les secrets de votre cerveau (S. Marchand, journaliste scientifique)

Livre : « Le bébé en mouvement » (L. Meunier Psychomotricienne)

Rôle de la proprioception dans le contrôle moteur (Intervention du Pr J. Paillard, CNRS)

Système proprioceptif et proprioception (Pr R.Thouvarecq)

Schéma corporel : une approche neurosensorielle ( C. Assaiante, CNRS)

Etude des liens entre système visuel et proprioceptif (Thèse de Doctorat, Neurosciences, P. Touzalin-Chretien)

La proprioception, un sens premier ? (Pr JP. Roll, CNRS)

Oculus Rift : jouer ou vomir, il faut choisir ? (L’Obs avec Rue 89)

Pourquoi le mal de mer ? (Dr L. Bonne, ORL)

Livre : « Oeil et bouche » (P. Quercia et A. Marino)

 

Credits :

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Strabisme de Léonard de Vinci et Dysproprioception

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Selon une étude publiée dans la revue JAMA Ophtalmology, le plus illustre des Florentins pourrait avoir souffert… de strabisme !

Dans un article consacré au sujet par le site Maxisciences, on peut lire :

La maîtrise artistique de Léonard de Vinci pourrait avoir livré une partie de ses secrets. L’analyse de plusieurs œuvres exécutées par le maître florentin aurait en effet suggéré que l’homme souffrait d’un strabisme. Un trouble oculaire qui aurait conféré à de Vinci des capacités visuelles hors du commun. [...]

Pour parvenir à cette surprenante hypothèse, le scientifique a procédé à l’analyse de six des œuvres peintes par le maître florentin. Sculptures, auto-portraits ou portraits, tels que celui de l’Homme de Vitruve, toutes ont en commun de reprendre certains des traits de leur créateur.

En analysant minutieusement la position des pupilles dans les yeux de chacune de ces œuvres, Christopher Tyler a pu déceler une forme particulière de strabisme, l’exotropie. Un trouble oculaire caractérisé par une divergence des yeux l’un par rapport à l’autre, et que le spécialiste a pu mesurer à des degrés divers sur les différents portraits qu’il a étudiés.

Selon lui, ces différences pourraient s’expliquer par l’intermittence du strabisme dont souffrait de Vinci. Concentré sur son travail ou sur un objet en particulier, il semblerait que l’artiste fut à même de corriger le trouble dont il souffrait. Une capacité d’adaptation visuelle hors du commun, possiblement à l’origine de son talent, lui-aussi exceptionnel.

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L’article dans son intégralité :

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On peut noter qu’il est usuel de lire que Léonard de Vinci aurait aussi été dyslexique, comme on peut le voir ici, sur le site de l’ ANAPEDys.

Or, dans le livre des Dr Quercia et Marino « Oeil et bouche » (p 84), on peut lire que le strabisme est un signe de dysproprioception en attente:

Chez les strabiques, la proprioception oculaire a été particulèrement étudiée, sans conclusion claire, dans les années 80. La simple observation clinique indique que le taux de strabiques est particulièrement élevé dans les familles avec SDP. Il s’agit le plus souvent de strabismes tardifs apparaissant lors de la stabilisation de la position debout ou un peu après.

Léonard de Vinci aurait donc été dyslexique et touché par une forme de strabisme, de là à en conclure qu’il aurait été touché par un SDP, il n’y a qu’un pas, non ?

Malheureusement, l’examen clinique n’est plus possible pour lui, ceci restera une hypothèse. Mais, il est amusant de constater comme tout ces éléments convergent vers une dysproprioception !


La danse contre le déclin cognitif

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La danse est une activité qui fait hautement intervenir la proprioception, au point qu‘ elle modèle le cerveau. Alors, j’ai trouvé intéressant cet article de Sciences et Avenir qui montre le lien entre danse et cognition.

En voici deux extraits

On le sait hélas, en vieillissant le cerveau s’altère lentement. Notamment certaines structures comme l’hippocampe, impliqué dans la mémorisation et la navigation spatiale perdent de la matière grise (neurones). Les études en imagerie cérébrale sont implacables : le volume hippocampique se réduit de 2 à 3% par décennie, puis de 1% par an à partir de 70 ans…

Mais, bonne nouvelle, c’est précisément dans cette zone que l’on a découvert la production de nouveaux neurones (neurogenèse), tout au long de la vie. Et l’on sait désormais comment favoriser ce phénomène. Une des méthodes est l’exercice physique.

« De nombreuses études ont montré que l’activité physique stimule la formation de nouveaux neurones, explique ainsi le Pierre-Marie Lledo, professeur de l’Institut Pasteur, le spécialiste français de la neurogenèse. En se contractant, les muscles libèrent notamment des protéines (myokines). Via la circulation sanguine, celles-ci vont activer la libération dans le cerveau de facteurs nutritifs (trophiques) comme le BDNF (brain-derived neurotrophic factor) qui stimule la prolifération de bébés neurones et augmente leur survie.« 

Et si une autre forme de sport était aussi bénéfique ? C’est la question que l’université de Madebourg s’est posée. L’équipe de Notger Müller a ainsi entrepris de comparer les effets de la danse (qui fait intervenir en plus de l’exercice physique des aspects multisensoriels) à ceux du sport aérobique, sur la structure du cerveau.

[...]

Ceci indique que, mis à part l’entrainement physique, les autres facteurs inhérents à la danse contribuent aux changements de volume de l’hippocampe aussi, assurent les auteurs, qui concluent : par conséquent, la danse constitue un candidat prometteur pour contrer le déclin lié à l’âge des capacités physiques et mentales.

L’article dans son intégralité : La danse augmente le volume de l’hyppocampe

Alors, y aurait-il un lien entre proprioception et capacités mentale ? ;)

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Note : Photo by ketan rajput on Unsplash

Les illusions d’optique, un bon moyen de comprendre le fonctionnement du cerveau

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La réalité de ce que nous percevons est sans cesse reconstruite par notre cerveau, comme le souligne le Pr Alain Berthoz, professeur au collège de France :

Le cerveau de l’homme, comme le cerveau des animaux, ne perçoit le monde qu’à travers ses grilles d’interprétation, ses capacités. C’est-à-dire que le monde tel que nous le percevons [...], est un monde dans lequel nous sélectionnons les informations en fonction de nos a priori, etc.

La perception est décision puisque percevoir c’est à tout moment choisir dans les sens ce que l’on veut voir. On ne peut percevoir que ce qu’on veut voir. (…) le cerveau au fond est une machine qui décide en fonction du passé, de la mémoire, de l’intention.

Les illusions d’optique illustrent très bien cette « re »-construction de la réalité. Je vous propose donc deux extraits d’ un article consacré à ce sujet :

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Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les illusions d’optique occupent une place importante dans la recherche en neurosciences.

D’après Noelle Stiles, une chercheuse post-doctorale spécialisée en biologie et en génie biologique, ces dernières permettent en effet de mieux comprendre les différents processus animant le cerveau et la manière dont il interprète les signaux transmis par les sens.

L’auteure insiste notamment sur le fait que le cerveau ne se contente pas d’analyser froidement les informations délivrées. Il est également programmé pour extrapoler et pour donner du sens à son environnement.[...]

Or justement, les illusions sont un bon moyen de comprendre la manière dont raisonne notre cerveau et de mettre exergue les raccourcis qu’il lui arrive parfois d’emprunter. C’est précisément le cas de l’illusion élaborée par les équipes de Caltech.

Un voyage dans le temps bref, rapide et sans douleur

Le cerveau est alors un peu perdu et il suppose donc qu’il existe un troisième flash situé entre les deux autres. Bien sûr, la vitesse joue aussi un rôle très important dans l’expérience. Les signaux sonores sont en effet déclenchés toutes les 58 ms. D’après les recherches menées, ce flash illusoire est provoqué par le fait que le cerveau utilise un traitement « postdictif ». Le cerveau n’étant pas en mesure d’interpréter correctement les informations transmises, il cherche une explication après avoir perçu les signaux lumineux et sonores. Ce qui le pousse bien entendu à prendre quelques raccourcis.

Mais alors, pourquoi le cerveau répète-t-il exactement la même erreur dans la seconde séquence ? Cette fois, il n’y a pas de signaux sonores, mais le contexte reste inchangé. L’étude suppose donc que le cerveau effectue un bref retour dans le passé pour analyser la scène et tenter de déterminer le nombre de flashs apparents. Comme il en avait faussement perçu trois lors de la première phase, il pense en voir trois durant la seconde. La dernière phase le conforterait d’ailleurs dans cette analyse.

Pour voir cette illusion et lire l’article dans son intégralité, suivre le lien :

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Les illusions d’optique, un bon moyen de comprendre le fonctionnement du cerveau


En route pour le lycée…et en avant vers l’autonomie !

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Vous avez sans doute remarqué que je n’ai pas donné de nouvelles de Marc depuis un moment et ne publie plus rien de scolaire . Tout simplement parce que  tout va bien et que Marc n’a plus besoin d’un soutien scolaire particulier à la maison.

Depuis le début du 2° trimestre de l’année de troisième, je l’ai laissé en totale autonomie pour voir ce que ça donnait et éviter les conflits récurrents au moment des devoirs. Il s’est maintenu dans la plupart des moyennes, sauf en Maths où il était descendu à 7/20. Nous avons alors décidé, d’un commun accord, de reprendre les Maths ensemble à partir des vacances de Pâques, mais de manière classique, juste avec de l’entraînement.

Pour les autres matières, il s’est  débrouillé seul en passant un temps tout à fait « normal » sur ses devoirs (voir même, je pense qu’il aurait pu en faire plus ;) ). Il y a eu des choses surprenantes, comme une très bonne moyenne en Espagnol, alors qu’il avait du mal jusque-là, et la meilleure moyenne de classe en technologie (18.2 avec les félicitations du prof). Ses résultats ont été au moins au niveau de la moyenne de classe, qui était très bonne, sauf en français et maths (+ Arts plastiques, Sport et musique).

J’ai l’impression qu’il réussit mieux dans les matières qu’il a découvert après la mise en place du traitement proprioceptif. Le français et les maths, dont il avait démarré l’apprentissage sur de mauvaises bases sensorielles, restent difficiles. Il a finit le troisième trimestre avec 13 de moyenne générale et a été admis en seconde générale et technologique. Donc, objectif atteint et ça n’était pas gagné d’avance dans un établissement aussi élitiste que son collège !

En juin, Marc était  toujours en forme, il n’était pas épuisé comme à la fin des années précédentes et a pu aborder le brevet dans de bonnes conditions physiques.

Il a obtenu son brevet avec mention Bien et 15 de moyenne (600,5/800), sans tiers temps, juste avec l’usage de son ordinateur.

Pour autant, nous ne sommes pas encore venus à bout de toutes ses « dysfficultés », notamment en français où il a eu 8/20 à l’examen (40/100). Matière qu’il a révisé seul, mais pour laquelle j’ai renoncé à perdre trop de temps et de l’énergie.

En maths, où je l’ai aidé à réviser, il a obtenu une note moyenne de 11.5/20 ( 58/100).

Il s’est débrouillé seul et très bien dans les autres matières. Il a eu 16,7/20 (42/50) en Sciences/Techno et 16,2/20 (40.5/50) en Hist/Géo.

Enfin,  pour son oral de brevet que nous l’avons aidé à préparer,  il a obtenu un 20/20 (100/100).

Et  il avait 320/400 au socle commun de connaissances, compétences, culture.

En résumé, bilan très honorable…

Par ailleurs, ses progrès en écriture sont assez bluffant ces derniers temps (et même en orthographe), il écrit de plus en plus souvent à la main de lui-même, comme dans l’exemple suivant où il a préféré prendre des notes au brouillon lors d’une conférence :

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Il me semble bien loi le temps où je tremblais à son entrée en 6°, très inquiète de la manière dont il allait pouvoir s’en sortir au collège. Et le voilà au lycée ! Il désire travailler en totale autonomie, nous verrons bien ce que ça donnera …

Se pose donc à nouveau, comme il y a quatre ans, la question de l’avenir de ce blog. Mais, pas pour les mêmes raisons ;) !

Vous l’avez sans doute remarqué, n’ayant plus grand chose de scolaire à publier, j’ai décidé d’informer maintenant sur la dysproprioception, le traitement proprioceptif, la plasticité cérébrale, les avancées en neurosciences.

Mais, je désire aller plus loin pour porter cette information et je suis en train de créer, avec deux autres mamans, une Association de Patients Dysproprioceptifs, à laquelle nous allons lier un site Internet.

Je vais devoir partager mon temps entre blog, site associatif, page et groupe facebook. Je continuerai mes publications ici autant que possible, car je tiens à ce petit bout de notre histoire, à ce petit coin personnel où je peux m’exprimer en mon nom. Jusqu’à quand vais-je alimenter ce blog ? Je ne sais pas encore …

L’avenir nous le dira et en attendant, en avant pour de nouvelles aventures !

Je vous tiendrai au courant de l’avancement de la création de notre association.

Bonne rentrée à tous les  dys !

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